Hoymille | Guillaume Annicotte a été condamné à de la prison ferme et maintenu en détention ce mercredi

non

Il s’est fait prendre alors qu’il se livrait à des actes de nature pédocriminelle
Guillaume Annicotte, un résident de Hoymille de 27 ans, a été condamné à de la prison ferme et maintenu en détention ce mercredi. Pour la deuxième fois en deux ans, il s’est fait prendre alors qu’il se livrait à des actes de nature pédocriminelle.

Depuis ses 19 ans, Guillaume Annicotte est suivi par un psychiatre pour ses penchants pédomanes.

« Au départ, c’était de la curiosité », dit-il, tête basse, le regard fuyant.

La présidente le reprend sèchement :

« A 19 ans, c’est de la curiosité de voir des jeunes enfants, voire des bébés, se faire violer ? ». Guillaume ne répond pas et regarde ses pieds. « Et le fait que vous alliez sur des moteurs de recherche en tapant “enfants de 12 ans kidnappés et violés”, c’est aussi de la curiosité ? ».

Guillaume reconnaît qu’il a des pulsions sexuelles envers les enfants. Aujourd’hui, le Hoymillois est âgé de 27 ans. Juvénile et rondouillard, avec ses grosses lunettes, se définissant comme solitaire, il pose ses avant-bras sur un ventre qui lui donne des airs de père de famille bedonnant. Mais sa voix demeure celle d’un adolescent mal dans sa peau, resté bloqué aux années collège.

Il affirme d’ailleurs qu’il vit mal le fait qu’il soit resté « puceau ». « J’ai peur d’être moqué et humilié », lâche l’informaticien, toujours tête basse alors que sa chemise en lin à manches courtes se macule de grosses taches de transpiration.

Guillaume a été condamné en avril 2024 à un an de prison dont la moitié ferme pour avoir sollicité sur Internet des actes sexuels avec des enfants. Ce mercredi, il comparaît en état de récidive devant le tribunal. Il est détenu depuis le 8 juillet, à l’issue d’une enquête diligentée pour les mêmes faits.

Masqué sur Snapchat

Entre juillet 2025 et juillet 2026, Guillaume Annicotte a téléchargé sur le net 904 fichiers d’enfants violés, parfois des nourrissons. Sur un compte Snapchat, il a masqué son identité, se faisant passer pour un adolescent de 14 ans.

Il a ainsi « accroché » deux sœurs âgées de 14 et 12 ans leur demandant de se dénuder et de se livrer à des jeux sexuels, ce qu’elles ont fait en partie avant d’alerter leurs parents. Ils ont déposé une plainte.

Lorsque la gendarmerie a débarqué chez l’individu, elle a trouvé des ordinateurs et trois téléphones avec du ruban adhésif collé sur les caméras. Ces téléphones, il les utilisait pour ses conversations en « visio » avec les adolescentes. Guillaume reconnaît que le ruban adhésif était destiné à cacher son visage et à « masquer qui je suis ».

Une dizaine de victimes

Comme il est informaticien, de nombreux fichiers gênants ont été effacés sur ses ordinateurs. Mais à la barre du tribunal, il admet qu’il a pu faire une dizaine de victimes sur une année, des mineurs sollicités sur Internet.

Lorsque le tribunal lui demande s’il a subi des violences sexuelles durant son enfance, le Hoymillois choisit de se taire.

Ce mercredi, Guillaume Annicotte a été condamné à vingt mois de prison ferme. Le sursis probatoire de six mois prononcé en 2024 a été révoqué sur-le-champ. Il est maintenu en détention. Il lui est interdit définitivement d’exercer une profession en relation avec des mineurs. À sa sortie de prison, il sera soumis à un suivi socio-judiciaire strict.

Source(s):