Verdun | 30 mois ferme pour corruption de mineur
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 20/03/2026
- 19:12
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Aucune partie civile n’était présente ce jeudi 15 janvier au tribunal de Verdun. Toutefois, les intentions de François Gallego étaient bien réelles et ont été longuement exposées lors de son audience en comparution immédiate.
Déféré le matin même, il devait répondre de corruption de mineur, propositions sexuelles faites à un mineur de 15 ans ou encore incitation à commettre un acte de nature sexuelle. Une déferlante de messages plus abjects les uns que les autres sur le réseau social Instagram, avec un mode opératoire décliné sur Snapchat afin de passer sous le radar des enquêteurs.
« Un stratagème d’évitement pour éviter la répression », selon le procureur de la République, Tom Abjean-Uguen.
François Gallego ne peut nier qu’il ignorait l’âge de ceux à qui il envoyait ses messages, préconisant des conseils pour se masturber, proposant une rencontre, etc.
« Vous écrivez “Mais t’es de 2012 ?”. Dès la quatrième ligne, ça aurait dû s’arrêter là », fulmine la présidente.
Des messages lus pendant une heure
Durant plus d’une heure, le tribunal a procédé à une lecture desdits messages, dont l’innocente entrée en matière a rapidement laissé la place à la dépravation du prévenu.
Il n’aura fallu pas plus d’une heure le 1er janvier dernier, un détour par Snapchat et ses messages éphémères où il lui précise qu’il lui faut mentir sur son âge, pour que durant 13 jours, François Gallego étale sur Instagram un éventail à faire frémir.
« Vous êtes la raison pour laquelle tous les parents d’une jeune adolescente ont peur pour leur enfant », cingle encore le procureur de la République.
Des “proies” qui n’ont « pas les armes pour se défendre »
Aux questions posées par la présidente et ses assesseures, le prévenu alterne entre contrition et louvoiement. « J’ai dévié », ose-t-il alors que la présidente le reprend.
« Non, une déviation c’est prendre une route et après on tourne. »
« J’ai continué en pensant à tort que si c’était un faux profil, c’était moins grave », se défend-il, laissant suggérer qu’il n’est que la victime de ses pulsions.
« C’est compliqué de trouver les mots pour vous expliquer mais c’est plus simple de les trouver pour convaincre une gamine de se masturber sur le bord d’une baignoire »,
Tonne l’assesseure alors que François Gallego évoque « des moments d’égarement ».
Lors de la lecture de son audition en garde à vue, il a pourtant confié aux enquêteurs qu’il était plus facile d’assouvir ses pulsions et son addiction avec de jeunes adolescentes car elles n’ont « pas les armes pour se défendre ».
« Plus qu’une seule solution »
Lui aussi rendu « perplexe » par l’attitude du mis en cause devant le tribunal, le procureur de la République souligne la caractérisation des faits, la dangerosité du prévenu en remarquant son « mépris » pour les mineurs.
« Je n’ai plus qu’une seule solution, indique le magistrat en requérant une peine de prison ferme. Il est nécessaire qu’il aille en détention dès ce soir. »
Maître Hervé Merlinge, son avocat, estime que la place de François Gallego n’est pas en prison, là où les téléphones circulent en lui permettant d’assouvir ses instincts de prédation tels que relevés par différentes expertises médicales.
Rappelant la présomption d’innocence dans l’autre dossier pour lequel il est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, il plaide pour une peine de prison avec sursis « en l’absence d’une réelle victime ».
Pas suffisant pour convaincre le tribunal qui condamne notamment François Gallego à 30 mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt et un suivi socio-judiciaire de sept ans à compter de sa sortie de détention.
À défaut de le respecter, il devra purger une nouvelle peine de 30 mois.
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