Longwy | Un adolescent victime de viols et d’agressions sexuelles
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 20/04/2026
- 15:40
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Le premier signalement remonte au 14 décembre 2019.
L’adolescent, alors âgé de treize ans, raconte aux enquêteurs que le beau-frère de son beau-père, Silvio Keberlé*, lui a déjà touché le sexe.
Mais sa mère dément, arguant que son fils, atteint d’une déficience mentale, ne cesse de mentir.
Aucune mesure n’est alors prise.
Il faut attendre presque deux ans pour que la situation évolue, lorsqu’en septembre 2021, l’éducatrice de l’enfant se présente au commissariat de police de Nancy.
La veille, lors d’un entretien au centre médico-psychologique, celui-ci a verbalisé des agressions sexuelles répétées au domicile familial, à Longwy.
Sa mère et son compagnon assurent n’être au courant de rien et aucune plainte à l’encontre de Silvio Keberlé ne sera déposée de leur part.
« On est tombé amoureux »
Nouveau bond dans le temps.
Ce n’est qu’en avril 2023 que le principal intéressé est placé en garde à vue et que toute l’horreur de cette affaire éclate au grand jour.
Le suspect, aujourd’hui âgé de 30 ans, marié et père de trois enfants, passait régulièrement la nuit chez la mère et le beau-père de l’ado plutôt que dans son foyer.
Sans que son épouse ne se doute de rien.
Il assure aux policiers avoir entretenu une relation sentimentale consentie avec le garçon.
« Je n’ai pas fait attention à l’âge. On est tombé amoureux. On est sorti ensemble. Ce n’était pas caché », précise-t-il lors de son audience au tribunal judiciaire de Val de Briey , ce mardi 14 avril.
Face aux agents, il reconnaît des actes de viol et d’agression sexuelle sur mineur, avouant lui avoir imposé des masturbations et des fellations.
« Je pense qu’il avait autant envie que moi. C’est lui qui me proposait de venir avec lui dans la chambre ».
Entre les trois ans qui séparent son placement en détention provisoire et sa comparution devant la justice, les faits de viol ont été correctionnalisés, requalifiés ainsi en agression sexuelle, avec l’accord de la partie civile.
Une indifférence coupable
Après avoir passé des années à cacher la vérité, la mère de l’adolescent a finalement admis que son enfant s’était bien confié à elle dès le premier épisode de violences sexuelles.
Elle et son compagnon avaient connaissance du couple qui s’était formé sous leur toit.
« Aucun des deux n’a manifesté la moindre réaction d’opposition », fustige le ministère public.
« Il y a eu des scènes de viol et d’agression sexuelle sous leurs yeux qu’ils n’ont jamais voulu dénoncer ».
Silvio Keberlé, dont le casier judiciaire porte déjà trace d’une condamnation pour agression sexuelle sur mineur, écope de cinq ans de prison ferme (contre sept requis) et de sept ans de suivi sociojudiciaire.
Une bonne partie de sa détention a déjà été effectuée.
Deux ans et un an et demi d’emprisonnement avec sursis sont respectivement délivrés à la mère et au beau-père.
Aujourd’hui, la victime âgée de 19 ans vit toujours avec ces derniers.
*Identité publiée à partir d’un an de prison ferme
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