Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 70 | Réseau White Tiger – 764
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 24/03/2026
- 17:00
Catégories :
Mots clés :
- Abus Sexuel sur Mineur, Allemagne, Cadenhead, Canada, coercition numérique, Colby Taylor, Colombie-Britannique, Cyber-Pédocriminalité, Détention d'Images Pédopornographiques, Discord, Extorsion Entraînant la Mort, FBI, Hambourg, Jan Hieber, Jason Sokolowski, Jay Taylor, Jeff Cadenhead, Jeffrey Roussel,, Meurtre, Réseau 764, Réseaux Sociaux, Richard Densmore, Seattle, Stephenville, The Com, Tigre Blanc, Vancouver
Le podcast complet (en trois parties) de cet article est téléchargeable ci-dessous (clic-droit puis “enregistrer la cible du lien sous”) ou à retrouver sur notre chaine Youtube.
Podcast – Réseau White Tiger – 764 (30′)

Le 9 janvier 2026 s’est ouvert à Hambourg le procès de Shahriar Javan, 21 ans connu sous le pseudo de « Tigre Blanc ».
82 dates d’audience sont prévues pour le procès qui promet de s’étaler jusqu’en décembre 2026.
L’accusé fait face à 204 chefs d’accusation, commis entre janvier 2021 et septembre 2023 sur plus de trente enfants et adolescents.
L’enquête sur Shariar Javan a révélé l’horreur d’un réseau cybercriminel auquel il appartenait : le 764.
Depuis son inculpation, le FBI n’a de cesse de traquer cette nouvelle forme d’ultra violence.
L’affaire qui met le feu aux poudres
17 janvier 2022
Eva* a 12 ans lorsqu’elle entre en contact avec un jeune Américain de la côte ouest, Jay Taylor . Elle-même habite en Europe du Nord. Les deux ados, très fragiles, se retrouvent sur un forum dédié aux personnes qui se battent contre l’automutilation.
Eva est déjà enrôlée par celui qui se fait appeler « Tigre Blanc ». Depuis 7 mois, il la harcèle en ligne. Elle a déjà cédé à certaines de ses demandes et il a en sa possession des photos compromettantes de la fillette. De quoi la faire chanter, et obtenir toujours plus.
Plus… jusqu’où ?
Le « tigre » exige son suicide en direct. Il lui envoie un manuel d’instruction à ce sujet.
L’emprise qu’il a sur Eva est totale, mais du haut de ses 12 ans, la petite n’est pas candidate au suicide. Alors pour apaiser le « Tigre », elle cherche à lui fournir une autre victime.
Jay a 13 ans et souffre d’une dysphorie de genre.
Dans l’année de ses 12 ans, anorexie, dépression, automutilation inquiètent ses parents.
L’enfant suit une thérapie à Seattle et semble aller mieux, mais son comportement reste instable.
Il demande à ses parents de le surveiller, de lui prendre son téléphone. Les parents de Jay fixent avec lui des règles d’utilisation de ses appareils numériques.
Le 17 janvier 2022, Eva contacte Jay et lui envoie le manuel d’instruction sur le suicide, puis ils en discutent sur la plate-forme Discord.
Il faudra deux heures à la jeune fille pour convaincre Jay de passer à l’acte. Par trois fois, il affirme ne plus avoir d’idées suicidaires.
Mais Eva a été bien formée. En désespoir de cause, elle propose au garçon de se tuer avec lui. C’est un de ses derniers messages « surtout, ne te suicide pas sans moi », lui écrit-il.
Elle a gagné.
Pour Jay, il est 2h30 du matin. Il s’éclipse de la maison, passe devant sa mère endormie. Il emporte une rallonge électrique blanche au passage.
Au même moment, Eva crée un groupe sur Instagram pour diffuser le suicide en direct.
Lorsque l’appel Instagram débute, Shahriar J. dit le « tigre blanc » prend le contrôle de la conversation.
Jay Taylor s’arrête à environ quinze minutes à pied de chez lui, à quelques mètres des conteneurs à ordures et du quai de chargement des camions d’un supermarché. Il se place devant une clôture grillagée.
Tu as une corde ? s’inquiète S.Javan

Il exige que Jay se déshabille, mais l’adolescent garde son t-shirt noir et blanc.
Il pose son iPhone 6 au sol devant lui de manière à filmer son visage et le haut de son corps. Il attache la rallonge électrique à la clôture.
Puis il se passe un nœud coulant autour du cou.
Alors que Jay lutte pour sa vie, d’autres utilisateurs rejoignent la diffusion en direct. Six minutes plus tard, Jay est mort.
Dans les secondes qui suivent, les témoins se moquent de lui, l’insultent avec des propos transphobes et affirment qu’il ne méritait rien de moins. Shahriar Javan conserve une copie de la vidéo.
Intervient alors une autre jeune fille, australienne, ancienne victime d’un réseau similaire. La vidéo de Jay qu’elle découvre la révolte. Elle retrouve sur discord un camarade de classe de Jay qui lui donne les coordonnées de son père. Elle lui transmet alors la vidéo. Lui-même l’envoie ainsi que toutes les autres preuves au commissariat de police de Gig Harbor.
Les enquêteurs comprennent que la mort de Jay cache autre chose qu’un suicide. Ils font appel à deux agents du FBI. C’est le début de l’enquête sur S.Javan.
Une (trop ?) longue enquête
Shariar Javan est connu des services de police depuis 2021. Âgé de 16 ans, il avait déjà fait l’objet d’une enquête pour « possession présumée de pornographie infantile » suite à un signalement du Centre National Américain pour les Enfants Disparus et Exploités (NCMEC).
Le NCMEC avait transmis un document d’environ 40 pages aux autorités allemandes contenant des transcriptions de chat de la plate-forme en ligne Discord dans lequel “White Tiger” exigeait des photos de deux jeunes filles, les exhortant à se faire du mal et leur suggérant de se suicider.
Convoqué en novembre 2021 par la police de Hambourg, il reconnait au cours de l’interrogatoire avoir discuté avec deux mineures sur la plateforme Discord sous le pseudonyme « White Tiger », et avoir tenu des conversations à caractère pédopornographique .
Trois jours après cet interrogatoire, les poursuites sont abandonnées, l’infraction constatée n’étant pas suffisante.
Deux mois et demi plus tard, Jay, 12 ans, est conduit au suicide.

