Saint-Omer | Dix ans ferme pour le violeur d’enfant Nolhan Cupial
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 03/04/2026
- 11:11
Le courage de la jeune Boulonnaise de 15 ans. C’est ce qu’a souligné l’avocat général devant la cour criminelle de Saint-Omer et une salle presque pleine vendredi matin.
« À la fois d’avoir dénoncé les faits si difficiles à évoquer, expose Antoine Truchot, substitut du procureur au tribunal de Boulogne, encore hier lors de sa déposition en public en faisant le choix de renoncer au huis clos. »
Après deux jours de procès, la cour criminelle de Saint-Omer a donc annoncé publiquement son verdict. Nolhan Cupial, né à Lens et âgé de 20 ans, est condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour viol avec menace d’une arme d’une enfant âgée de 13 ans à l’époque.
Pas un profil antisocial
Pendant deux jours d’audience, la cour criminelle a démontré que Nolhan Cupial n’a pas agi inconsciemment ce soir de novembre 2023, comme a il a pu le soutenir. Les analyses psychiatriques ne démontrent aucune trace de bipolarité, symptômes maniaques. Il n’était pas non plus sous l’empire de l’alcool ou autre stupéfiants.
« On n’est pas sur un profil antisocial », note à la barre un psychiatre boulonnais l’ayant examiné.
Enfin, il a été capable de penser à filmer l’acte, ou faire semblant de filmer, pour faire chanter sa victime.
Le comportement de l’agresseur a donné une idée au public de son mode opératoire : couvert de la tête aux pieds, en possession d’une arme, effectuant des sorties régulières de nuit. L’audience a débattu de la préméditation de l’acte, ce que la défense réfute.
Dans tous les cas, la préméditation ne constitue pas une circonstance aggravante lors d’un viol. C’est le seulement cas dans les affaires de meurtre.
L’étude de sa vie précédant l’agression a finalement établi le profil d’un jeune homme adepte des armes, fasciné par l’armée, qui n’a pas été puni dans son adolescence pour ses comportements déplacés et même des agressions envers des femmes.
Sa consommation de contenus pornographiques représentants des scènes de viol, le chantage qu’il a fait subir à ses ex-copines, et enfin le viol de la jeune Boulonnaise, traduisent « une ivresse de la puissance » d’après l’avocat général.
Lors de sa plaidoirie, l’avocate de la défense a balayé l’idée que Nolhan Cupial reproduisait des comportements violents dont il a été victime enfant.
« Il n’y a pas de parallèles entre être moqué dans une cour d’école et violer sous la menace d’une arme une jeune fille qui sort de l’enfance », affirme Me Jennifer Vasseur à la barre.
La cour a suivi les réquisitions de l’avocat général, qui avait aussi demandé sept ans de suivi sociojudiciaire à la fin de sa peine. « Je vous conseille de commencer les soins en détention », glisse le président de la cour Hervé Vlamynck au condamné.
Lors du procès, l’avocat du jeune homme, Maître Antoine Chaudey, avait fait valoir les premiers efforts de Nolhan, qui suit déjà des soins psychologiques à Longuenesse.
Nolhan Cupial a aussi l’interdiction d’approcher ou d’entrer en contact avec la victime, de porter une arme et de travailler avec des publics mineurs. Il doit aussi dédommager la victime à hauteur de 30 000 euros, et de 8 000 euros pour chacun de ses parents.
Sur le banc de la partie civile, l’heure est au soulagement. La famille de la victime en a les larmes aux yeux à l’annonce de la condamnation.
« Après ce soir c’est une nouvelle étape pour elle, explique l’avocate de la victime. La décision est très importante pour la reconstruction. »
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