Lagny-Sur-Marne | Un père de famille addict aux vidéos pédopornographiques

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Jugé pour des vidéos pédopornographiques, il évoque une « addiction »
C’est grâce à un signalement sur la plateforme Pharos que les enquêteurs sont remontés jusqu’à ce père de famille de Lagny, jugé par le tribunal correctionnel de Meaux, jeudi. Il a été condamné à 1 an de prison avec sursis probatoire.

« Vous savez que sur ces vidéos, ce sont des viols d’enfants que vous voyez ? Si personne ne regarde ces films, personne ne les tourne »,

a lancé le procureur-adjoint Hervé Tétier au père de famille, très mal à l’aise à la barre du tribunal correctionnel de Meaux.

Cet habitant de Lagny-sur-Marne de 45 ans a été condamné, jeudi, à 1 an de prison avec sursis probatoire, pour détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique.

Le parquetier, agacé par le prévenu qui se présentait comme un novice en la matière, avait requis 3 ans de prison avec sursis probatoire :

« Les films retrouvés sur votre ordinateur, vous êtes le premier en France à les avoir vus ! D’habitude, les pédophiles se refourguent les vidéos ou les adresses ».

Inscrit au fichier des délinquants sexuels

C’est grâce au signalement d’un contenu en ligne illicite, déposé sur la plateforme Pharos de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), que les téléchargements de l’internaute avaient été repérés.

Les enquêteurs étaient remontés jusqu’à ce Seine-et-Marnais grâce à l’adresse IP de son ordinateur, découvrant qu’il avait téléchargé 39 vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs, dont 36 inconnues de la base Interpol.

« J’étais dans ma bulle virtuelle. C’était devenu une addiction. J’ai été trop curieux, inconscient. Je me suis retrouvé à visionner trois de ces films mais ce n’était pas ma recherche. J’aime les jeunes femmes, pas les enfants »,

a répondu – de manière mécanique – ce père de famille, jamais condamné par le passé, accro au visionnage de films pornographiques.

L’internaute avait téléchargé ces vidéos à caractère pédophile sur le darknet. La présidente Mathilde Sezer voulait comprendre pourquoi il s’était rendu sur cet Internet parallèle, où l’anonymat est la règle.

« Je cherchais de la nouveauté, je cherchais autre chose »

, a bredouillé le prévenu. Etonnement de la magistrate :

« L’Internet normal ne manque pas de contenus pornographiques ! Qu’entendez-vous par nouveauté ? »

On attend toujours la réponse.

Tout juste a-t-on compris qu’en voyant les premières images, le prévenu aurait été « surpris, choqué ». La magistrate a alors enfoncé le clou :

« Pourtant, quand vous êtes tombé sur un fichier avec des enfants de moins de 10 ans, vous n’avez pas arrêté. Pour ma part, une seule photo de ce genre me suffit pour comprendre que je n’ai pas envie d’aller plus loin. Quand on va sur le darknet, on sait qu’on peut y trouver des choses illégales comme les stupéfiants, les armes ou des vidéos pédopornographiques ».

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