Gaillon | Condamné à 15 ans de prison, le pédocriminel a été libéré au bout de deux mois !

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La mère de la victime assitait aux faits et y participait…
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Le pédocriminel conteste sa peine de 15ans pour viols sur sa jeune belle-fille. Ancien alcoolique chronique, condamné en 2019 à 15 ans de réclusion, a-t-il vraiment abusé de sa jeune belle-fille ? Aux juges et jurés réunis depuis mercredi en appel à Rouen de se prononcer.

Jeudi 17 juin 2021, la victime a fini par craquer…

Me Laura Kalfon, nouvelle avocate de l’accusé qui comparaît en appel aux assises de Seine-Maritime. Au terme de son premier procès à Évreux, cet Eurois poursuivi pour viols sur sa jeune belle-fille avait écopé de 15 ans de réclusion mais réussi à être remis en liberté au bout de deux mois.

Éteint voire presque détaché, l’accusé présente un visage bien différent qu’habituellement : violent et insultant quand il buvait à outrance, irascible ou mutique lorsqu’il est contrarié, y compris pendant ses précédents procès, son parcours de vie aura été marqué par les échecs, les humiliations et les rencontres féminines sans grande empathie.

Ce quadragénaire originaire de Vernon, aujourd’hui installé aux Andelys, longtemps domicilié à Gaillon mais aussi à Évreux, Authevernes, Bordeaux, Genevilliers ou dans l’Aube, comparaît depuis mercredi 16 juin en appel devant la cour d’assises de Seine-Maritime.

Il y conteste sa peine de 15 ans pour viols sur sa jeune belle-fille prononcée en 2019 par la cour d’assises de l’Eure.

Lors de ce premier procès, son ex-compagne et mère de la victime avait été condamnée à quatre ans de prison dont un an ferme pour ne pas avoir dénoncé ces faits auxquels elle reconnaîtra avoir assisté. Et même participé

Ce père de deux jeunes enfants se présente sous contrôle judiciaire devant les jurés et les juges, remis en liberté seulement deux mois après sa première condamnation.

Il nie avoir commis ces viols et atteintes sexuelles aggravées (de juin 2011 à juin 2012) sur la fille de son ancienne concubine, alors âgée de 12 et 13 ans. Les faits auraient commencé quand la mère était hospitalisée…

Grand et très maigre, un CV qui relève des plus belles dentelles, alcoolique chronique mais abstinent depuis que sa belle-fille a confié ses douleurs, l’accusé peine à s’exprimer clairement – pas uniquement la faute à une sonorisation aléatoire.

Désinvolte, blasé, « de niveau intellectuel frustre », confirme une psychiatre – « Je ne suis pas intelligent », reconnaît-il –, l’accusé ne sait pas écrire. Mais cherche quand même de l’aide. Immature et impulsif, « présentant une dangerosité criminologique », il apprécie confier ses démons à un psychologue.

Lui qui oublie parfois ses pires dérives, assure cependant n’avoir jamais eu de tendance pédophile. L’expert psychiatre ne peut déterminer s’il verse dans ces travers. Mais confirme que sa vie instable, de déménagement en déménagement, de partenaire en partenaire, de mauvais coups en honnêteté naïve, constitue le socle de sa personnalité « psychopathique. Il ne mentalise pas ses actes, il agit », analyse l’expert.

L’avocate de l’accusé, Me Laura Kalfon, temporise tout en mettant subtilement en doute les accusations :

« Mon client ne boit plus depuis des années et, alors qu’il a vécu avec plusieurs mères de famille, aucune plainte concernant des enfants n’a été signalée. »

Reste que le trentenaire de l’époque avait entraîné mère et fille dans une vie de misère (déjà leur lot quotidien) et de dérives pornographiques ; une détresse sociale dans laquelle il a vécu depuis son enfance. Il était capable de boire jusqu’à 14 l d’alcool par jour.

Vingt-trois ans, blonde élancée aux cheveux longs, la victime fort maigre, doit revenir sur les viols qu’elle assure avoir subis.

À la barre jeudi 17 juin 2021, tout le spectre des abus sexuels est décliné.

La jeune femme, désormais mère de famille, assure :

« À la pêche, dans l’appartement à Gaillon, en voiture, dans les bois, il m’a violé, avec des préservatifs ».

Le propos fluide devant la cour mais hypertendue, les poings serrés, elle finira par craquer, en pleurs et tremblante. Elle ne peut plus parler.

La présidente de la cour, Nathalie Gavarino, suspendra les débats après que la jeune femme, tous ces détails remontant à la surface, s’effondre émotionnellement :

« Je veux que la vérité soit établie et en finir avec tout ça ».

Ce vendredi 18 juin, dernier jour de ce procès, juges et jurés entendront-ils son appel ?

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