Saint-Gaudens | Quatre ans de prison pour le père incestueux récidiviste

Les faits ont eu lieu dans une maison aux volets toujours clos à Saint-Gaudens. Le père aurait abusé de sa fillette. Il est condamné à 4 ans de prison.

Le palais de justice abrite le Tribunal de Grande Instance./Photo DDM Jal
Le palais de justice abrite le Tribunal de Grande Instance./Photo DDM Jal

C’est après une extraction de la prison de Seysses que comparaissait dans le box, le prévenu âgé de 41 ans.
Il est poursuivi pour viol commis en récidive par ascendant et agression sexuelle imposée à un mineur.

Les faits ont été commis entre courant janvier 2012 et le 24 juin 2014. En 1998, le prévenu est condamné par la cour d’assises du Tarn pour viol de sa belle-sœur alors adolescente et agression sexuelle sur personne vulnérable. Pour ces faits commis en 1996, il a écopé de 7 ans de détention, depuis il est sorti de prison.

Le prévenu est marié et père de 3 enfants à ce jour âgés de 19 ans, 8 ans et 6 ans.
Son épouse est adulte handicapée. Cette famille marginale vit repliée sur elle-même, en vase clos à Saint-Gaudens. Les volets sont constamment fermés. Le prévenu n’exerce aucune activité professionnelle.

En septembre 2012, la fille du prévenu est âgée de 3 ans. Suite au passé du prévenu, sa belle-sœur qui a été violée par ce dernier, reste suspicieuse à son égard. La famille est suivie par les services sociaux.

Suite à un signalement en 2004, 2 enfants du couple seraient victimes de brimades, de violences voire d’abus sexuels. L’enquête ne donne rien de probant.
Après un 2e signalement en 2010, il est question d’attouchements sur la dernière née. Les conclusions sont identiques «sans suite». La fillette a un retard pondéral extrêmement important. Des comportements étranges attirent l’attention des diverses personnes en contact avec la famille. L’enfant se promène au domicile constamment les fesses nues.

En juin 2014, elle est en grande section de maternelle. Ses propos attirent l’attention des assistantes maternelles. Déjà, elle mime les gestes et raconte que c’est dans le bain alors qu’elle est nue avec son père, également nu, que se passent des scènes d’attouchements. Les infirmières, le personnel enseignant, les proches de la famille, tous sont entendus ; aucune particularité n’est remarquée. 

Mais l’enfant est placée en famille d’accueil. Entendue longuement par les policiers, elle raconte et mime sans ambiguïté le geste. Quant au prévenu, il parle sans grande conviction par rapport aux lourdes accusations dont il fait l’objet.
Toutefois il considère totalement fausses les allégations de sa fille qu’il accuse de mentir.

La conviction du ministère public

La procureur Cécile Deprade s’interroge sur la manière de mimer les gestes que la fillette a subis et que les gendarmes lui ont demandé de reproduire avec un poupon. «Certes des faiblesses existent dans le dossier, mais si l’enfant n’avait pas vécu certaines scènes, elle ne saurait les reproduire avec autant de détails et de précisions».
La représentante du ministère public soutient que son intime conviction l’amène à conclure que le prévenu a bien agressé sexuellement sa fille. …

Source: http://www.ladepeche.fr/

NDLR: Encore un exemple d’enquête sociale ainsi que judiciaire mal menées …  Deux signalements, un en 2004 puis en 2010,  ses propos tenus face à tout ce personnel habilité ( ce qu’ils veulent nous faire croire … ), puis rien, classement sans suite…  Personne dans son entourage familial, éducatif, soignant n’a remarqué de troubles malgré les éléments.

À croire que tout le monde marche la tête baissée, non, on ne veut pas voir! Il aura fallu à ces enfants attendre 2014 pour être enfin écoutés.

Le lourd passé de ce père déjà condamné pour viol sur mineur n’a alerté personne. Normal, personne n’a accès à ces renseignements mis à part les personnes “habilitées”.

C’est pourquoi le Fichier des délinquants sexuels devrait être accessible à tous, si les citoyens en auraient été informés, ils auraient été plus attentifs et un gain de temps considérable aurait été gagné pour sortir ces enfants de cet enfer quotidien.

Source(s):