The takeover | Comment la police mit un terme à un site pédophile

Exclusif : L’histoire d’une opération secrète de police visant à prendre le contrôle d’un forum d’abuseurs d’enfants en 6 mois de temps, et de l’étonnante percée qui amena nos services à l’arrestation de Richard Huckle « Le pire des pédophiles Britanniques »

par Michael Safi, traduction de WantedPedo

The Guardian, Mercredi 13 Juillet 2016

C’était l’un des réseaux de pédophiles le plus important au monde et le plus sécurisé. Un espace en ligne ou des dizaines de milliers d’entre eux échangeaient leurs horreurs.

Le site web distribuait des images et vidéos d’abus d’enfants, les membres pouvaient échanger et se stimulaient sur un forum du dark-web, accessible uniquement par un navigateur crypté.

Les membres étaient gérés de près. Les comptes ayant l’air suspect pouvaient être effacés à tout moment, très rapidement. Ceux qui voulaient rester devaient régulièrement mettre en ligne du contenu. Plus de 45.000 d’entre eux s’y plièrent.

Mais ce que ces quelques milliers d’utilisateurs n’ont jamais réalisé, même lorsque de gros comptes disparaissaient, c’est lorsque le site fut tenu par la police.

Durant six mois en 2014, dans un immeuble de bureaux de la ville de Brisbane en Australie, une unité d’élite de détectives administrait le site : ils analysaient les images, surveillaient les conversations, connectaient les usagers avec leurs crimes.

Durant le temps où ils furent branchés sur le forum, 85 enfants ont pu être sauvées et des centaines de personnes à travers le globe furent arrêtées.

Parmi celles-ci, il y avait Richard Huckle, un Britannique de 30 ans résidant en Malaisie, et l’un des membres les plus prolifiques du classement.

Richard Huckle, surnommé “le pire des pédophiles Britanniques”. Photographe : NCA/PA
Richard Huckle, surnommé “le pire des pédophiles Britanniques”. Photographe : NCA/PA

 

En Juin, Huckle fut ainsi condamné à 22 sentences à vie, une pour chaque mineur qu’il fut accusé d’avoir abusé. Les enfants étaient principalement d’origine indienne, provenant d’un milieu défavorisé. Il gagnait la confiance des familles en se faisant passer pour un missionnaire chrétien.

La police pense qu’il a fait au moins 169 autres victimes. Huckle a noté avec précaution leurs noms dans un registre et ce qu’il a fait avec chacun d’eux.

Comment il fut traqué et arrêté est une histoire de persévérance, de bonne fortune et d’une audacieuse opération sur 6 mois, dont la clé réside dans l’unité de police en charge spécialisée en la matière, la Taskforce Argos en Australie, qui a permis au Guardian l’accès à ses locaux afin d’échanger sur cette histoire.

                                        La piste

Le fil qui une fois tiré démêlerait le monde de Huckle, conduisit 5 ans en arrière à Toronto, au quartier général du businessman Brian Way.

L’homme, âgé de 42 ans, bâtit un réseau de distribution de films d’abus d’enfants d’une valeur de 4 millions de dollars, réseau qui reste jusqu’à aujourd’hui le plus gros jamais découvert.

Lorsque la police Canadienne perquisitionna les lieux, ils trouvèrent l’endroit rempli d’ordures, la salle de bain tapissée de moisissure. Le désordre était typique de la maison d’un prédateur.

Mais Way, qui fit l’objet plus tard de 15 accusations en relation avec les images de viols sur mineurs dont il attend toujours la sentence, garda des traces méticuleuses. Un dixième environ de ses 370 clients étaient basés dans le Queensland (Australie). Leurs coordonnées ont été transmises à l’inspecteur Jon Rouse, un homme grave de 52 ans qui commande la Taskforce Argos.

Jon Rouse, le chef de la Taskforce Argos, une unité de police du Queensland spécialisée en réseaux de pédopornographie en ligne. Photographe : Michael Safi pour le Guardian

Rouse gravit les échelons dans le groupe de protection de l’enfance de la police du Queensland ; il s’occupa d’enquêter sur les parents qui tuaient ou maltraitaient leurs enfants. Puis il rejoignit Argos en 2000.

