Paris | Gérard Louvin et Daniel Moyne auteurs de plusieurs abus sexuels sur mineurs

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Le producteur Gérard Louvin et son mari Daniel Moyne visés par une nouvelle enquête
Gerard Louvin et Daniel Moyne (Joel Robine/AFP)
Quelques mois après avoir été visés par une enquête pour “viols sur mineurs”, le producteur Gérard Louvin et son mari Daniel Moyne sont de nouveau dans la tourmente. Comme l’a indiqué le parquet de Paris ce samedi 11 septembre, le couple fait l’objet de nouvelles investigations.

Une nouvelle enquête pour «viols sur mineurs» a été ouverte début août contre le producteur de télévision Gérard Louvin et son époux, Daniel Moyne, déjà visés par une enquête depuis fin janvier, a indiqué samedi le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Selon le quotidien, les investigations ont été lancées après qu’un témoignage accusant Louvin et Moyne de tourisme sexuel au Brésil en 2004 a été transmis au printemps à la justice française. D’après le témoignage d’un couple ayant résidé à Rio de Janeiro entre 1999 et 2009, les 2 hommes se seraient adonnés à des «parties sexuelles payantes» avec des mineurs des favelas. Les faits auraient été rapportés au couple par l’animateur Julien Courbet et son épouse, en 2004.

Plusieurs dépôts de plainte par 4 hommes ainsi qu’un neveu

En janvier, 4 hommes avaient déposé plainte contre les producteurs auprès du procureur de Paris. Ils dénonçaient des agressions sexuelles et des viols. Ces témoignages venaient s’ajouter à celui d’Olivier Agredano, le neveu de Gérard Louvin.

Le 25 janvier, une enquête du Monde dévoilait que cet homme de 48 ans avait déposé plainte contre son oncle et le mari de celui-ci pour «viols sur mineur de moins de 15 ans par ascendant», «complicité de viols sur mineur de moins de 15 ans par ascendant» et «corruption de mineurs».

Selon la plainte d’Olivier A., il aurait

«dans un premier temps été victime de caresses et de masturbations. Puis, il aurait été victime d’abus plus graves puisqu’il affirme avoir été obligé de pratiquer des fellations sur la personne de Daniel Moyne»,

l’époux du producteur d’émissions historiques de la télévision française comme Sacrée soirée. Le récit d’Olivier Agredano avait été combattu par les avocats des producteurs dans un communiqué dénonçant des «accusations mensongères».

4 autres victimes avaient alors témoigné auprès du Monde, s’engouffrant dans la brèche de la libération de la parole provoquée par les hashtags #MeTooGay et #MeTooInceste sur les réseaux sociaux.

Le neveu est revenue sur les faits dans Complément d’enquête diffusé en mai dernier sur France 2. Alors qu’il avait 11 ans, Olivier Agredano a subi plusieurs agressions dans l’appartement de son oncle.

“Je vais me coucher et Daniel vient, un peu comme un père vient border son enfant, se souvient-il. Et il se pose avec moi. Pour moi, tout est normal. On est bien d’accord. Là, il fait quelque chose dont je n’ai pas l’habitude qu’un parent me fasse. Il va me faire des caresses, me détendre. Il dirigeait ma main vers son sexe, mon visage vers son sexe… Et je le faisais, parce que c’étaient des hommes de confiance…”,

explique le fils aîné de la soeur de Gérard Louvin, qui a coupé les ponts avec son frère suite aux accusations. L’époux du producteur est toujours présumé innocent comme Gérard Louvin.

Déjà des soupçons de pédophilie par le passé et d’inceste sur leur enfant adoptif

Les soupçons visant le couple Louvin-Moyne ne datent pas d’hier. Au milieu des années 90, Gérard Louvin aurait quitté la présidence de l’association Enfants d’Asie après 2 ans à sa tête à la demande de membres du conseil d’administration. La raison : des «rumeurs» de pédophilie.

Le couple aurait également déjà fait l’objet d’investigations judiciaires suite à un signalement concernant leur fils adoptif par une lettre anonyme en 2011, les accusant d’«abus sexuels» sur l’enfant. Dans ce cadre, en 2014, leur neveu Olivier A. aurait été entendu comme témoin, ainsi que son ami Thomas.

«Selon plusieurs sources concordantes, Thomas a, de son côté, comme Olivier A., décrit aux enquêteurs, lors de son audition en juin 2014, la litanie des agressions sexuelles»,

rapportait le Monde. Le 5 septembre 2016, la procédure a été classée sans suite pour cause de prescription.

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