La Roche-Jaudy | 15 mois avec sursis pour détournement de mineur

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C’est une femme de 20 ans qui a été condamnée
ARCHIVES OUEST-FRANCE
Les faits avaient duré plusieurs mois : une jeune femme des environs de Lannion a écopé de 15 mois de prison avec sursis pour détournement de mineur.

Lorsqu’une affaire d’atteinte sexuelle est appelée à comparaître, on ne s’attend pas à voir une jeune fille se présenter à la barre du tribunal de Saint-Brieuc.

Mais ce 13 avril, l’exception va confirmer la règle.

Condamnée à 10 mois avec sursis en mai 2020 pour vols aggravés, cette jeune femme de 20 ans, qui habite La Roche-Jaudy, doit cette fois répondre d’atteinte sexuelle et soustraction d’enfant des mains de la personne chargée de sa garde.

En termes plus simples : de détournement de mineur.

L’objet du délit si l’on peut dire, est un jeune garçon.

Kévin (nom d’emprunt) est âgé de 14 ans au moment des faits ; il passe faire un tour à l’anniversaire d’un pote et le hasard va réunir ce couple inattendu.

Ils vont sympathiser et très vite il va connaître l’émotion de la première fois.

C’est sûr il est amoureux, il ne veut plus quitter l’amour de sa vie.

Très vite le jeune Kévin va déserter le domicile familial pour partager l’appartement de la jeune femme.

Cela va durer 2 mois, les parents vont tout faire pour ramener le couple à la raison mais rien n’y fera, ils sont amoureux.

Il faudra un dépôt de plainte en septembre 2020 pour que les gendarmes placent la jeune prévenue en garde à vue.

On ne transige pas avec la loi : la majorité sexuelle est fixée à 15 ans dans notre pays.

La jeune fille reconnaît être amoureuse, « c’est comme ça je l’aime et le reste je m’en fous, et ça continuera tant que je voudrais ».

Au point que le 26 septembre à 2h45, elle vient sonner chez les parents de son Kévin pour le récupérer.

« Il m’avait dit qu’il était battu par son père, je ne pouvais pas laisser faire… »

3 semaines plus tard, soit le 21 octobre, les parents déposeront une seconde plainte, leur fils n’étant pas rentré depuis cinq jours.

Devant les multiples convocations restées sans réponse, les gendarmes finiront par la chercher de force à son domicile, où ils trouveront le jeune Kévin.

Interrogée par les gendarmes sur son emploi du temps, elle répondra : « Ben on est sorti, on a fait des virées et on a fait la teuf, et après on est resté au lit ».

Aujourd’hui, la jeune femme a largement changé de version :

« Oui j’ai bien compris, ma mère et mes amis m’ont fait la leçon, et puis dans la rue les gens croyaient que c’était mon fils, ça craignait un peu.

De toute façon je l’aimais plus, j’ai rencontré un nouveau copain et je suis amoureuse. »

Le procureur constate qu’il n’est nul besoin de développer davantage, les faits sont reconnus et avérés.

Il requiert 18 mois de prison assortis d’un sursis.

Le tribunal déclare la jeune femme coupable et la condamne à 15 mois de sursis, 1 000 € d’amende pour le préjudice moral des parents et 700 € au titre de l’art.475.1 (frais d’avocat).

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