Mulhouse | 18 ans de prison pour des agressions sexuelles et viols répétés sur mineur

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Des faits sériels commis dans un contexte d’habitude
Un Mulhousien âgé de 47 ans comparaissait devant la cour d’assises du Haut-Rhin à Colmar pour des faits de viols sur mineure et tentative de viol sur mineure de moins de 15 ans à l’encontre respectivement de son ancienne épouse et d’une fillette de 9 ans.

Au terme de trois jours d’audience, il a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle.

Le mai 2023, il avait suivi la fillette de 9 ans jusque dans le hall de son immeuble pour l’agresser sexuellement, rue Neppert à Mulhouse.

Malgré la main posée sur sa bouche, la victime avait pu alerter le voisinage en criant.

Trois mois plus tôt, son ex-épouse portait plainte pour des viols répétés alors qu’elle était âgée de 15 et 16 ans.

Le Mulhousien a en outre été condamné à huit mois de prison avec sursis peu après les faits pour exhibition sexuelle devant des enfants, en l’occurrence depuis son balcon.

Des faits sériels commis dans un contexte d’habitude, parfois assortis d’une consommation d’alcool.

Il avait par exemple troué les poches droites de ses pantalons afin de pouvoir se masturber dans les lieux publics.

Mutique tout au long des deux jours et demi d’audience, l’accusé a pris la parole une seule fois et ses excuses n’ont convaincu personne.

« Ses paroles ont été plutôt malheureuses et mal perçues par les parties civiles, dures à entendre pour les familles. Il remerciait en effet la petite victime de lui avoir fait prendre conscience du mal qu’il avait causé », expliquait l’avocate générale Béatrice Bluntzer après avoir requis 18 ans de prison.

« La peine de sûreté est plus que nécessaire »

Réquisitions suivies par le tribunal présidé par Christine Schlumberger.

La tête ostensiblement baissée, Joël Collet a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle avec deux tiers de sûreté, un suivi sociojudiciaire pendant 10 ans, une injonction de soins, une interdiction de contact avec les victimes et de mener une activité en relation avec des mineurs, le retrait de l’autorité parentale vis-à-vis de son fils et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

Un verdict qui satisfait Me Alexandra Kennel qui défendait la fillette :

« La peine de sûreté est plus que nécessaire. La cour est allée au maximum de ce que la loi lui permettait ».

À la défense, Jean-Paul Cordier a estimé que « cela lui fera du bien s‘être suivi et contraint ».

En détention depuis mai 2023, l’homme ne pourra demander aucune remise de peine avant 9 ans.

 

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