« Lorsque nous avons affaire à une vidéo, quand vous, vous entendez des enfants crier, nous, nous écoutons les accents, on tente d’identifier l’endroit où les abus sont commis. » dit-il. « Notre boulot c’est d’enquêter sur ça et d’y mettre fin. »

Son masque sévère tomba momentanément alors qu’il se rappela :

« La première fois que j’ai vu une vidéo d’un enfant se faisant pénétrer, je n’ai pas pu y croire » dit-il. « J’étais trop choqué. »

Mais pour survivre, vous devez « passer outre le dégoût et l’horreur », dit-il.

« À la fin de la journée, le meilleur moyen de faire face à ça c’est de le voir comme une preuve numérique de l’acte d’agression criminelle contre un enfant. »

Après la capture de Way, des douzaines d’arrestations suivirent dans le Queensland. Incluant un homme déjà membre d’un site qu’Argos fit disparaître : un forum vaste et très organisé dont le nom est toujours supprimé par un ordre de justice.

« L’une des cibles, basée dans le Queensland, était un membre », dit Rouse. « Lors de son arrestation, nous avons pris le contrôle de son compte. »

À ce stade, « nous étions juste un autre utilisateur », dit Rouse. La police découvrit une intrigante hiérarchie en vigueur sur le site.

« Ça fonctionnait comme une entreprise, un business », dit Rouse. Les administrateurs seniors prenaient en charge les différentes catégories comme « boy » ou « girl » ou encore « hardcore » ou « non-nude ».

Les utilisateurs devaient mettre en ligne du contenu au moins tous les 30 jours, sous peine d’être bannis. Chacun des 45.000 comptes étaient classés en fonction de la qualité de son contenu, avec une « zone pour les producteurs », close pour tous, mais la plus prisée.

Au sommet il y avait un homme, effectivement « le PDG ». Il commençait régulièrement ses messages par le salut amical « hiyas ».

Paul Griffiths, un officier de police venu d’Angleterre, coupe au carré et regard dur, travaillait pour Argos dans le Queensland en tant que spécialiste de l’identification des victimes. Il scannait des gigaoctets d’images et de vidéos chaque semaine afin d’y trouver des indices – une marque de nourriture, un certain type d’arbres – qui permettraient de localiser l’enfant.

Au dessus de son bureau, il y avait un tableau blanc avec deux douzaines de noms d’utilisateurs : les noms les plus recherchés de ce forum.

Le nom de Huckle y était important car il était un producteur, mettant en ligne exclusivement du contenu frais. Il était zélé à ce propos. « Il dénigrait les autres [sur le forum] car ils clamaient être pédophiles » se rappelle Griffiths.

« Il pensait qu’ils étaient juste assis à la maison, vivant de loin les expériences des autres, alors que lui vivait la vraie vie. »

« [Huckle] parlait de laisser un héritage, on se rappellerait de lui pour le matériel qu’il produisait », dit Griffiths. « Il en était au point de signer son travail, disant que c’était son studio. Il devenait une marque. »

Toutefois Huckle, à sa grande frustration, n’était pas très sollicité pour ses contenus.

« Le fait est qu’il n’était pas particulièrement populaire, il était très arrogant » ; « ses victimes n’étaient pas des filles ou des garçons blancs » dit Griffiths. « Les gens veulent des choses qui les attirent, et ils ne sont pas particulièrement attirés par ce qu’ils identifient comme des enfants Indiens pauvres ».

Huckle prenait des précautions, il avait l’habitude de flouter les visages et arrières plans, il effaçait également les métadonnées de ses productions. Des conseils étaient visibles sur le site, incluant les moyens d’échapper à la police.

Un manuel de 180 pages autoproclamé :

« Le guide exclusif pas à pas pour pratiquer avec amusement et en toute sécurité le sexe avec des enfants ».

Huckle à lui même signé son propre guide de 60 pages intitulé : « Pédophiles et pauvreté : le guide de l’amant des enfants ».

Grâce à la couleur de peau des enfants qu’il abusait, la plupart des utilisateurs pensaient qu’il était en Asie, probablement en Inde.

« Il a essentiellement maintenu cette idée tout le long » dit Griffiths. « Il n’a jamais clairement dit “je suis en Inde”, mais quand quelqu’un le suggérait il approuvait ».

