Tôtes | Il viole ses deux belles-filles de 3 et 11 ans et n’écope que de 3ans de prison

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Il avait déjà été condamné pour agressions sexuelles sur sa sœur alors qu’il n’avait que 16 ans
photo d'une fillette de dos avec son nounours
Un homme de 38 ans a été condamné à trois ans de prison par le tribunal de Dieppe mardi 12 octobre 2021. Il avait agressé ses deux belles-filles, mineures.

Il est resté impassible tout au long du procès. Et même lorsque le parquet a requis huit années de prison avec mandat de dépôt – ce qui est exceptionnel en matière de tribunal correctionnel –, il n’a montré aucune émotion.

Mardi 12 octobre 2021, un homme de 38 ans a été jugé pour agressions sexuelles sur deux mineures. Les faits ont été commis à Bacqueville-en-Caux et Tôtes entre mai 2012 et avril 2015 sur deux sœurs, l’une âgée de 11 ans et la seconde entre 3 et 6 ans.

Ce mardi, seule l’une des victimes est présente à l’audience. Aujourd’hui majeure, elle a encore énormément de mal à évoquer ce qu’elle a subi, laissant son avocat s’exprimer à sa place.

La seule chose qu’elle réussit à dire d’une voix toute fluette, c’est qu’elle souhaite enfin que son agresseur reconnaisse les faits. Mais ce dernier, sans avocat, prévient dès le début du procès que :

“Il continuera de nier, comme il l’a fait tout au long de l’instruction”.

Pourtant les faits semblent accablants. Le prévenu, qui vivait avec la maman des deux fillettes, profitait de l’absence de sa compagne pour abuser des petites. Pour la plus jeune, c’est lors d’un bain qu’il lui fait une pénétration digitale.

Pour celle de 11 ans, il y aura pénétrations et attouchements. Des agressions répétées dans le lit parental, le salon et le grenier. Et toujours en l’absence de la maman.

Lorsque le président lui demande si tout cela est vrai, il répond :

« C’est n’importe quoi ».

Le témoignage d’une petite sœur qui dit les avoir vus nus dans le grenier ?

« C’est n’importe quoi ».

Le rapport médical qui confirme une défloration et un retentissement psychologique important chez la victime ?

« C’est n’importe quoi ».

Une défense qui agace :

« Vous ne croyez pas qu’il serait temps de dire la vérité. Elle a besoin de l’entendre ».

Le prévenu rétorque :

« Je ne vais pas avouer quelque chose que je n’ai pas fait ».

Jamais assure-t-il, il n’a touché aux fillettes. Jamais il n’a été violent, ni avec elles, ni avec leur mère. Pourtant pendant l’instruction, l’une de ses ex-compagnes dit de lui que :

« Il est naturellement violent ».

Et puis il y a son casier judiciaire lui aussi accablant : 11 condamnations dont certaines pour des faits de violences et surtout, une condamnation pour agressions sexuelles sur sa sœur alors qu’il n’avait que 16 ans.

Le président lui demande :

« Ça aussi, c’est n’importe quoi ? »

Il répond :

« C’est une faute que je n’aurai jamais dû faire ».

Pour le parquet, l’attitude du prévenu est inquiétante car il continue de nier malgré les témoignages qui ne laissent aucune place au doute quant à sa culpabilité estime-t-il. Le ministère public réclame donc huit années de prison avec mandat de dépôt pour :

« Faire en sorte d’éviter un nouveau passage à l’acte ».

Pour la partie civile, le préjudice subi est énorme avec :

« Huit années de souffrance dont trois dans le silence total ».

L’avocat réclame donc 20 000 € de dommages et intérêts pour la victime âgée de 11 ans au moment des faits et demande le renvoi sur intérêts civils pour sa petite sœur. Pour la maman, il sollicite 3 000 € pour préjudice moral.

L’homme a été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis probatoire pendant deux ans. Son nom sera inscrit au Fijais, le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. La victime de 11 ans recevra 5 000 € de dommages et intérêts, sa maman 1 000 €.

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