Qu’il faille attendre juin 2025, soit 3 ans, pour que soit arrêté le « Tigre Blanc » suscite des questions : les autorités allemandes auraient-elles pu agir plus tôt et empêcher ce drame ?
Fustiger l’appareil policier est facile. Qu’en est-il du terrain et des difficultés rencontrées ?
Suite à la mort de Jay, ses parents entreprennent immédiatement d’alerter et de prévenir sur la dangerosité monstrueuse qui peut sortir de certains réseaux sociaux. Ils confient tout le matériel informatique de leur fils à la police locale pour lui permettre de tracer et de découvrir ce qui a conduit au drame. La police remet les appareils entre les mains du FBI.
Deux agents, dont un certain Mac Monigle, s’investissent totalement dans l’enquête et entament des recherches mais ils sont vite bloqués, aux portes de discord. Il leur faut un mandat pour fouiller la plateforme, mais il n’existe pas de vocabulaire pour qualifier le « suicide » de Jay . « agression virtuelle ? », « homicide numérique ? » il n’y a pas de précédent. Ils doivent trouver un moyen de convaincre le procureur et cherchent, dans les fichiers auxquels ils ont accès, des délits punis par la loi pour obtenir un mandat.
Ils se servent de vidéos d’actes de tortures sur les animaux punis par la loi américaine et retrouvent également une ancienne affaire impliquant une femme condamnée en 2017 pour homicide involontaire pour avoir encouragé son petit ami à se suicider via des appels et des SMS.
Rien n’y fait, le procureur refuse d’ouvrir une enquête par manque de preuves.
Les agents continuent leur recherche. Ils essuient un deuxième refus au bout de quelques mois mais finissent par décrocher un mandat auprès d’un procureur adjoint.
A l’été 2022, le FBI a remonté la piste jusqu’au domicile de Shahriar à Hambourg.
Mais les preuves recueillies sortent de la juridiction des agents fédéraux. Malgré le refus de leurs supérieurs, ils se rendent en Allemagne avec le dossier de preuves collectées afin que le meurtrier de Jay soit arrêté par les autorités allemandes.
En février 2023, les deux enquêteurs du FBI présentent au quartier général de la police de Hambourg un PowerPoint de deux heures devant une douzaine de procureurs allemands et la police locale et fédérale.
La présentation comprend les messages du chat précédents la mort du jeune garçon, des vidéos du « tigre blanc » torturant à distance d’autres enfants et les liens établis entre le pseudo et l’étudiant Shahriar Javan résidant à Hambourg.
L’enquêteur MC Monigle sent pourtant à l’issue de la réunion que les autorités allemandes ne sont pas décidées à bouger.
Son dépit est douloureux et il ne se remettra pas de ce qu’il perçoit comme un échec.
Nous leur avions donné tout ce que nous avions – y compris l’identité réelle de White Tiger et tant de données, a-t-il déclaré.
Pendant des mois, ils avaient étudié le Tigre Blanc et des vidéos de ses victimes.
En septembre 2023, la police de Hambourg fouille le domicile de S. Javan à la recherche de « contenu pédopornographique » et saisit ses ordinateurs. L’accusation de meurtre déposée par le FBI n’avait pas été retenue par manque de preuves fiables.
Le retour au États-Unis de MC Monigle est suivi d’une terrible période de dépression. La pensée de nouvelles victimes ne le quitte pas.
Il commence à faire des cauchemars de S. Javan, de ses propres enfants blessés. Il boit trop et développe un tremblement dans son bras gauche.
Il demande et obtient un changement d’affectation dans un emploi administratif. En juin 2024, il quitte définitivement le FBI.
Le 18 Juin 2025, trois ans et demi après la mort de Jay, Mc Monigle reçoit un texto d’un ancien collègue : la police allemande a arrêté S. Javan.
Sur les appareils saisis se trouvaient des téraoctets de visuels dont 127 heures de vidéos. Des décapitations d’animaux, des enfants maltraités.
« Le Tigre blanc » est accusé à ce moment-là de 123 chefs d’accusation d’abus sexuels et de violences.
Pourquoi a-t-il fallu deux ans et demi à partir de la réunion avec le FBI pour arrêter Sharhiar Javan ?
A cette question posée lors de la conférence de presse, le chef de l’Office de police criminelle de l’État, Jan Hieber déclare que les preuves du FBI n’étaient pas recevables devant les tribunaux allemands, « par conséquent, l’enquête ici à Hambourg a dû être commencée à partir de zéro ».
Il a fallu à la police allemande analyser de nouveau méticuleusement des centaines de captures d’écran et d’enregistrements vidéo, pour obtenir un mandat d’arrêt.
Les autorités allemandes reconnaissent par ailleurs n’avoir aucune expérience du phénomène des réseaux sadiques organisés en ligne.
Le lendemain de l’arrestation, les procureurs allemands ajoutent 81 accusations criminelles contre S. Javan et portent à plus de trente le nombre d’adolescents violentés. Les nouvelles accusations comprennent cinq tentatives de meurtre.
Reste aux procureurs la tâche juridiquement compliquée de condamner S. Javan de meurtre par des moyens « doublement indirects » : Eva et Jay lui-même.
L’avocate de S. Javan a déjà annoncé que les allégations pour meurtre n’étaient pas tenables ».
Verdict fin 2026.

