Bourges | Prison avec sursis pour le prêtre accusé de viol et agression sexuelle sur mineur

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L’avocate générale avait requis 8 ans de prison….
Un an de prison avec sursis, c’est la décision rendue ce mercredi par la cour criminelle de Bourges à l’encontre de Sébastien Durand, un prêtre jugé à huis-clos pour des faits présumés de viols et agressions sexuelles sur mineure de plus de 15 ans.

L’homme, âgé aujourd’hui de 47 ans, a été acquitté des faits de viol, mais reconnu coupable d’agressions sexuelles entre 2014 et 2015.

L’avocate générale avait requis 8 ans de prison….

C’est en 2018, trois ans après les faits que la victime, alors tout juste majeure, se décide à contacter l’archevêque du diocèse de Bourges, monseigneur Jérôme Beau.

Elle l’informe de “rencontres” entre elle et le prêtre Sébastien Durand, survenues entre 2014 et 2015. À l’époque, elle est mineure, et lui a une trentaine d’années.

“J’ai toute suite compris qu’il y avait eu des gestes graves. Il ne m’appartenait pas de les qualifier, mais bien de les signaler aux autorités, pour qu’elles puissent donner suite à cette affaire”.

Monseigneur Beau effectue donc un signalement auprès de la gendarmerie, une enquête est alors ouverte.

En parallèle, l’Église procède à un jugement interne, un “procès canonique”.

“Le prêtre n’a jamais été dans la dénégation, se rappelle l’archevêque, face à la gravité de ce qui nous apparaissait, nous lui avons retiré toutes ses responsabilités”.

L’enquête se poursuit jusqu’en 2022 mais aboutit à un classement sans suite. La jeune femme décide alors de porter plainte auprès du doyen des juges d’instruction et de se constituer partie civile.

Devant les enquêteurs elle est plus précise et dénonce des fellations forcées et des attouchements. Des éléments qui entraînent l’ouverture d’une nouvelle enquête et le procès qui s’est tenu à Bourges pendant deux jours en début de semaine.

Sa mise en retrait s’est poursuivie pendant toute la durée du procès et devrait se maintenir.

Il lui est également défendu de reprendre une quelconque activité en lien avec des mineurs et a été inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

Il a en revanche été acquitté des faits de viols et sur mineur de plus de 15 ans.

L’avocate générale avait pourtant requis huit ans d’emprisonnement pour viol et agression sexuelle.

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