Chauny | Un professeur condamné pour agression sexuelle sur une élève de 14 ans
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 09/03/2026
- 18:28
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À la barre, ce professeur de l’établissement privé catholique Saint-Charles à Chauny comparaît pour agression sexuelle sur son élève de 3e, ainsi que détournement de mineur.
Dans la salle d’audience, l’adolescente de 14 ans est présente, entourée de ses parents.
L’établissement s’est également constitué partie civile, jugeant subir le préjudice d’avoir été associé à l’affaire.
La « relation » qui aurait duré quelques mois a été révélée lorsque la mère de la victime entre dans la chambre de cette dernière et surprend l’homme de 30 ans avec sa fille, en caleçon.
« C’était juste des câlins », minimise-t-il. « De quel droit s’autorise-t-il à passer du temps chez moi, parfois même sans ma fille ? », interroge la mère, persuadée que les faits sont plus graves que ceux reconnus.
Le prévenu admet des baisers sur la bouche et le corps, des « câlins », des « caresses au-dessus des vêtements » sur la poitrine et sur son sexe, l’envoi de photos et vidéos à caractère érotique et sexuel.
À la question du consentement, il répond :
« Sur le moment, elle était d’accord. »
Des antécédents troublants
Sur les réseaux sociaux, le prévenu échangeait avec plusieurs de ses élèves.
Jeux en ligne, messages et confidences ont créé une relation « amicale », de sorties en dehors du cadre éducatif, parlant d’un élève de 15 ans comme de son confident et « meilleur ami ».
Un comportement qu’il qualifie désormais « d’erreur » avec le « recul pris » grâce au suivi psychologique qui lui a été imposé.
Même si l’expertise décrit un évènement isolé et non une attirance générale envers les mineurs, d’autres échanges problématiques remontent à un précédent emploi à Reims.
Des photos intimes circulaient entre lui et deux élèves, le professeur évoque un chantage mais admet s’être prêté à des « défis érotiques » avec les enfants.
Durant l’audience, le prévenu oscille entre reconnaissance et justification, parlant d’« immaturité » et de « coup de foudre ».
L’avocat de la famille insiste :
« Monsieur, elle avait 14 ans et vous en aviez 30 ! La majorité sexuelle est à 15 ans et sous réserve qu’il n’y ait pas de relation d’ascendance ! » Les parents aussi contestent l’idée d’une relation « sans séquelles ».
Pour la protéger, elle a été envoyée vivre chez son père à 600 kilomètres.
« Elle a été bousculée dans toute sa vie. »
Le tribunal de Laon a condamné le prévenu à 24 mois d’emprisonnement, dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans.
La partie ferme sera exécutée sous bracelet électronique.
Il devra indemniser les parties civiles à hauteur totale de 8 201 euros.
Le tribunal a également prononcé une interdiction d’entrer en contact avec la victime.
À titre de peine complémentaire, le prévenu est frappé d’une interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs.
Son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes a également été ordonnée.
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