Le « Tigre Blanc » et le réseau 764
« Tigre Blanc » est le pseudo que s’est donné un étudiant germano iranien, fils d’un couple aisé résidant dans un quartier cossu de Hambourg. Il est aujourd’hui âgé de 21 ans.
Arrêté le 17 Juin 2025, il est inculpé de meurtre, de tentative de meurtre, de coups et blessures, d’abus sexuels sur des enfants et de possession de pornographie infantile de 2021 et 2023.
Le matériel informatique saisi recèle un monde d’horreur, de perversité et de cruauté inimaginable que les enquêteurs n’ont pas de mots pour définir. Le contenu était si monstrueux que les autorités allemandes ont dû fournir des psychologues aux enquêteurs.
Vidéos et photos défilent sous leurs yeux :
Une jeune fille de 12 ans grave un cœur dans sa cuisse.
Une autre jeune fille de 13 ans s’entaille à plusieurs reprises la poitrine.
Une jeune Canadienne de 14 ans s’insère des objets pointus par voie anale et vaginale.
Une petite fille de 11 ans est forcée à commettre des actes d’automutilations sexuels jusqu’à ce qu’elle soit visiblement maculée de sang.
Et puis, il y a Eva, 12 ans, déprimée, suicidaire, débauchée en 2021. Sur une vidéo, elle se coupe à plusieurs reprises à la demande du monstre et écrit son nom avec son sang. Sur une autre, l’enfant écrase un petit oiseau, le décortique de ses mains tremblantes, et lui présenter sur un drap avec « Tigre Blanc » et un cœur peint dessus, selon ses ordres.
Ces atrocités sont conservées par le prévenu comme autant de trophées et sont partagés aux membres d’un réseau : le 764.

Le réseau 764 fait partie d’un autre réseau en ligne pédocriminel : « Com » pour « communauté ».
« Tigre Blanc » s’inscrit dans cette lignée de sadiques apparue avec le développement d’internet.
Dès les débuts d’internet, il s’est trouvé des niches où s’exposaient des fichiers de violence extrême : images de cadavres mutilés ou textes décrivant de graves abus, le tout accessible dans des forums Usenet.
À la fin des années 1990, des « sites de choc » ont émergé, sur lesquels les utilisateurs regardaient des vidéos d’accidents graves, de suicides ou de vidéos de décapitations de l’Etat islamique. Les adolescents étaient déjà repérés comme utilisateurs privilégiés de ces sites.

Dans le même temps, une lie pédocriminelle est apparu dans le darknet, téléchargeant un grand nombre de vidéos montrant les abus les plus graves.
Avec le réseau “764”, une nouvelle forme de brutalité numérique débarque à l’ère des médias sociaux. La violence n’est plus seulement consommée sur le net, elle est produite.
Nulle part cela n’est plus clair que dans les tutoriels que les membres de “764” s’envoient, portant des noms dans la veine de “Handbook for Sex Extorsion” ou “Suicide Tutorial”.
Ils décrivent en détail comment « recruter » de nouvelles victimes sur le net et comment mener des conversations.
Les utilisateurs de “764” recommandent d’approcher des mineurs particulièrement vulnérables et psychologiquement instables.
Ce réseau, peu structuré et dépourvu de hiérarchie stricte, rend les enquêtes approfondies et les actions policières extrêmement difficiles. Actifs sur Telegram, Discord, les plateformes de jeux vidéo et les forums de discussion, ses membres ciblent et manipulent spécifiquement des mineurs psychologiquement vulnérables.
Au sein de ces groupes, les agresseurs s’encouragent mutuellement et partagent des instructions sur la manière de manipuler, principalement, des jeunes filles.
Le facteur déterminant semble être le degré de violence : plus les actes sont brutaux, plus le prestige est élevé.

A l’origine du groupuscule
“764” – les premiers chiffres du code postal d’un lieu au Texas où un jeune de 15 ans fonde le groupe en 2021.
Ce garçon frêle aux cheveux roux B. Cadenhead grandit dans la petite ville de Stephenville, au Texas.
À l’âge de dix ans, ses parents, pratiquants assidus, se séparent. Par la suite, il s’isole progressivement souffre de crises de nerfs, s’automutile et développe une fascination pour les vidéos de torture.
Le père, Jeff Cadenhead, déclare avoir tenté à plusieurs reprises de faire admettre son fils dans un hôpital psychiatrique.
À chaque fois, les médecins ont changé son traitement et l’ont renvoyé chez lui,confie-t-il.
Il quitte l’école en juin 2021 et crée son premier salon de discussion sur 764 le même mois.
Sous différentes variantes du pseudonyme « Felix », il apparait régulièrement dans divers salons de discussion Discord, y publiant des images choquantes, incitant les utilisateurs intéressés à le rejoindre sur d’autres parties de la plateforme et harcelant ceux qui réagissaient avec dégoût.
Cadenhead contourne facilement les mesures de sécurité de Discord conçues pour protéger contre les abus sexuels en ligne. À chaque fois qu’il est banni de la plateforme, il ouvre de nouveaux comptes et poursuit ses activités.
En juin 2021, la police de Stephenville reçoit des signalements indiquant qu’un utilisateur de Discord, a mis en ligne des images pédopornographiques.
Lors d’une perquisition menée l’après-midi du 25 août 2021, la police trouve un ordinateur portable dans la chambre de l’adolescent, sur lequel elle découvre des images de filles prépubères se livrant à des actes sexuels, des actes d’automutilation d’adolescente, de torture sur des animaux de compagnie, d’acte sexuel avec un bébé.
B. Cadenhead, aujourd’hui âgé de 19 ans, représente l’un des cas les plus inquiétants de cybercriminalité juvénile aux États-Unis ; il a été condamné et purge la deuxième année d’une peine de 80 ans de prison.

