Castres | 3 ans de prison ferme et 15 ans de suivi socio-judiciaire pour avoir téléchargé des images pédocriminelles

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La peine est sans appel pour ce récidiviste
Trois ans de prison ferme et 15 ans de suivi socio-judiciaire : la peine est sans appel. Surpris en pleine récidive pour téléchargement et détention d’images pédocriminelles sur Telegram, cet homme de 60 ans sous curatelle est désormais banni de tout lieu accueillant des mineurs.

Plongée au cœur d’une audience sous haute tension

“Ce monsieur est malade et parfois, toutes les réponses ne sont pas dans le Code pénal…” Sous ses airs inoffensifs, ce Castrais de 60 ans sous curatelle cachait un lourd passé de pédocriminel
 
De prime abord, il a l’air très gentil, même inoffensif. Avec ses lunettes sur le nez, son t-shirt vert d’eau, son bermuda démodé et ses sandales marron, on se demande même si ce Castrais de 60 ans se rend compte de la situation.

Debout dans le box des prévenus, il était pourtant jugé cette semaine au tribunal de Castres pour avoir acheté et conservé des images pédocriminelles sur son téléphone.

Plus grave : ce n’est pas la première fois.

Alors, sans suspense, il a été condamné, lourdement : 3 ans de prison, 15 ans de suivi socio-judiciaire, injonction de soins et interdiction de paraître dans des lieux accueillant des enfants.

Les magistrats ont sorti la totale pour un homme, certes sous curatelle renforcée, mais “pédophile”, comme il a été clairement dit à l’audience.

Achat des vidéos via la messagerie cryptée Telegram

Mais les mains courantes où son nom figurait ont poussé les policiers à aller faire un tour à son domicile.

Un disque dur externe et son téléphone ont été saisis durant la perquisition.

Dans le premier, rien, mais dans le second, des photos et vidéos pédocriminelles ont été découvertes, achetées via la messagerie cryptée Telegram.

“C’était par curiosité, juste pour moi. Je regrette de les avoir”, a-t-il confié aux juges.

Célibataire, sans enfant, placé dès l’âge de 2 ans chez ses grands-parents puis en foyer, le Castrais travaillait jusqu’alors dans un Esat (Établissements et services d’aide par le travail).

Aucune maladie psychiatrique n’a été relevée par le docteur Ferrara, en charge de l’expertise psy.

“Pour assouvir vos besoins, vous savez que ces enfants subissent des viols ?” lui a demandé la présidente du tribunal.

Réponse :

“Je ne sais pas…”

Pour son avocat Me Gout :

“Ce monsieur est malade et parfois, toutes les réponses ne sont pas dans le Code pénal. Il est isolé socialement. Son seul partenaire c’est son téléphone et son seul interlocuteur c’est quelqu’un au Bangladesh.”

En référence aux réseaux internationaux de pédocriminels.

Pas de quoi faire flancher la procureure Buguel, face au “prédateur” :

“Il a abandonné son traitement. Son casier judiciaire montre qu’il est inamendable : le seul endroit où il ne commet pas d’infractions, c’est en prison.”

Il y dort depuis lundi et pour un long moment.

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