Saint-Jean-de-Védas | Six parents portent plainte contre un instituteur de primaire

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Caresses et câlins, un instituteur accusé d’avoir eu des gestes déplacés envers des fillettes de CP
“Un enseignant aussi près des gamines, moi je n’ai jamais vu ça. Je l’ai d’ailleurs déjà surpris sur une chaise avec des petites assises à califourchon sur lui, sexe contre sexe. À cet âge-là, ça ne se fait pas, on est plus en maternelle. Et je ne parle pas des caresses sous les tee-shirts.”

Les parents d’élèves de l’école Jean-d’Ormesson sont intervenus, vendredi 12 novembre au matin, exigeant que l’enseignant incriminé soit remplacé. Depuis, l’intéressé est en arrêt maladie.

Six plaintes de parents d’élèves auraient été déposées en gendarmerie, ces derniers jours, dénonçant “des gestes déplacés” d’un instituteur de l’école Jean-d’Ormesson à Saint-Jean-de-Védas, envers des jeunes filles de CP.

À la genèse de cette affaire, une fillette qui aurait évoqué des caresses à ses parents qui en auraient alors parlé autour d’eux, créant une certaine crispation autour de l’enseignant.

À tel point qu’une dizaine de parents d’élèves se sont présentés devant l’établissement, vendredi 12 novembre à 8 h 20, exigeant son remplacement.

Ce qui a été fait sur-le-champ.

Il faut dire qu’il y a un an déjà, certains s’étaient étonnés de son comportement.

“Il avait été convoqué par le directeur et avait pris ses distances avec les enfants. Mais un temps seulement”,

pointe du doigt un témoin.

Et de renchérir :

“Un enseignant aussi près des gamines, moi je n’ai jamais vu ça. Je l’ai d’ailleurs déjà surpris sur une chaise avec des petites assises à califourchon sur lui, sexe contre sexe. À cet âge-là, ça ne se fait pas, on est plus en maternelle. Et je ne parle pas des caresses sous les tee-shirts.”

Deux enfants auraient d’ores et déjà été entendues par les enquêteurs.

Pour l’heure, aucun attouchement sexuel n’aurait été dénoncé, mais “des caresses, des câlins, des bisous équivoques…”, rapporte un parent d’élève.

“Quant aux garçons, il les rabaissait et leur hurlait dessus en leur disant : “t’es nul ; t’es moche ; si tu ne sais pas, tu fermes ton livre et tu attends”…”

Arrivé à l’ouverture du groupe scolaire, il y a trois ans, après avoir enseigné à Saint-Gély-du-Fesc, cet instituteur proche de la retraite est, depuis vendredi, en arrêt maladie.

“Lors d’une réunion qui s’est tenu jeudi soir en présence du directeur et de deux personnes de l’Éducation nationale et du rectorat, on nous a certifié qu’il ne réintégrerait plus l’établissement. En ça, nous sommes déjà un peu soulagés”

, conclut une maman.

Une enquête est en cours.

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