La « Communauté »
Des cybergroupes violents en ligne ciblent et manipulent des enfants et des jeunes vulnérables sur des plateformes facilement accessibles afin de les amener à poser des gestes violents, notamment à s’automutiler, à torturer et à tuer des animaux et à produire des images d’exploitation sexuelle d’enfants.
Le réseau en ligne connu sous le nom de « The Com », une forme abrégée de « Community » (la communauté) .
« The Com » est une communauté virtuelle de groupes et d’individus qui exercent des activités illicites et glorifient la violence sérieuse, la cruauté et le gore.

Où et comment opèrent-ils?
Les prédateurs utilisent tous les mêmes processus de conditionnement :
Le contact débute souvent de manière anodine : les auteurs entament des discussions sur des plateformes de jeux, des applications de messagerie (par exemple, Discord, Telegram, Roblox, Minecraft, Twitch et Steam) ou via TikTok/Instagram.
Puis l’escalade suit une logique bien rodée :
Les prédateurs montrent une surabondance d’attention et d’affection pour créer une attache émotionnelle. La fausse confiance établie, ils collectent des informations personnelles (adresse, nom de l’école…) via les profils publics, puis ils proposent un basculement vers des chats privés : par exemple sur Telegram ou Signal.
Lorsque le prédateur a collecté des informations personnelles suffisantes, il passe au chantage.
Les options sont nombreuses : menacer de publier du contenu explicite ou violent et/ou de l’envoyer aux proches de la victime, divulguer des renseignements personnels de la victime sur Internet de façon malveillante, faire un faux signalement afin que les services d’urgence soient dépêchés chez la victime ou à son école afin d’affirmer leur pouvoir, menacer directement ou indirectement la sécurité et/ou le bien-être de la victime ou de ses proches.

Les victimes déjà fragiles et maintenant isolées sont amenées à se filmer/photographier et/ou photographier leurs frères et sœurs ou autres en train de se livrer à : des poses sexuellement explicites, des actes sexuels, de la torture ou le meurtre d’animaux, y compris les animaux domestiques de la famille, des actes de violence envers les autres ou l’automutilation, et parfois, nous l’avons vu, à se suicider.
Les victimes sont également forcées à mettre en scène le nom de leur bourreau, avec une lame sur elle-même ou sur un animal, avec du sang sur différents supports.
Au fur et à mesure que les photos et vidéos des victimes sont fournies à leurs prédateurs, celles-ci sont partagées avec le réseau « The Com », humiliant davantage les victimes et créant plus de contenu pour le groupe.
Ce qui importe le plus pour ces prédateurs, est d’acquérir de la notoriété dans le réseau, les actes de tortures étant considérés comme des victoires.
Cette violence numérique est particulièrement brutale car elle se produit là où les enfants devraient se sentir en sécurité : chez eux.
De plus, l’anonymat qui en découle engendre un profond sentiment d’impuissance, explique Saskia Nakari, consultante en éducation aux médias au Centre des médias de la ville de Stuttgart.
Il n’y a pratiquement plus d’endroit où se réfugier, plus d’espace sûr.
Et tout cela se passe alors que les parents sont juste dans la pièce d’à côté, impuissants.
D’après un article de l’association américaine Missing Kids d’août 2025, qui a recensé plus de 1300 cas, les victimes sont principalement des filles de 14-17 ans.

Le cas Richard Densmore
L’homme de 47 ans habitant le Michigan, vétéran de l’armée qui avait plaidé coupable d’exploitation sexuelle d’un enfant, était très actif dans le réseau criminel en ligne appelé 764, que le FBI considère désormais comme une menace terroriste de « niveau 1 ».
764 et ses réseaux associés ont connu une croissance fulgurante au cours des quatre dernières années.
Depuis la création du réseau par un adolescent texan, Bradley Cadenhead, en 2020, des affaires criminelles liées à ce réseau ont été ouvertes dans au moins sept États américains, ainsi qu’au Brésil, au Canada, au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens.
Cadenhead purge actuellement 80 ans de réclusion dans une prison d’État du Texas pour des délits liés à des images de violences sexuelles sur des enfants.
En raison des liens du 764 avec des idéologies extrémistes comme l’accélérationnisme néofasciste et la secte sataniste pédocriminelle “Ordre des Neuf Angles” aussi appelée 09A , le ministère américain de la Justice et le FBI classent le 764 comme une menace terroriste de « niveau 1 /catégorie 1 » qui « menace directement la sécurité nationale ou économique des États-Unis ».
Selon un responsable fédéral de l’application des lois non autorisé à s’exprimer officiellement, le ministère de la Justice a vu des cas liés au 764 dans chaque bureau local des États-Unis et ouvre actuellement environ 10 nouvelles enquêtes par semaine liées à ce réseau.
Lors d’une conférence de presse tenue après le prononcé de la sentence jeudi, le procureur général adjoint Matt Olsen, de la Division de la sécurité nationale, a pour la première fois directement qualifié le groupe 764 de menace extrémiste.
Ce groupe cherche à faire du mal aux enfants de manière indescriptible pour atteindre ses objectifs de destruction de la société civilisée, de fomenter des troubles civils et, à terme, de faire s’effondrer les institutions du gouvernement américain, a déclaré Olsen.
Connu pour ses membres se livrant à des abus sur mineurs et distribuant du matériel d’abus sexuel sur mineurs (CSAM), 764 contrôle ses victimes par « une peur extrême », ont déclaré des responsables fédéraux, en utilisant des photographies compromettantes, des informations personnelles et la menace d’exposition publique pour extorquer des mineurs à des fins d’exploitation sexuelle ou d’automutilation
De nombreux membres [de ce réseau] ont pour objectif final de forcer leurs victimes à se suicider en direct pour divertir le réseau ou pour contribuer à la notoriété de l’agresseur au sein du réseau 764, a déclaré Olsen.
Il est difficile de comprendre une violence aussi choquante et inhumaine visant des enfants innocents et vulnérables.
Dans le mémorandum de condamnation du gouvernement , les procureurs fédéraux ont demandé que Densmore reçoive la peine maximale de 30 ans pour son rôle dans la création et la direction de « salles de discussion en ligne où les enfants étaient encouragés à se mutiler, à saigner pour les membres et à se livrer publiquement à des actes sexuels dépravés ».

