Nesle | Le grand-oncle condamné à 8 ans de prison
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 20/05/2026
- 13:48
Le grand-oncle avait gardé la petite fille de façon ponctuelle chez lui à Nesle, dans l’est de la Somme. Et l’enfant de 4 ans dira qu’il lui avait confié être « un magicien ». Et que c’était « un secret ». Avec ses mots d’enfant, elle décrira des « bisous baveux » sur la bouche et le corps.
Et des attouchements sexuels. C’est le père de l’enfant qui porte plainte en juillet 2024. Les gendarmes enquêtent.
J.-M. D., sexagénaire dégarni, se retrouve dans le box ce mardi 5 mai. Il nie catégoriquement
« Je ne sais pas pourquoi il a déposé plainte, parce que je n’ai rien fait avec elle ! Rien du tout ! »
Problème : l’homme, 65 ans, a un lourd passé. En 2008, il a été condamné à dix ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises de l’Oise pour le viol d’un garçon de 12 ans. Une peine purgée.
Les preuves matérielles sont minces. Un seul indice concret : de l’ADN du suspect retrouvé sur la robe de la petite, côté extérieur, à hauteur de la poitrine.
Mais l’enquête a révélé d’autres éléments troublants. Malgré ses antécédents, cet un homme célibataire qui n’a jamais eu de relations sexuelles avec un ou une adulte, ne s’était nullement tenu à l’écart des enfants. Au contraire : au moins deux enfants ont dormi seuls à son domicile.
Une adolescente a même partagé son lit (elle affirmera qu’il ne s’est rien passé).
Il avoue avoir consulté des sites pédocriminels « pour calmer ses pulsions » et « éviter de faire mal aux enfants »
L’examen de son matériel numérique est, lui, particulièrement accablant. Les enquêteurs ont établi qu’il consultait régulièrement des sites pédocriminels. L’homme l’admet, mais se justifie avec un argument glaçant : ces visites lui permettaient, dit-il, de « calmer ses pulsions » et d’« éviter de faire mal aux enfants ».
« J’ai regardé aussi des majeurs, mais ça ne m’intéressait pas », dit-il. Son historique de navigation révèle aussi des recherches sur les viols et attouchements sexuels, « le développement de la poitrine chez les jeunes filles » ou encore « la puberté précoce ».
Me François Dory, avocat de la partie civile, insiste sur les mensonges avérés du sexagénaire, notamment lorsqu’il avait affirmé aux gendarmes ne jamais avoir consulté de sites pédocriminels. Il souligne aussi les séquelles de la petite, toujours suivie psychologiquement.
Le représentant du parquet déplore que l’homme ne se soit « jamais placé dans un positionnement de rupture après sa première condamnation ». Il requiert 10 ans de prison.
En défense, Me François-Julien Schuller plaide la relaxe, martelant le manque de preuves, le passé de son client n’en étant pas une à ses yeux.
J.-M. D., incarcéré depuis 2 ans, est condamné à 8 ans d’emprisonnement. Il devra s’astreindre à un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans à sa sortie de détention.
Son avocat a annoncé qu’il faisait appel.
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