Vosges | Un homme de 47 ans condamné à 8 ans ferme pour avoir violé sa fille de 14 ans pendant une semaine

Au terme de deux jours de procès, la cour d’assises des Vosges a condamné Sébastien F. à huit ans de réclusion criminelle. Ce mardi, il a été reconnu coupable d’avoir violé sa fille âgée de 14 ans pendant près d’une semaine, en 2007.

M es Bonnet et Haumesser ont assuré la défense de l’accusé en insistant sur la sincérité de ses remords. Photo VM /Eric THIEBAUT

Impassible dans le box des accusés, Sébastien F. encaisse silencieusement le verdict qui vient de tomber. Huit ans de réclusion criminelle, c’est la peine prononcée à son encontre par la cour d’assises des Vosges.

Les jurés ont ainsi considéré que l’homme de 47 ans avait bien violé sa fille à plusieurs reprises, et non au cours d’une seule soirée comme il l’a toujours clamé.

En 2007, Gaëlle* avait 14 ans.

Elle n’est pas la fille biologique de Sébastien F. mais il l’a reconnue légalement comme telle.

Le soir du 1er  août, alors que la mère de famille vient de mettre au monde le dernier né de la fratrie, le drame se noue alors qu’elle s’apprête à passer plusieurs jours à la maternité.

Ses plus jeunes enfants couchés, Sébastien F. se retrouve seul avec Gaëlle.

Elle subira les assauts de son père et de nombreuses relations non consenties dans le salon.

Chaque soir, pendant près d’une semaine.

Premier à plaider au cours de cette deuxième journée de procès, Me Languille est incisif.

« Vous allez juger un homme coupable d’une abomination.

L’inceste, c’est le viol absolu », clame-t-il à l’adresse des jurés, avant de faire état d’une litanie d’atrocités subies par la jeune adolescente au cours de cette semaine.

« C’est un homme qui a abusé de sa fille plusieurs fois et pendant plusieurs jours.

Avant ce mois d’août 2007, c’était une enfant avec ses rires et ses joies.

Et il va détruire cette enfant. »

Comme souvent dans les affaires de mœurs, la parole de l’un se heurte à celle de l’autre.

Dans ses réquisitions, l’avocat général a néanmoins appuyé sur le faisceau d’indices qui corroborent les dires de la victime, resserrant petit à petit l’étau autour de l’accusé.

« Les déclarations de Madame sont crédibles.

Elle n’a aucun intérêt à dénoncer des faits qu’elle n’a pas vécu, contrairement à l’accusé.

Il est conscient que minimiser sa culpabilité peut peser sur la lourdeur de sa peine », a insisté Antoine Adam, avant de requérir huit ans de prison à l’encontre de Sébastien F.

Sans attendre, Mes Haumesser et Bonnet ont tenté d’humaniser le quadragénaire et de construire sa défense sur la sincérité de ses remords.

« Parfois, en tant qu’avocat, on défend des accusés qui nient tout en bloc.

Ici, il a tout reconnu, il transpire la culpabilité.

Le nombre de faits, sur le principe de la culpabilité, ne change pas grand-chose.

Mais il n’y a qu’une seule certitude : le premier soir, il y a eu viol.

Pour le reste, douze ans après, à part son témoignage, celui de la victime et de deux collégiennes, il ne reste pas grand-chose », a plaidé Me Bonnet, en tentant d’instiller le doute dans les travées de la cour.

Insuffisant néanmoins pour chambouler l’intime conviction des jurés, qui ont suivi les réquisitions du ministère public.

Sébastien F. a été condamné à huit ans de réclusion criminelle et passera sa première nuit en prison.

Son nom a été inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes.

Il dispose de dix jours pour faire appel.

Source : L’Est Républicain

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