Coutances | Un sapeur-pompier harcèle sexuellement des mineurs dont il a la charge

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L’homme de 25 ans tente d’obtenir des photos dénudées de jeunes sapeurs-pompiers
Crédit photo fancycrave
Le sapeur-pompier, également gendarme réserviste, a été jugé pour corruption de mineurs de 15 ans le 20 octobre devant le tribunal judiciaire. La prévention court du 1er janvier 2015 au 15 mars 2019.

A l’audience du 20 octobre du tribunal judiciaire de Coutances, Dylan Colin comparait pour corruption de mineurs de 15 ans et harcèlement téléphonique à caractère sexuelle en abusant de sa position d’autorité.

Le prévenu est sapeur-pompier professionnel, il a en charge l’encadrement et la formation des jeunes sapeurs-pompiers volontaires qui ont entre 11 et 18 ans et qui, au cours de leur scolarité, apprennent les bases du secourisme et de la lutte contre les incendies et autres sinistres.

Il a de bons états de service et il est apprécié de sa hiérarchie.

Aux yeux des jeunes de 13 ou 14 ans, c’est le grand frère idéal, ils l’adulent, c’est leur modèle, ils ont confiance, ils veulent tous lui ressembler et suivre ses pas.

Mais ce côté lumineux cache une part d’ombre, derrière le gentil Dr Jekyll, il y a Mr Hyde, pédophile et manipulateur.

Il choisit les jeunes gens les plus malléables et exige d’eux qu’ils lui envoient des photos de leur sexe.

Quand il n’obtient pas satisfaction, il harcèle les adolescents en les inondant de textos jusqu’à 4 h du matin.

Beaucoup ont cédé pour avoir la paix.

Parmi les six victimes, un seul a trouvé le courage de le confronter.

A la barre, le jeune homme qui a 19 ans aujourd’hui évoque les manœuvres et les chantages auxquels il soumettait les garçons :

“Ne m’oblige pas à ressortir la photo de ta b***”

a-t-il dit à sa victime.

Le jeune évitera le pire, sauvé par le bip qui appelle le pompier sur une intervention.

Il a renoncé à son rêve de devenir médecin-pompier

L’adolescent qui voulait devenir médecin-pompier a abandonné son rêve, son expérience auprès du pompier et gendarme pédophile l’ont rendu méfiant face à l’autorité, il suit désormais d’autres études.

A la barre, le prévenu reconnaît les faits, même s’il ne se souvient pas de tout.

Il ne manque pas de rappeler qu’il est suivi par une psychologue.

Les enquêteurs n’ont pas retrouvé de photos des jeunes dans son téléphone ou son ordinateur mais ils ont découvert de nombreuses recherches de vidéos de viols de collégiens.

Le prévenu n’est plus pompier, ni gendarme, il est actuellement ambulancier.

Le tribunal condamne Dylan Colin à six mois de prison ferme, une peine qui pourra être aménagée avec un bracelet électronique.

Il devra aussi s’astreindre à un suivi socio-judiciaire de trois ans comportant une obligation de soins psychologiques.

Il lui est interdit à vie d’exercer une activité qui le met en contact avec des mineurs et il est inscrit au fichier des délinquants sexuels.

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