Cl-Ferrand | Prison avec sursis pour l’ancien gardien d’école consommateur de pédoporno

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Pédocriminel En liberté

Pendant son audition il admis « aimer transgresser les interdits »
L’ancien concierge d’une école de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a été condamné, ce lundi, par le tribunal correctionnel, à une peine d’un an de prison, assortie d’un sursis probatoire pendant deux ans, pour avoir téléchargé et détenu des centaines d’images pédopornographiques.

A la barre du tribunal correctionnel, cet ancien concierge d’une école de Clermont-Ferrand, âgé de 56 ans et aujourd’hui en arrêt maladie, affirme avoir été « pris dans un engrenage ».

« L’engrenage » en question l’a amené, durant plusieurs mois, à télécharger et à stocker des centaines d’images, vidéos et fichiers à caractère pédopornographique sur différents supports numériques.

2.000 images pédopornographiques retrouvées au domicile d’un Cantalien

C’est en surveillant les activités illicites sur Internet, en mars dernier, que les policiers du commissariat central clermontois avaient très rapidement identifié et localisé le quinquagénaire, qui n’avait d’ailleurs mis en place aucun subterfuge pour se dissimuler.

Lors de sa première audition devant les enquêteurs, il avait d’abord tenté de se présenter comme une sorte d’« investigateur », cherchant à identifier, en se rendant sur des sites illicites, des enfants victimes de pédocriminalité…

Dans un second temps, il avait expliqué avoir été victime d’une agression sexuelle alors qu’il était jeune adolescent et recherché, à travers les images d’enfants – parfois dans des situations sans connotation sexuelle – qu’il téléchargeait, « un apaisement et un soulagement » face à ce traumatisme ancien.

Puis admis « aimer transgresser les interdits » et avoir ressenti « une forme d’excitation » en visionnant ces images illégales…

L’expert psychiatre avait, de son côté, estimé que le prévenu :

« A été dépassé et envahi par ses fantasmes liés à des enfants, et notamment des filles, prépubères ».

Ayant très rapidement entamé des soins psychiatriques et psychanalytiques, le quinquagénaire affirme n’avoir :

« Jamais eu aucune attirance physique pour les enfants de l’école » où il travaillait.

Le procureur de la République, Pauline Chaulet, a ensuite reconnu ce lundi :

« Son évolution actuelle semble assez positive. Mais le chemin à effectuer est encore long. »

Elle a requis un an de prison assorti d’un sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de soins.

« Aujourd’hui, mon client peut se regarder dans la glace : il admet avoir transgressé un interdit, a trouvé des clés pour comprendre son comportement, cette ambivalence face à des actes qui l’ont excité, tout en le dégoûtant ».

Son avocate, Me Marion Libert, a insisté :

« On a vite avancé entre sa première audition devant les policiers, en mars, et cette audience. L’essentiel, désormais, est que les soins se poursuivent. »

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public, assortissant la condamnation du quinquagénaire d’une obligation de suivre une psychothérapie. Il a également constaté son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).

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