Brest | Pas de prison pour le pédophile qui reconnait son attirance pour les enfants

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Pédocriminel En liberté

Pendant l’excercice de ses fonctions, le pédocriminel fantasmait sur ceux dont il s’occupait…
Pour avoir imposé à plusieurs reprises des caresses sexuelles à une fillette alors âgée de 6 ans, un trentenaire a comparu ce lundi au tribunal judiciaire de Brest. Il écope d’une peine de deux ans de prison, entièrement assortie de sursis probatoire.

Un homme de 33 ans était renvoyé, ce mardi après-midi, devant le tribunal judiciaire de Brest pour avoir imposé à cinq reprises des caresses sur les parties intimes de la fillette de 6 ans qu’il gardait en qualité de baby-sitter.

Les faits ont eu lieu dan une commune de l’agglomération brestoise, du 1er janvier au 31 décembre 2016.

Comme il exerçait par ailleurs la profession de moniteur périscolaire, les parents avaient une totale confiance en lui, au point de l’inviter régulièrement à leur domicile. À la barre du tribunal brestois, le trentenaire reconnaît sa culpabilité.

« L’ambiance est très lourde », constatera le représentant du parquet au cours du procès.

En effet, dans le silence pesant qu’impose la présente affaire, un filet de voix à peine audible s’échappe du masque de l’homme figé à la barre. Il est pressé de se mettre à nu par les questions insistantes du président Christophe Subts.

Le magistrat demande :

« Vous êtes attiré par les enfants prépubères ? »

Le prévenu répond :

« Oui », tout en acquiescant à l’interrogation.

Le magistrat surenchérit :

« N’est-ce pas tenter le diable que de choisir les activités professionnelles d’animateur pour enfant et de baby-sitter ? ».

Le président va plus loin :

« Fantasmez-vous sur les petites filles pendant l’exercice de ces missions ? ».

De nouveau, le prévenu confirme :

« Oui, j’ai eu des pensées, mais je ne suis pas passé à l’acte ».

Le juge demande :

« À quoi la famille de la victime peut-elle penser ? »

Le prévenu reconnaît :

« Au pire ! »

D’autres réponses révèlent que le trentenaire, qui n’a jamais eu de relations intimes avec un adulte, profitait de ses soirées pour visiter des sites pédopornographiques.

« J’avais honte, dit-il, mais je n’arrivais pas à calmer mes pensées. Je m’excuse ».

Cette dernière parole mène la mère de la fillette à intervenir en s’adressant directement à lui :

« Ma fille avait peur de te croiser et nous avons dû déménager. Je ne peux plus faire confiance à qui que ce soit. Alors, tes excuses… ».

Dans le prolongement de la lecture du rapport de l’expert-psychiatre, qui n’écarte pas « des risques de réitération », Me Ronan Appéré, l’avocat de la partie civile, insiste :

« Ce n’est pas un moment d’égarement, il aime les petites filles de manière sexuelle ».

Le plaideur évoque la confiance « trahie et souillée » de la famille de la victime :

« Il s’expose tous les jours à être le loup dans la bergerie ! ».

Au nom du parquet, Arthur Rigal retient d’abord le courage d’« une enfant qui a su dire, qui a su avertir », et rappelle que « c’est le début de sa vie qui a été abîmé ».

Le représentant du ministère public s’attarde ensuite sur le fait qu’« à l’écoute du prévenu, ça devait arriver. Il aurait pu l’éviter ». Le magistrat souligne l’aspect « inquiétant » du prévenu, à l’encontre duquel il requiert un emprisonnement de deux ans et neuf mois, dont un an avec un sursis probatoire pendant deux ans. Parmi les obligations requises figure l’interdiction de toutes activités professionnelles avec des mineurs pendant dix ans.

En défense, Me Valérie Le Faou convie la juridiction à se souvenir que son client « a choisi d’être transparent dans ses déclarations ». Elle plaide pour un emprisonnement entièrement assorti d’un sursis probatoire.

C’est l’option retenue par le tribunal (24 mois), outre les interdictions sollicitées par le parquet et une inscription sur le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (Fijais).

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