Auchy-les-Mines | Inceste: Le beau-père accusé d’agression sexuelle a été relaxé

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Pédocriminel En liberté

« Ses déclarations sont cohérentes, elles n’ont pas varié même lors de la confrontation »
Ce jeudi, un homme de 43 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Béthune pour avoir agressé sexuellement la fille de sa compagne il y a un peu plus d’un an. Des faits qu’il n’a jamais cessé de contester et pour lesquels il a finalement été jugé non coupable.

G.B. semble perdu à la barre du tribunal correctionnel de Béthune.

L’accusé déclare:

« Ça fait plus d’un an que je me demande pourquoi… »

Pourquoi la fille de sa compagne, âgée de 8 ans, l’accuse de l’avoir agressée sexuellement le 6 septembre 2020.

Certes, ce soir-là, il était revenu alcoolisé d’une soirée.

Mais il assure n’être jamais rentré dans sa chambre et n’avoir jamais glissé sa main dans sa culotte.

Même son entourage, et notamment ses ex-compagnes avec lesquelles il a eu huit enfants, ne l’imagine pas commettre de tels actes, le décrivant comme un homme « réservé » et « pudique ».

Les différents examens de la fillette ne révéleront d’ailleurs aucune trace de violences sexuelles, ni aucune séquelle psychologique.

Le procureur Franck Janeczek interroge:

« Faut-il pour autant tirer la conclusion qu’il ne s’est rien passé ? Ses déclarations sont cohérentes, elles n’ont pas varié et elles ont été renouvelées à plusieurs reprises même lors de la confrontation avec Monsieur. Je crois en la sincérité de cette jeune fille. Pourquoi aurait-elle menti ? »

Si l’harmonie régnait au sein du couple, les relations entre l’homme de 43 ans et les enfants de sa compagne, et plus particulièrement son fils aîné, étaient, à l’inverse, tendues.

Le prévenu se défend:

« Il m’arrivait de le punir en lui confisquant son téléphone ou sa console, il n’acceptait pas. »

L’avocat de la partie civile rejette:

« Il n’y a pas de complot. Ce sont simplement des faits qui ne sont pas assumés. »

Argument que démontera l’avocate du prévenu lors de sa plaidoirie:

« Il n’a pas le profil de l’agresseur sexuel. »

Ce dont conviendra le tribunal, prononçant la relaxe de G.B.

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