Des documents gouvernementaux antérieurs montrent que Densmore dirigeait un serveur adjacent à 764 appelé « S3wer », où il hébergeait d’autres membres de 764 et fournissait un espace pour préparer des victimes mineures à être exploitée sexuellement et à se faire du mal , devant graver souvent son pseudonyme sur leur corps dans une pratique courante au sein du réseau 764 et de ses ramifications.
Une pratique connue sous le nom de « cut-signing ».
Selon les procureurs, certaines victimes sont poussées à se suicider devant la caméra pour divertir le réseau et contribuer à la notoriété de leurs exploiteurs au sein du réseau. Aucun nombre précis de suicides liés à 764 n’ait été donné
A travers des extraits de conversations en ligne que Densmore a mené avec ses victimes et d’autres membres de 764, principalement sur le réseau “Discord“, les procureurs fédéraux ont montré la fierté de Densmore quant à son rôle influent au sein de 764.
En septembre 2022, Densmore a intimidé une victime jusqu’à qu’elle s’auto-abuse après lui avoir démontré qu’il avait des informations compromettantes sur elle et qu’il dirigeait non pas un, mais deux serveurs de pédopornographie et d’extorsion.
Je suis le propriétaire de “cultist” [un autre serveur Discord 764] et de 764.
Je veux que tu t’infliges des coupures pour moi.
La victime a répondu qu’elle ne se mutilerait pas, ce à quoi Densmore a répondu en menaçant de révéler des informations confidentielles sur la mineure :
Ne mets pas papa en colère. Je vais t’extorquer…
J’ai toutes tes informations. Tu m’appartiens…
Fais ce que je te dis maintenant, chaton.
Dans une conversation Discord d’octobre 2022 entre Densmore et un autre participant à ses serveurs d’abus d’enfants, il s’est vanté de ses méthodes d’exploitation.
Je les manipule et je les harcèlent. Ensuite, ils me suivent (et deviennent adeptes), a déclaré Densmore.
Nous avons demandé à une fille de se couper le cul devant la caméra.
Ils tuent aussi leurs animaux de compagnie.
La plupart feraient n’importe quoi pour avoir du pouvoir (après être devenus adeptes).
Lorsqu’un utilisateur de Discord a dit à Densmore qu’il n’y avait aucune raison d’abuser des gens, Densmore a écrit : « Ils le supplient. »
Une grande partie des preuves contre Densmore a été scellée par décision de justice afin de protéger l’identité de ses victimes et en raison de leur nature choquante.
Les téléphones de Densmore, saisis lors des mandats de perquisition dans cette affaire, contiennent certaines des images et vidéos les plus odieuses que j’ai eu le malheur de voir, a écrit le procureur adjoint américain Adam Townshend dans son mémorandum de condamnation.
Les autorités fédérales ont également examiné de près le plaisir pris par Densmore à l’égard de sa notoriété en ligne.
« Être célèbre sur Discord n’est pas aussi génial qu’on le pense », a-t-il écrit à un autre utilisateur, et dans un autre cas, il s’est lamenté :
Pourquoi ces gens ne peuvent-ils pas me laisser devenir célèbre ?
Avant son inculpation et son arrestation, Densmore avait été perquisitionné par le FBI en février 2023, mois lors duquel le FBI avait découvert du matériel pédopornographique sur ses appareils.
Lors d’une autre perquisition menée plus tôt cette année, les fédéraux ont trouvé deux téléphones portables cachés dans une bouche d’aération de sa chambre.
Il avait déjà été accusé d’une infraction sexuelle impliquant un mineur dans les années 1990, selon un dossier gouvernemental daté de janvier 2024.
En 2023, Densmore a publié une vidéo sur un serveur du réseau 764 le montrant en train de brûler des appareils électroniques dans un tonneau en métal à l’extérieur.
Adieu, les preuves, dit Densmore sur l’enregistrement.
En 2024, un documentaire réalisé par Laurence Mathieu-Léger diffusé le 8 novembre 2024 par “Radio-Canada Infos” traite du sujet et présente les choses ainsi :
Tous les parents s’inquiètent des relations que pourraient nouer leurs enfants avec des inconnus sur Internet, et cette semaine, Enquête plonge dans l’univers glauque des groupes haineux qui prolifèrent en ligne.
Des groupes néonazis qui font la promotion de la haine contre les minorités, profitent de la discrétion de certains forums de discussions pour cibler délibérément de très jeunes adolescents et les inciter à commettre des crimes violents, à s’automutiler, voire carrément à se suicider.
Des événements survenus au Canada et aux États-Unis dans les dernières années démontrent que les relations malsaines entre de jeunes ados et des individus liés à ces groupes haineux sortent du virtuel et se matérialisent dans la vie réelle.
Pendant que des militants tentent de rendre les réseaux sociaux plus imputables, les gouvernements fédéral et provinciaux bougent lentement au Canada pour lutter contre le contenu préjudiciable en ligne.
- L’accélérationnisme est une tendance politique qui prône l’accélération du capitalisme et des processus technologiques pour provoquer une transformation radicale de la société. Cette théorie se divise en deux variantes principales :
- L’accélérationnisme de gauche : Vise à dépasser le capitalisme en poussant le progrès technologique vers des buts socialement bénéfiques et émancipateurs.
- L’accélérationnisme de droite : Cherche à intensifier le capitalisme, parfois dans l’optique d’atteindre une singularité technologique.
Plus récemment, le terme a été adopté par l’extrême-droite pour désigner l’accélération d’un conflit racial par le terrorisme.

