Moult-Chicheboville | Sursis pour avoir agressé sexuellement une mineure de 8 ans

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Pédocriminel En liberté

Le prévenu est impliqué dans un autre dossier pour le viol de la fille de son beau-père de 10 ans
Un homme de 31 ans a été jugé, jeudi 21 octobre 2021 à Caen (Calvados), pour une agression sexuelle commise sur la fille d’une amie. Il a été condamné à de la prison avec sursis.

Quand Myriam* reprend contact avec David*, un ami d’enfance, elle est loin de se douter qu’il puisse agresser sa fillette.

Et pourtant, en juin 2021, Louise* (8 ans) va se confier à sa mère sur des faits survenus en avril, à leur domicile de Moult-Chicheboville, une commune située à l’Est de Caen (Calvados).

Une plainte est déposée et l’homme est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact et obligation de soins.

Jeudi 21 octobre 2021, David (31 ans) a été jugé devant le tribunal correctionnel pour « agression sexuelle sur mineure ».

Il agresse l’enfant dans sa chambre

Myriam élève seule sa fille avec l’aide d’une nourrice.

Elle accueille David pour lui venir en aide car il est seul, sans famille et lui « fait de la peine ».

David va rapidement s’intéresser à la petite, proposant de l’emmener au McDo, au cinéma, à la piscine.

Ses propositions sont fréquentes et insistantes.

Ce soir d’avril, il a bu, et tandis que Myriam est occupée au téléphone, il rejoint Louise dans sa chambre pour jouer « au jeu du dada » sur son lit.

C’est alors qu’il lui aurait caressé les fesses par dessus ses habits, puis le sexe.

Louise lui repoussera à plusieurs reprises la main.

Elle met fin à la scène en allant rejoindre sa mère.

Ce n’est qu’en juin qu’elle se confiera.

Elle révèlera à sa mère:

« Il a touché ma minette »

Elle dira aussi :

« Il essaie de me pousser à aller à la piscine et au ciné, mais j’ai peur qu’il recommence »

Lors de l’enquête, la mère témoigne qu’il serait arrivé à David de demander à dormir avec la fillette.

Depuis, celle-ci souffre de troubles alimentaires et de cauchemars.

La fillette racontera aux enquêteurs:

« Je rêve qu’il vient me chercher à l’école. Je voudrais qu’il soit puni »,

Potentiellement dangereux, selon l’expert psychiatre

À la barre, David ne semble pas prendre conscience de la gravité de ses actes.

Il se défendra:

« Quand elle m’a pris la main, je pensais qu’elle voulait la tenir, pas la repousser »

Quand le procureur lui demande s’il aurait eu la même attitude avec une femme de son âge, il répond que non.

Psychologiquement fragile, il a tenté à quatre reprises de mettre fin à ses jours et a déjà été hospitalisé en établissement psychiatrique.

L’expert psychiatre résume:

« Dans sa tête, il a 15 ans, il est potentiellement dangereux pour les petites filles ».

À 19 ans, sa famille le met à la porte.

Mis en cause pour le viol de la fille de son beau-père âgée de 10 ans, il n’a pas encore été jugé, le dossier étant en cours d’instruction.

En requérant 12 mois de prison ferme, le procureur ne cache pas son inquiétude :

« Ce sont des comportements transgressifs à caractère pédophile et il ne semble pas en avoir compris la gravité ».

L’avocate de la défense pointe l’extrême détresse du prévenu:

« On le présente comme un prédateur sexuel, un monstre, mais il souffre surtout d’une grande fragilité psychologique et il a avant tout besoin d’accompagnement »

Huit mois de prison avec sursis

David écope finalement de 8 mois de prison avec sursis, avec un suivi socio judiciaire de 5 ans.

Il devra travailler et suivre des soins.

Il a aussi interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, et d’exercer, durant 10 ans, une activité professionnelle ou bénévole avec des mineurs.

Il est inscrit au Fijais (fichier informatisé judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles) et privé durant 5 ans du droit d’éligibilité.

En cas de non respect de ces décisions il encourt 3 ans de prison ferme.

Il devra verser 2.500 euros de préjudice moral à la victime et 1.500 euros à sa mère.

Les frais d’avocats s’élèvent à 800 euros.

*Prénoms d’emprunt.

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