
Arradon| Dénoncé pour ses téléchargements pédopornographiques, l’homme écope de sursis
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oui
Pédocriminel En liberté
- 21/10/2022
- 11:41
La fille d’un Arradonnais a découvert, en mai 2020, des images pédopornographiques dans l’ordinateur de son père. Le prévenu était jugé ce jeudi 20 octobre 2022 à Vannes.
La perquisition des enquêteurs au domicile familial à Arradon a confirmé ses dires : des centaines de fichiers renfermant des milliers de documents avaient été téléchargées et sauvegardés depuis 2014 par le chef de famille, sans que son épouse ne puisse s’en apercevoir, même si elle utilisait le même outil informatique.
Ce jeudi 20 octobre 2022, à la barre du tribunal, le prévenu n’a pas le profil de certains délinquants de ce type : ce professeur d’université, âgé de 59 ans, a un discours très construit pour reconnaître les faits qui lui sont reprochés.
« Heureusement que tout cela s’est arrêté. Télécharger et regarder ces documents, c’était devenu un besoin, même si ce n’était pas tous les jours. Je savais que c’était interdit. J’ai une attirance pour les jeunes garçons. Je n’en ai jamais parlé à un médecin car j’avais honte. Je faisais cela pour mon plaisir personnel. Sans pour autant les partager avec d’autres internautes. Je ne me rendais pas vraiment compte que c’était mal. À travers ces images, je recherchais les manques de mon enfance. Mais j’effaçais les documents les plus horribles ».
Entraîneur auprès de jeunes footballeurs pendant son temps libre, le prévenu a dû cesser cette activité, et sa femme et sa fille ont aujourd’hui quitté le domicile familial. Son expertise psychiatrique le décrit comme :
« Une personnalité perverse, aux tendances voyeuristes et pédopornophiles ».
Mais selon son avocate Me Isabelle Mascrier :
« Il s’agit d’un homme fragile. Ce n’est toutefois pas un pervers parce qu’il n’aime pas faire mal. En fait, il n’a pas su résister à sa déviance. Aujourd’hui, il a compris qu’il lui faut des soins pour la stopper. Car, avec son comportement, il a perdu toute sa famille ».
Mais pour le procureur Maxime Antier :
« C’est une délinquance très lourde de conséquences car, derrière un aspect virtuel et des images, il y a une véritable exploitation de jeunes soumis à une réalité très crue. Le prévenu avait pourtant une capacité intellectuelle pour prendre du recul. Mais il a préféré privilégier son plaisir sexuel pendant six années, avec des milliers d’images et vidéos. Ce n’était pas un dérapage, c’était devenu pour lui un mode de vie. Le psychiatre préconise un suivi important avec des soins pour éviter tout risque de récidive ».
Le tribunal a condamné le coupable à la peine requise, à savoir dix-huit mois de prison avec un sursis probatoire durant trois ans, avec obligation de soins et l’interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle et bénévole au contact de mineurs.
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