Fin 2025, Densmore s’est fait coincé, je vous le donne en mille, en France, en Alsace.
Voici l’article du Monde ci-dessous :
Recherché par le FBI depuis des années pour pédocriminalité, un Américain arrêté en Alsace pour le viol d’un mineur
Le suspect, installé en France sous une fausse identité après avoir fui les États-Unis et des années de cavale à travers le monde, a été arrêté près de Strasbourg, où il résidait.
Il est mis en examen et écroué pour le viol de son fils adoptif de 10 ans.
Des investigations sont en cours pour vérifier si le suspect, âgé de 51 ans, arrêté le 1er novembre à Kilstett (Bas-Rhin) où il résidait sous une fausse identité, a pu s’en prendre à son autre enfant, âgé de 8 ans, a précisé cette source.
Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), le parquet s’est borné à déclarer qu’« une procédure d’instruction [était] en cours à Strasbourg », sans plus de précision.
Selon la police de Scottsdale, dans l’Arizona (sud-ouest des États-Unis), l’homme avait été arrêté une première fois dans son pays en février 2008 pour exploitation sexuelle de mineur, mais avait fui les États-Unis la même année alors qu’il portait un bracelet électronique.
Une traque de longue haleine
Ses activités criminelles et ses tentatives répétées d’échapper à une arrestation s’étendent sur près de deux décennies et plusieurs pays, et ont maintenant pris fin, se sont félicités les policiers américains dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.
Interpellé en 2009 en Espagne, le suspect avait été extradé vers son pays, puis condamné en 2012, mais avait de nouveau fui à l’étranger alors qu’il était en liberté conditionnelle.
Passé par le Vietnam puis la Pologne, il s’était finalement établi en France.
En accédant à distance au contenu de sa messagerie électronique, les enquêteurs américains ont trouvé des vidéos dans lesquelles le quinquagénaire violait son fils adoptif, ce qui lui a valu d’être mis en examen en France.
Sans les efforts pour [le] trouver en vue de son extradition, cette nouvelle preuve de ses crimes actuels n’aurait jamais pu être découverte, a souligné la police de l’Arizona.
Champignons bio et jets privés
Selon les éléments recueillis à Kilstett par un journaliste de l’AFP, le quinquagénaire et sa famille habitaient depuis un peu plus d’un an dans cette localité située à environ 15 kilomètres au nord de Strasbourg.
Ses enfants y étaient scolarisés.
Il y avait créé, avec son épouse rencontrée au Vietnam, une entreprise de production de champignons bio.
Auparavant, selon son propre récit sur le site de son entreprise, il a été « pilote de jets privés en Europe » et a dirigé une « école d’anglais », revendue depuis.
Il purgera donc bien la peine de 30 ans de prison pour laquelle il avait également été condamné par un tribunal du Michigan en 2024 pour exploitation sexuelle d’un enfant.
Richard Densmore passera les 30 prochaines années en prison fédérale pour exploitation sexuelle d’enfant et pour son rôle dans la création des réseaux en ligne de 764, qui contraignaient des enfants à se filmer en train de s’automutiler, de se livrer à des actes sexuels explicites et à des violences », a déclaré le procureur général Merrick B. Garland .
Cet accusé a orchestré un réseau visant à cibler des enfants via des sites de jeux en ligne et a eu recours à l’extorsion et au chantage pour contraindre ses victimes mineures à se filmer en train de commettre des actes d’automutilation et de violence, a déclaré Christopher Wray, directeur du FBI.

