Oise | Un homme de 63 ans condamné pour agression sexuelle
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 14/09/2026
- 13:05
En pleurs, le dos recourbé, le regard rivé vers un mur et la main cachant son visage, Albert (prénom modifié) s’est présenté dans le tribunal judiciaire de Beauvais comme il en est sorti.
À une exception près : en entrant, il pleurait parce qu’il comprenait la gravité de ses actes, en sortant, car il était condamné à 7 ans de prison pour agression sexuelle, ce lundi 22 juin 2026.
La victime n’est nulle autre que la petite-fille de sa compagne, âgée de 5 ans seulement.
Ce samedi 20 juin, les parents de Manon (prénom modifié) la dépose chez ses grands-parents, à Clermont, pour une visite à domicile du coiffeur.
Sa petite sœur de 2 ans reste devant la télévision, tandis que son grand-père, seul adulte alors présent dans la maison, lui demande de venir à l’étage dans sa chambre.
Là, il lui demande de se déshabiller et de s’allonger sur le lit.
Albert se déshabille à son tour et frotte son sexe sur elle.
Au bout d’une minute environ, l’homme de 63 ans reste impuissant, en raison de ses problèmes cardiaques, et décide d’arrêter.
Quelques heures plus tard, quand sa grand-mère rentre à la maison, Manon lui raconte alors que son « papy » l’a « nettoyée avec le zizi, sur les fesses et le coucou ».
La procureure :
« Il suffit de peu de temps pour traumatiser un enfant à vie »
Jeté à la rue suites aux révélations de l’enfant, Albert se rend de lui-même à la gendarmerie pour se dénoncer.
À la barre du tribunal, il ne parvient pas à expliquer ses actes.
À vrai dire, il n’arrive à balbutier que quelques mots, faisant état d’une fragilité importante.
Les parents de Manon sont eux plus loquaces, mais se sentent trahis :
« J’ai perdu mon père en 2017, il est arrivé en 2018 et on l’a accueilli à bras ouverts dans la famille. Les petites l’appellent papy ! » lance le père de la victime.
Meurtrie, sa compagne décrit sa fille comme « moins vivante, moins souriante, moins enjouée. Depuis hier, elle est un peu bizarre. »
La procureure va abonder dans leur sens, accusant Albert « d’avoir volé l’innocence de Manon, en mimant un acte sexuel avec un mouvement de va-et-vient. Il suffit de peu de temps pour traumatiser un enfant à vie. »
Déni de fantasmes pédomanes
En 2005, Albert avait déjà agressé sexuellement un mineur, et s’en était tiré avec un sursis probatoire et des soins psychiatriques.
Pourtant, la nouvelle expertise psychiatrique révèle « un déni de fantasmes pédophiles, au point où il n’arrive même pas à qualifier les faits ».
Chose qui s’est vérifiée au tribunal.
Les parents de Manon n’étaient pas au courant de cette précédente condamnation mais savaient « qu’il ne fallait pas le laisser seule avec les petites ».
Sous curatelle renforcée, le prévenu est visiblement diminué.
Son avocate parle d’une personne en situation de handicap, ayant connu une enfance difficile dont il est sorti sans savoir lire ni écrire, et malgré tout :
« d’une prise de conscience, avec de la honte et de la culpabilité ».
Le tribunal le condamne à 7 ans de prison pour cette agression sexuelle, à hauteur des réquisitions.
Il a aussi l’interdiction définitive d’exercer une activité avec des mineurs et l’obligation de suivre des soins psychiatriques.
« Je vais me pendre » lance-t-il froidement au tribunal de Beauvais à l’annonce du délibéré.
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