Douai | Un homme de 45 ans louait un appartement pour abuser d’une enfant de 12 ans

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Un “père de substitution” comparaît pour viols sur mineure
Vendredi 19 novembre, le procès d’un père de famille s’ouvre devant la cour d’assises du Nord. L’homme de 45 ans est accusé d’avoir violé une fillette de 12 ans, dont il avait la garde, entre septembre 2017 et octobre 2018.

De l’extérieur, rien ne laissait présager qu’un tel drame puisse se nouer dans cette famille. Pas même la note de la direction territoriale de prévention et d’action sociale (DTPAS), en date du 5 février 2018, “relevant l’évolution favorable de la situation et de la mineure”.

Mais derrière les apparences, la fillette de 12 ans, placée au domicile de ses voisins à Douai, vit un véritable calvaire. Entre septembre 2017 et octobre 2018, la jeune fille aurait régulièrement subi des viols de la part du père de famille.

L’homme de 45 ans comparaîtra aux assises, vendredi 19 et lundi 22 novembre, pour faits de viols commis sur mineure de moins de 15 ans.

Des viols répétés

À l’époque des faits, la victime présumée habite au domicile de l’individu et de sa compagne depuis janvier 2015. Suite au décès de la mère de la fillette, tous deux ont été désignés tiers digne de confiance.

Une confiance qui ne tardera pas à se briser. Dès septembre 2017, ce père de 2 enfants aurait commis un premier viol sur l’enfant. Le premier d’une longue série, qui se serait principalement déroulée entre juin et octobre 2018.

Pour dissimuler ses agissements, il aurait loué un appartement à une ancienne petite amie. La locataire, tout comme sa compagne, n’y verront que du feu. Jusqu’à ce jour d’octobre, où la jeune fille visionne un reportage portant sur la pédophilie.

“C’est là qu’elle a compris que ce n’était pas normal”

indique Me Janneau, l’avocat de la défense. Car jusqu’alors, il avait

“réussi à persuader la jeune fille que c’était quelque chose de normal”.

Après s’être confiée à une amie, elle est rapidement entendue par les services de police.

Jusqu’à 20 ans de prison

Si le quadragénaire a reconnu “quasiment immédiatement” les faits, “il a un peu de mal à se confronter à cette réalité”. Au cours de son audition, l’individu a expliqué aux enquêteurs avoir subi, durant son enfance, des attouchements de la part de sa mère adoptive.

Placé en détention provisoire le 19 octobre 2018, l’agresseur est suivi psychologiquement depuis les faits.

“Il a souhaité rester en maison d’arrêt pour entreprendre cette démarche”

souligne Me Janneau. Cet aspect psychologique occupera une bonne partie de l’audience, en ce premier jour de procès. Il encourt jusqu’à 20 ans d’emprisonnement.

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