Et comme les tortionnaires type Cadenhead, Tigre blanc ou Densmore ont tendance à pulluler, poursuivons avec quelques moyens qui permettent aux adultes de repérer, chez un enfant ou un ado, un éventuel hameçonnage par un de ces tarés.
Signes évocateurs
Voici quelques signes qui montrent que votre enfant pourrait être une cible :
– Votre enfant se sert d’applications mobiles comme Discord ou Telegram ou d’autres plateformes de communication chiffrée auxquelles vous n’avez pas accès en tant que parent.
– Les animaux domestiques de la famille ou d’autres animaux se blessent ou meurent de façon suspecte.
– Votre animal domestique évite ou craint votre enfant (ou vous-même), de façon inhabituelle
– Votre enfant manifeste de l’intérêt pour les opinions extrêmes en ligne.
– Votre enfant manifeste soudainement de l’intérêt à mettre en doute ou à rejeter les contraintes morales qui touchent à son comportement et s’intéresse au nazisme, aux tueries dans les écoles, aux tueurs en série ou à l’occultisme.
– Vous trouvez des inscriptions faites avec du sang ou ce qui semble être du sang.
– Votre enfant a un nouvel « ami » ou réseau en ligne dont il semble obsédé et/ou craindre.
– Votre enfant reçoit des cadeaux anonymes ; des articles livrés chez vous, de l’argent comptant, des cartes-cadeaux à utiliser dans les jeux vidéo ou d’autres cadeaux virtuels.
– Votre enfant couvre sa peau de manière inhabituelle.
– Votre enfant porte des bandages, a des coupures, des taillades dans la peau ou des entailles faites avec une lame, des marques de coups de couteau et autre.
– Votre enfant est plus silencieux et renfermé qu’à l’habitude.
– Votre enfant est excessivement de mauvaise humeur ou à cran.
– Les résultats scolaires de votre enfant baissent.
– Votre enfant passe plus de temps sur Internet, sans supervision ou seul dans sa chambre.
– Votre enfant dépense plus en ligne ou demande de l’argent plus souvent que d’habitude.
– Votre enfant griffonne des noms et/ou des chiffres dans des carnets, son agenda ou son journal intime ou sur des feuilles de papier.
Pris individuellement, ces signes ne semblent peut-être pas significatifs, mais, si on en combine plusieurs ou en tenant compte de l’ensemble des circonstances, ils peuvent être révélateurs et donner des raisons de s’inquiéter.
Les parents, tuteurs, adultes de confiance, soyez attentifs à ces signes.
Maintenez une communication ouverte avec vos enfants sur leurs contacts, surveillez leurs activités en ligne.
Familiarisez-vous avec les applications et les technologies qu’ils utilisent.

Et maintenant ?
Hors l’arrestation du meurtrier, cette histoire a-t-elle porté des fruits ?
La réaction des plateformes
Les parents de Jay attribuent une grande responsabilité à Discord. Ils se préparent à intenter une action en justice contre le serveur.
Discord a délibérément fait entrer le dark web dans notre maison, a déclaré sa maman.
Leur fils comme beaucoup d’utilisateur a semble-t-il utilisé une application extérieure pour effacer continuellement ses messages. D’après un porte-parole de la plateforme, de tels outils ne sont pas approuvés par Discord.
Il n’empêche que, pour le père de la victime, ne pas lutter contre l’utilisation de ces logiciels revient à permettre aux utilisateurs de couvrir leurs traces, de cacher des preuves de leur jeu atroce, et ainsi, de favoriser des organisations malfaisantes.
Ils demandent également qu’une « armée de modérateurs » surveille en permanence les contenus et puissent bloquer les acteurs malveillants.
Roblox et Meta ont annoncé mettre en place de nouvelles restrictions basées sur l’âge.
Vers une nouvelle législation
L’affaire a également attiré l’attention politique aux États-Unis. Colby Taylor proposait de témoigner devant la commission judiciaire du Sénat.
À la suite de la mort de son fils, les législateurs ont l’intention de tenir les chefs de plateforme comme Discord responsables de leur manque de mesures de protection.
Colby Taylor a envoyé à la commission du Sénat une proposition législative de 11 pages. Il travaille sur le règlement, qu’il a appelé “la loi de Jay”, depuis qu’il a appris l’étendue de “764” par l’arrestation de Shahriar.
Il exige l’introduction d’une infraction pénale distincte pour la coercition numérique et l’extorsion entraînant la mort.
La mort de Jay – l’un de ses premiers cas – illustre les défis de l’enquête sur cette nouvelle forme croissante de prédation en ligne.
Un examen effectué par le Washington Post et Der Spiegel en Allemagne a révélé que les autorités avaient du mal à identifier les lois qui étaient enfreintes. Ils ont fait face à des obstacles juridictionnels alors qu’ils retraçaient des prédateurs présumés dans des pays du monde entier.
En guise de conclusion… ce n’est qu’un début
Partout, des cas récents démontrent que le danger est réel.
– Allemagne, juin 2025 : à Hambourg, affaire du Tigre Blanc. (The Guardian)
– Grèce, avril 2025 : le cofondateur présumé du groupe « 764 Inferno » a été arrêté à Thessalonique. Il serait impliqué dans plusieurs cas d’abus.( Bee Secure)
– France, août 2025 : Un jeune français se revendiquant du réseau 764 a été mis en examen et incarcéré. Il est accusé d’avoir réussi à convaincre une cinquantaine de jeunes filles de se scarifier ou de se mutiler à sa demande. (Sud Ouest)
– Canada, février 2026 : La Gendarmerie royale du Canada a accusé une jeune personne d’avoir participé à des activités terroristes impliquant le réseau 764, récemment ajouté à la liste canadienne des entités terroristes.(Gendarmerie Royale du Canada)
– États-Unis, février 2026 : Le FBI met en garde les parents contre le réseau nihiliste international « 764 ».( Epochtimes)
Le FBI publie une mise en garde mondiale concernant une hausse spectaculaire (+500 % d’arrestations en un an) des activités du groupe “764”.
NDWP:
Après le grand classique du prédateur isolé, rabatteur sans commanditaires (ex: Dutroux), les réseaux nous font le coup du chef de réseau mineur prédateur isolé, encore mieux.
Alors que 90% des membres du réseau sont majeurs, évidemment, et pour certains ont une longue carrière dans le domaine, sur le Net et IRL.
Il faut aussi remarquer que le réseau ONA (Order of Nine Angles) qui utilise les mêmes techniques (grooming) et les mêmes symboles (satanistes) est souvent amalgamé par les médias au réseau 764.
Pourtant cela ne semble pas s’appuyer sur des pédocriminels communs, même si il est fort possible que certains mangent à tous les rateliers.
Cette tendance nous semble être faite par méconnaissance et pour pouvoir surfer sur le côté nazi, masculiniste et donc suprémaciste blanc si l’on comprend bien (en gros ce serait les pédos du KKK pour faire simple).
Sauf que, en ce qui nous concerne nous ne voyons pas vraiment de liens direct.

