Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Sainte-Foy | le voisin avait agressé sexuellement une fillette de 8 ans

le prévenu est condamné à 1 an de prison avec SURSIS

La maman et sa fille sont provisoirement hébergées chez leur voisin, lointainement en famille par alliance. Celui-ci agresse à plusieurs reprises la fillette. Il lui aura fallu 4 ans pour exprimer ce qui lui est arrivé.

Elle avait 8 ans, elle n’a rien dit pendant quatre ans avant de se décider à se confier à sa maman en 2018 pour lui relater les différents épisodes de son calvaire.

Au cours de ses auditions elle a toujours dit, « il a gâché mon enfance, j’ai encore peur des garçons ».

Les faits se sont déroulés en 2014.

La maman et sa fille sont provisoirement hébergées chez leur voisin, lointainement en famille par alliance.

Les deux maisons de Sainte-Foy (Vendée) sont mitoyennes, des travaux sont en cours dans celle de la maman. Alors que cette dernière est absente, l’homme, célibataire depuis toujours, s’occupe de l’enfant. Tout dérape.

Par deux fois, il l’entraîne dans la chambre, ferme la porte à clé et s’adonne à des caresses sous les sous-vêtements de la petite. Autre fait, une fois, il a baissé son pantalon et a demandé à la fillette de lui toucher son sexe, elle a refusé, dégoûtée.

Se confier au bout de quatre ans se comprend quand elle raconte : « Il me disait de me taire, que si ça se savait, il allait aller en prison ».

Confiance trahie

Après les déclarations de l’enfant, la partie civile estime « qu’elle n’a pas eu une enfance comme les autres.

Les conséquences sont graves. Elle a dû prendre des neuroleptiques et des tranquillisants, elle a même pensé au suicide.

L’expertise psychiatrique de l’homme émet une hypothèse « d’impulsion. Il a des difficultés à se situer dans l’espace et le temps ». Des soins dans le cadre d’un suivi sociojudiciaire sont préconisés.

Sursis

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à un an de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de soins et d’indemnisation.

En peine complémentaire, il est condamné à une interdiction de contact avec tout mineur de moins de 15 ans, il est privé de droit d’éligibilité pendant trois ans et est inscrit au fichier des délinquants sexuels. Au profit de sa fille, la maman sera indemnisée à hauteur de 3 000 €, la fillette à 1 000 €.