Douai | 12 mois de sursis pour avoir agressé sexuellement 2 de ses nièces
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 02/06/2026
- 10:04
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Pendant des années, il impose des gestes déplacés à deux de ses nièces
Ce lundi, un homme de 51 ans a été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir agressé sexuellement sa nièce, entre 2015 et 2023, à Nomain
Un Dechynois de 47 ans a été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir agressé sexuellement deux de ses nièces, entre 2018 et 2023, à Douai.
Son mal-être est tel qu’elle décide d’en parler.
On est au mois de décembre 2023, Clémence(1), 13 ans, demande à rencontrer l’infirmière de son collège, à Sin-le-Noble.
Elle lui révèle avoir subi des faits de nature sexuelle de la part d’E. F., son oncle, quelques jours plus tôt.
Le 18 décembre, Clémence dépose plainte avec sa mère, une enquête est ouverte.
Lors de son audition, l’adolescente décrit les gestes déplacés de son oncle. Selon elle, il lui touche les fesses, la poitrine, quand ils sont ensemble chez elle ou au domicile de sa grand-mère, à Douai.
Des gestes répétés : Clémence dit en être victime depuis qu’elle a « 8 ou 9 ans ».
« Pouet pouet camion »
L’adolescente évoque les agressions qu’elle a subies mais également celles dont aurait été victime Gwendoline(1), l’une de ses cousines de trois ans son aînée.
Gwendoline confirme les faits aux enquêteurs et évoque aussi des propositions indécentes que son oncle lui aurait faites.
« À la base, c’était pour rigoler », balaie E. F. (47 ans), à la barre du tribunal correctionnel.
À l’entendre, ce ne serait arrivé qu’une seule fois, « un pouet pouet camion » qui n’était « pas en pensant à mal ».
« C’était juste pour l’embêter, pour la taquiner. »
« Ça aurait pu être ailleurs que sur la poitrine, Monsieur ! », intervient le juge Benoît Gineprino.
Mais malgré la réaction des deux filles, les remontrances de la grand-mère sur des remarques déplacées, notamment sur l’anatomie des adolescentes, E. F. reproduit « bêtement » sur Gwendoline ce qu’il a imposé à Clémence.
Ce n’était donc pas par impolitesse si Gwendoline ne disait plus bonjour à son oncle durant les mois qui ont précédé sa plainte.
« La crédibilité est de leur côté, insiste la procureure Marie Prunier. Les filles ne sont même pas là aujourd’hui pour demander de l’argent. »
E. F. est reconnu coupable d’agressions sexuelles et condamné à douze mois de prison avec sursis probatoire.
Il devra suivre des soins et toute activité en contact avec des mineurs lui est désormais interdite pendant cinq ans : E. F. aura donc l’obligation de quitter l’harmonie dans laquelle il jouait.
1. Prénom modifié.
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