                                La traque

À Brisbane, la police travaillait sur le mot “hiyas”, utilisé par le PDG du site.

« Cela ne ressemblait pas à quelque chose que moi ou n’importe qui d’autre utiliserait dans une conversation » dit Griffiths.

Quand il le passa dans Google, celui-ci retourna des milliers de résultats.

« Tous les gens que j’ai vu l’utiliser comme salutation étaient des femmes. »

Les autorités Danoises avaient déjà fourni à Argos de maigres pistes qui indiquaient que le pivot central du site était quelque part en Australie, probablement à Adélaïde.

Certains des enfants dans ses productions étaient clairement des indigènes. Sur l’une de ses images, on pouvait voir une petite fille sur un lit, un bout de papier à ses cotés disant : “Australienne”.

Une recherche sur le web de “hiyas” retourna plus de 450.000 résultats. Les difficultés de la police dans cette enquête s’amoncellent significativement. Ce qui lui profitera tient à une vérité de base à propos de leurs proies : “Ils feront des erreurs” dit Griffiths.

L’homme derrière le site en fit au moins trois, qui amenèrent la police à enfoncer sa porte. Un homme fut découvert utilisant cette salutation sur un forum de 4×4. Il habitait à Adélaïde.

Griffiths n’en cru pas ses yeux en voyant son pseudo. C’était une copie très proche de celui de l’homme à la tête du site.

Un autre utilisateur suspect avec un pseudo proche, et utilisant le “hiyas”, fut découvert sur un forum de basket-ball.

« Et j’ai pensé, c’est juste effrayant. Cela fait trop de coïncidences pour que ça ne soit pas lui » dit Griffith.

L’utilisateur sur le forum de 4×4 a demandé conseil pour surélever ses suspensions. Quelqu’un lui fit quelques suggestions.

« J’ai alors trouvé un profil sur Facebook qui partageait ces suggestions [l’utilisateur] qui lui avaient été conseillées » se rappelle Griffiths.

 

Le spécialiste de l’identification des victimes Paul Griffiths, qui travaille avec la Taskforce Argos. Photographe : Michael Safi pour le Guardian.
Le spécialiste de l’identification des victimes Paul Griffiths, qui travaille avec la Taskforce Argos. Photographe : Michael Safi pour le Guardian.

C’était un homme de 32 ans nommé Shannon McCoole. Il travaillait dans la protection de l’enfance. « Soudainement tout pris un sens » dit Griffiths. « C’était un tournant de la bataille .»

La Police s’occupa de McCoole en Juin 2014. Mais les nouvelles de son arrestation furent étouffées, car le fait qu’il travaillait pour l’administration de l’État aurait déclenché une commission extra parlementaire.

Cela révéla une longue piste de drapeaux rouges élevés par les collègues de McCoole après qu’il ait passé quatre années en tant que volontaire dans les services de la jeunesse, travaillant éventuellement pour les Familles du South Australia [Ndt : nom d’un état dans le sud de l’Australie, Australie-Méridionale]

Parmi eux comportait un appel anonyme datant de Mars 2011 qui alertait les autorités que le garde d’enfants avait des contact physiques inappropriés avec certains enfants.

Ce fut ignoré, tout comme une évaluation psychologique un an plus tard, qui le décrivait comme étant « à haut risque » et « très peu souhaitable » pour ce poste.

En considérant ces dysfonctionnements, Rouse laissa paraître ses émotions.

« Vu le déroulement de l’affaire, c’est affreux » dit-il. « C’est à vomir. Mais c’est de l’histoire ancienne maintenant. »

 

Shannon McCoole a pris 35 ans de prison.
Shannon McCoole a pris 35 ans de prison.

McCoole fut enfermé jusqu’au procès, mais en ligne, il est resté très actif. Deux officiers de police ont en effet immédiatement pris le contrôle de son compte.

C’était d’un niveau différent de la prise de contrôle d’un compte du Queensland un peu plus tôt. Maintenant, l’un des plus larges réseaux de pédophilie en ligne du monde était aux mains du quartier général de la police du Queensland, à Brisbane.

                                         Le piège

Dans la mythologie grecque, Argos Panoptes était un géant, le gardien de la reine des dieux, Hera. La bête avait 100 yeux, jamais fermés en même temps. « Toujours vigilant » dit Rouse.

