Nanterre | Une petite dealeuse de Marseille devenue mère maquerelle à Paris
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 15/09/2026
- 09:00
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Anaïs D., cheveux bruns, jean et tee-shirt blanc, est une de ces nouvelles mères maquerelles.
À 22 ans, elle a été écrouée après sa mise en examen, le 13 juin à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour « tentative d’extorsion, proxénétisme aggravé et traite des êtres humains ».
Elle comparaissait la semaine dernière devant la chambre de l’instruction de Versailles (Yvelines) pour demander sa remise en liberté.
La cour a ordonné son maintien en détention conformément aux réquisitions de l’avocate générale.
« Cette jeune femme a joué un rôle de bras droit pour son petit ami qui tirait les ficelles depuis sa cellule. Elle est plus actrice que victime et a plutôt fait preuve d’irresponsabilité ».
L’affaire commence en février dernier lorsqu’une jeune femme pousse la porte du commissariat de Levallois-Perret.
Cette prostituée raconte qu’elle a été agressée à son domicile situé dans cette commune. Elle désigne d’emblée une équipe qui la tient sous sa coupe et voudrait s’approprier ses gains par la force.
À la tête de cette bande, il y aurait un certain « Z », et sa compagne Anaïs, tous deux originaires de Marseille (Bouches-du-Rhône), qui sont aidés par d’autres complices qui font les gros bras et aident à faire tourner cette entreprise dédiée au sexe tarifé.
Les enquêteurs de la brigade de répression du proxénétisme se chargent des investigations et découvrent un véritable réseau qui agit entre les Bouches-du-Rhône et la région parisienne. Anaïs gère les affaires de son compagnon incarcéré.
« Les policiers ont mis au jour une méthode de recrutement de prostituées mineures et de gestion des flux financiers », précise la présidente.
Les investigations ont démontré que cette clique passait des annonces sur des sites spécialisés, louait des appartements, assurait la sécurité durant les passes, et récupérait tout ou partie de l’argent versé par les clients.
Anaïs D. est interpellée le 8 juin dernier en région parisienne en compagnie d’une mineure prostituée. Lors des auditions, elle reconnaît avoir pris une part active dans cette entreprise criminelle.
« Je ne me rendais pas compte, souffle-t-elle. Je sais que cette affaire est grave, mais je suis aussi une victime. C’est une honte pour moi, mais j’assume. Je voudrais recommencer ma vie à zéro. J’ai les capacités pour faire autre chose. »
Un compagnon qui serait de la DZ Mafia
Au cours de sa jeune existence, cette jeune femme a d’abord été interpellée sur un point de deal marseillais où elle travaillait comme vendeuse.
Originaire de Salon-de-Provence, elle se prostitue depuis environ quatre ans. Elle est sans domicile fixe, dormant dans des hôtels ou des appartements de location.
Elle est en couple avec ce fameux « Z » qui tiendrait le réseau par la menace depuis sa cellule. Selon les témoignages, ce garçon serait un membre de la DZ Mafia. Mais cela reste à confirmer.
Anaïs fait état de pressions qui seraient exercées à la maison d’arrêt de Versailles par les proches de son ex-compagnon.
« Elle fournit un courrier de sa mère, gardienne de prison, qui serait prête à l’embaucher dans une microentreprise », ajoute la juge.
La cour estime que l’affaire débute et qu’il faut encore attendre avant d’envisager sa sortie de prison.
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