Catégories :
Mots clés :
En août 2025, les services de la gendarmerie spécialisés dans la surveillance d’internet faisaient tomber dans leur piège un homme qui avait eu des conversations à caractère sexuel avec le faux profil d’une adolescente de 13 ans mis en ligne par les enquêteurs.
Connecté sur le site de chat Bounty.fr, réservé aux adultes, le suspect avait proposé à l’avatar, en toute connaissance de son jeune âge, de lui apprendre à se masturber et à pratiquer une fellation tout en lui demandant de lui faire voir “ses petits seins”.
Sur Snapchat où il avait continué à échanger avec la jeune fille virtuelle, l’individu de 61 ans était monté d’un cran dans son comportement déviant en envoyant à cette dernière une photo de son sexe en érection ainsi qu’une vidéo sur laquelle on le voyait se masturber sur son canapé jusqu’à l’éjaculation.
En exploitant son ordinateur et son téléphone portable à la suite à la perquisition menée à son domicile de Saint-Jean-de-Maurienne, les gendarmes de la brigade de recherche d’Albertville ne trouvaient aucun autre élément en lien avec des fichiers pédocriminels.
« Je reconnais que j’ai fait n’importe quoi mais cela ne s’est passé qu’une seule fois et mon objectif n’était pas de communiquer avec des mineurs.
J’ai voulu me défouler et je me suis laissé entraîner dans un délire virtuel » a-t-il déclaré, le 3 avril dernier, devant le tribunal correctionnel d’Albertville où, jugé pour “proposition sexuelle faite un mineur de moins de 15 ans par un majeur utilisant un moyen de communication électronique” et “diffusion de message violent ou pornographique accessible à un mineur” il encourait jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
À l’issue de son examen par l’expert psychiatre, celui-ci n’a relevé chez le prévenu aucune maladie mentale ni jugé opportun de le soumettre à un suivi psychologique, laissant dubitative la vice-procureure, Sandrine Checler, laquelle a requis une peine de prison avec sursis, assortie d’une obligation de soins.
Sans avocat et inconnu jusque-là de la justice, le sexagénaire a écopé de six mois de prison avec sursis probatoire lui imposant l’obligation demandée par le parquet.
Source(s):
Les articles en liens
Blois | 10 mois avec sursis pour l’agression sexuelle d’une enfant de 7 ans
La Ricamarie | Un animateur de 36 ans mis en examen pour détention, réception et enregistrement d’images pédopornographiques et agression sexuelle aggravée sur mineur
Amiens | Condamné pour détention de 8 000 contenus pédopornographiques



