La Réunion | Un professeur de basket devant la cour d’appel pour agressions sexuelles sur mineurs

Cela fait longtemps que ce dossier aurait dû être terminé. Les agressions sexuelles par personne ayant autorité, reprochés à Alexandre Dijoux, âgé d’une vingtaine d’années au moment des faits, auraient pu le conduire devant une autre juridiction.

Illustration. Clicanoo

En effet, en première instance, comme une première fois, devant la Cour, les magistrats avaient décidé de le condamner à 8 mois d’emprisonnement avec sursis et interdiction à vie d’exercer une activité en contact avec des mineurs, pour un acte d’atteinte sexuelle.

Mais, ils ont aussi demandé au parquet d’ouvrir une information judiciaire pour les autres agressions, considérées comme des viols.

Les deux décisions  ont été annulées par la Chambre criminelle de la Cour de Cassation, qui n’a pas suivi les demandes des juges et a renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion.

Les faits qui remontent à 2013, avaient choqué les réunionnais et principalement les habitants de Saint-Jospeh.

En quelques mois, l’entraîneur d’une équipe de basket féminine de Saint-Joseph, mais aussi intervenant dans un collège de la même ville, se retrouvait mis en cause dans trois affaires d’agressions sexuelles.

Deux actes étaient reconnus, tout en affirmant que les victimes étaient consentantes.

Pour le troisième, il contestait tout.

Hier matin, Alexandre Dijoux maintenait envers et contre tout ses affirmations, malgré les questions précises et dérangeantes posées non seulement, par le rapporteur mais aussi, par la Présidente Anne-Marie Vollette.

Devant la Cour, les avocats des parties civiles n’ont pas soutenu le renvoi devant les assises, mais bien la condamnation du prévenu pour les agressions qu’il a pu commettre.

L’avocate générale, elle aussi, a laissé choir, le côté criminel.

« Il a bien commis les faits reprochés.

Il ne veut pas les admettre, mais son statut de coach lui confère l’autorité sur ses victimes », termine Souad Meslem en requérant 5 mois de prison avec sursis mais surtout une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs.

Des réquisitions qui conviennent parfaitement à Me Von Pine, à l’exception de l’interdiction d’exercer.

« On ne peut pas lui interdire de travailler », soutient le conseil qui va plaider la relaxe sur l’un des dossiers et la clémence sur les autres.

La Cour rendra son arrêt le 4 mai prochain.

Source : Clicanoo

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