Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Châteaubriant | Pas de prison pour le papy pédocriminel qui a agressé sa petite-fille

Il « faisait des guilis sur le zizi »

photo d'une fillette de dos avec son nounours
Toujours en liberté

Un an de prison avec sursis pour avoir montré son sexe et touché celui de sa petite-fille de 8 ans !

Un homme de 67 ans résidant à Châteaubriant (Loire-Atlantique) a été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes pour des faits d‘agression sexuelle commis sur sa petite-fille

Un retraité a été condamné à un an de prison avec sursis probatoire pour « agression sexuelle » par le tribunal correctionnel de Nantes, mercredi 27 janvier 2021, pour avoir montré son sexe et touché celui de sa petite-fille de 8 ans, le 13 novembre 2019, à Châteaubriant (Loire-Atlantique).

L’homme de 67 ans sera obligé dans ce cadre desuivre des soins psychologiques.

Il aura également interdiction, pendant les deux prochaines années, de contacter sa petite-fille ou n’importe quel autre mineur.

Son nom a été inscrit par ailleurs au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), ce qui l’obligera à pointer tous les six mois à la gendarmerie la plus proche de son domicile.

Sur le plan civil, il devra verser 2.000 € de dommages et intérêts et 900 € de frais de justice à sa petite-fille. La mère de cette dernière, qui est aussi la fille du prévenu, touchera pour sa part 1 € symbolique de dommages et intérêts.

Le sexagénaire, originaire de Coësmes (Ille-et-Vilaine), avait en fait été surpris par son épouse : elle avait vu leur petite-fille à genoux sur son mari. C’est elle qui avait d’ailleurs appelé les gendarmes.

L’homme a certifié avoir « montré juste un petit bout » de son sexe et a réfuté toute « agression sexuelle » sur la fillette.

La présidente lui a donc demandé :

« Pourquoi ment-elle ? »

Véhément, malgré ses importantes difficultés d’élocution, le sexagénaire a affirmé :

« Il faut demander à son père : c’est lui qui l’a violée ».

Cet homme qui « adore ses petits-enfants » a également accusé sa victime et sa mère de « mentir ».

L’enfant avait dit aux gendarmes que son grand-père lui :

« Faisait des guilis sur le zizi » mais que cela lui « faisait mal ».

 

Le prévenu n’a toutefois pas pu cacher son importante consommation d’alcool : il buvait « trois bouteilles de rosé par jour » par le passé, mais vide à présent « seulement trois verres par repas ». « Tout dépend de la taille des verres », lui a objecté la présidente du tribunal correctionnel de Nantes.

A cause de cette consommation d’alcool, le retraité n’a plus le permis de conduire « depuis trente-cinq ans » ; toutefois, il a quand même été contrôlé au volant – et en état d’ivresse – à trois reprises en 2001, 2003 et 2004.