Montgeron | Un éducateur accusé d’agression sexuelle devant les juges

Des blagues à connotation sexuelle « lourdes » et quelques gestes déplacés. C’est ce qu’a concédé du bout des lèvres cet éducateur de 43 ans, ce mercredi, à la barre du tribunal correctionnel d’Évry.

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Une peine de 18 mois de prison avec sursis a été requise à l’égard de l’éducateur lors de son jugement devant le tribunal d’Évry.

Marié et père de famille, l’homme est accusé de harcèlement sexuel par deux de ses collègues, âgées d’une vingtaine d’années, du foyer pour mineurs le Vieux logis à Montgeron, et d’agression sexuelle sur une des pensionnaires alors âgée de 17 ans. Les faits remontent à 2015 et début 2016. L’éducateur a depuis été licencié. Son jugement a été mis en délibéré au 5 octobre prochain.

« Il parlait de cul à longueur de journée, témoigne une des victimes qui était alors stagiaire. Ça finissait toujours par déraper. » « J’étais très mal à l’aise. J’avais la boule au ventre de travailler avec lui », raconte une collègue.

Toutes deux dénoncent des propos inappropriés et des gestes déplacés à répétition.

« Je faisais souvent des blagues en dessous de la ceinture pour mettre de la distance. C’était pour éviter de parler de moi », se défend le prévenu.

À propos de ses mains baladeuses, il convient avoir pu les poser sur les cuisses des jeunes femmes,

mais c’était « dans la conversation, pour les interpeller ou les interrompre ». « Ce n’est pas une caresse », assure le quadragénaire.

« Vous vous moquez du tribunal », s’agace alors un magistrat.

Quant aux mains aux fesses dénoncées par ses deux ex-collègues, il les nie.

« Je suis abasourdie par son attitude », lance dépitée l’une d’entre elles.

D’autant que l’enquête a permis de découvrir que dans son affectation précédente, quelques femmes avaient également eu à se plaindre de faits similaires.

« Elle a tout inventé » Concernant les faits les plus graves d’agression sexuelle, l’éducateur nie en bloc.

« Elle a tout inventé », appuie-t-il.

« Il ment », riposte la victime à la barre.

Elle évoque ce jour où elle était malade et où il en a profité pour venir s’allonger sur elle, la fois où il lui a caressé la poitrine puis tenté de l’embrasser, cette main sur la cuisse dans la voiture…

« Quel est l’intérêt de cette jeune femme d’inventer une histoire pareille », interroge le président du tribunal.

« Je ne sais pas, j’en fais les frais », rétorque sans se démonter le quadragénaire.

La substitut du procureur a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi qu’une interdiction de travailler avec des mineurs pendant dix ans et son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

Source : http://m.leparisien.fr

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