Nous avons donc choisi de ne pas traiter le réseau ONA dans le même article que celui sur 764.
On se garde ça sous le coude pour une prochaine fois.
L’équipe Wanted Pedo
On lache rien.
Contacts
PHAROS Signalement de contenus illicites sur Internet internet-signalement.gouv.fr
3018 Numéro vert contre les violences numériques et le cyberharcèlement Appeler le 3018 (Anonyme et gratuit)
Point de Contact Signaler des images pédopornographiques pointdecontact.fr
Gendarmerie / Police En cas d’urgence immédiate ou de menace de passage à l’acte Composer le 17

Une vidéo de la Youtubeuse Nelly Kitty 666 (charmant le pseudo…) traite assez bien certains volets du réseau, notamment dans l’extrait ci-dessous :
Sources :

Actualisation avril 2026 :
Nouvelle petite victime au mois de février : Une Canadienne de 15 ans est morte après avoir été manipulée en ligne par des prédateurs liés au réseau 764.
VANCOUVER – Un père de Colombie-Britannique dont la fille adolescente s’est suicidée après avoir, selon lui, été manipulée par le réseau extrémiste en ligne 764, affirme que le groupe a transformé la vie de sa famille en « un film d’horreur insensé ».
Jason Sokolowski raconte que sa fille Penelope était une enfant douée et créative qui adorait l’art, les parcs d’attractions et passer du temps en ligne à créer des mondes numériques dans des jeux comme Minecraft et Roblox.
« Elle avait le don de créer et de voir la beauté en presque toute chose, d’une manière que la plupart des gens ne percevaient pas », a déclaré Sokolowski à CTV News depuis son domicile de Vancouver.
Lui et la mère de Pénélope pensaient prendre les précautions nécessaires pour assurer la sécurité de leur fille.
« Mon ex avait une application de contrôle parental sur son téléphone qui lui indiquait ce qu’elle regardait, ce qu’elle recherchait, etc. », a expliqué Sokolowski. « Je m’efforçais d’être parfois dans sa chambre pour voir ce qu’elle faisait et je m’intéressais sincèrement à son univers. »
Mais en l’espace de quelques années, il a vu sa personnalité changer radicalement, au point qu’il pouvait à peine la reconnaître.
Les notes de Pénélope ont chuté. Elle a arrêté d’aller à l’école. Puis elle a commencé à s’automutiler.
« Je suis entrée dans la salle de bain et je l’ai vue avec des coupures aux jambes », a déclaré Sokolowski. « Nous avons décidé de suivre une thérapie et d’aller à l’hôpital. »
Sokolowski a découvert plus tard que sa fille semblait avoir été manipulée par une personne liée au groupe 764, un réseau en ligne décentralisé qui, selon la GRC, cible les jeunes sur les plateformes de jeux et de médias sociaux.
Il affirme que Penelope a été manipulée pour se faire du mal, et que celui qui avait gagné sa confiance a même encouragé la violence envers les animaux de compagnie de la famille.
« Il existe une vidéo de ma fille essayant de tuer mon chat, qui m’a été envoyée par des membres du groupe », a déclaré Sokolowski.
Il affirme que les abus ont dégénéré en tentatives de suicide répétées devant un public en ligne.
« Je dirais trois ou quatre autres tentatives, qui ont peut-être été diffusées en direct ou publiées sur Twitch ou Discord », a-t-il déclaré.
Pénélope s’est suicidée en février 2025, trois jours avant son seizième anniversaire.
Depuis, son père, accablé de chagrin, est obsédé par l’apprentissage des horreurs de 764.
« Ils conditionnent et apprennent aux enfants à semer le chaos et à causer le plus de dégâts possible au sein de leur foyer, de leur communauté et des institutions qu’ils fréquentent, avant qu’ils ne commettent finalement un acte de violence sur eux-mêmes ou sur autrui », a-t-il déclaré.
Sokolowski a documenté son parcours sur TikTok et affirme être régulièrement contacté par des victimes d’extorsion en ligne.
Son avertissement survient alors que la GRC a annoncé des accusations de terrorisme contre un homme du Québec accusé de promouvoir l’idéologie du groupe 764 et d’avoir tenté de recruter des adolescents en ligne.
« Nous constatons de plus en plus d’actes commis par ce groupe en ligne », a déclaré la gendarme Marie-Pierre Guertin de la GRC.
« C’est un phénomène mondial particulièrement lié à la population anglophone. »
La GRC a annoncé que Jeffrey Roussel, âgé de 26 ans, a été arrêté mardi à Quebec, où les policiers ont également saisi un ordinateur portable et deux téléphones cellulaires.
En décembre dernier, le Canada a été le premier pays à inscrire le réseau 764 sur sa liste d’entités terroristes.
Sokolowski attribue en grande partie le succès de l’organisation aux réseaux sociaux.
« Nous n’autorisons pas les enfants à conduire, à utiliser des armes ou à boire de l’alcool. Or, les réseaux sociaux s’avèrent tout aussi dangereux pour eux », a-t-il déclaré.
Roblox, Discord, Telegram, chats de jeu-videos, serveurs privés…
C’est là que la chasse a lieu.
Et le gibiers c’est vos enfants.
Surveillez vos enfants pour ne pas qu’ils se fassent dévorer par les ogres.
La bête ne se cache pas dans une grotte.
Elle envoie des MP/DM à vos gosses.
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