Pendant 6 mois, en 2014, la Taskforce Argos voyait tout également. Grâce à l’accès de McCoole, ils avaient accès à chaque recoin du site, et à tous les messages privés des 45.000 utilisateurs.

Y compris ceux de Richard Huckle.

Ses messages ont fourni des indications comme quoi cet homme venu du Kent ne serait peut être pas en train de profiter d’enfants en Asie du sud finalement.

Il prenait toujours garde de ne pas nommer de pays. Mais à un pédophile basé aux Philippines qui lui dit « Pitié vous êtes si loin d’ici », il lui répondit « Je suis probablement plus proche que tu ne le crois ».

De plus, il y avait des renseignements suggérant que l’agresseur avait passé du temps en Malaisie.

L’accès complet au contenu de Huckle provoqua la brèche. Ce n’était pas tant ce qu’il photographiait, mais avec quoi il photographiait. Embarquées dans certaines de ses images, oubliées lorsqu’il effaçait les métadonnées, ces informations sur la marque et le modèle de son appareil photo Olympus apportèrent une piste maigre… mais suffisante.

Les officiers ont parcouru exhaustivement les sites tel que Flickr et TrekEarth pour trouver des photos prises en Asie du sud-est, usant du modèle et de la marque.

À coup sûr,

« on trouva des images parfaitement légales du Cambodge, Laos, Vietnam, prises avec le même modèle d’appareil ». Le photographe avait aussi tendance à photographier les enfants, parfois nus, « mais rien d’illégal en soi », dit-il.

La police relia ces photos légales avec une adresse mail, qui à son tour fit apparaître ses comptes sur d’autres sites web. Comme un écho de l’affaire McCoole, l’un de ces comptes utilisait un nom similaire à celui d’un pédophile sur leur site.

« Et raisonnablement à ce stade il n’y avait pas une chance qu’il soit quelqu’un d’autre » dit Griffith.

La piste numérique mena également à un studio nommé Huckool Photography Productions. Basé en Malaisie et en lien avec le profil Facebook publique de Huckle.

Sur ses photos Facebook, il y avait des photos d’enfants ressemblant, et les mêmes enfants qui apparaissaient dans les documents d’abus qu’il publiait en ligne, dit Griffiths.

 

Le logo de la Taskforce Argos. Son symbole est un scorpion, prédateur naturel du « rock spider » qui désigne un agresseur sexuel d’enfants dans l’argot australien. Photo : Michael Safi pour le Guardian
Le logo de la Taskforce Argos. Son symbole est un scorpion, prédateur naturel du « rock spider » qui désigne un agresseur sexuel d’enfants dans l’argot australien. Photo : Michael Safi pour le Guardian

Certains des profils de Huckle sont toujours archivés. C’est un flot d’images d’enfants : à l’église, habillés comme des anges ; dans l’eau jusqu’aux genoux, souriants ; serrés les uns contre les autres ; « très enthousiastes envers leur « oncle » anglais photographe » écrit-il.

Certains ont des regards plus lourds, vous imaginez.

Griffiths, qui travailla comme officier de police dans sa ville natale de Manchester, appela ses homologues de la NCA (Agence Nationale britannique du Crime), afin de croiser les informations sur les crimes de Huckle et sa probable identité.

Mais Huckle allait rester intouchable en Malaisie durant encore quatre mois.

« D’après ce que je sais, les Malaisiens pensaient qu’ils ne disposaient pas de suffisamment de preuves pour l’arrêter », dit Griffiths.

(La police Malaisienne a déclaré qu’elle n’a été prévenue des agressions de Huckle qu’en mai 2016).

Ils étaient si proches. La police connaissait l’identité de l’homme, l’avait localisé, avait un ensemble de profils en ligne. Mais il n’y avait pas moyen, d’une manière ou d’une autre, de l’atteindre. Jusqu’à ce que Huckle lui-même leur en offrit l’occasion.

J’ai juste vu un post [facebook] de lui qui disait simplement

« Superbe nouvelle, je viens de réserver un vol pour rentrer à Noël » dit Griffiths. « Il avait hashtaggué son vol, c’était presque trop facile. »

Huckle fut ainsi arrêté à l’aéroport de Gatwick le 19 décembre 2014. Les ordinateurs et disques durs en sa possession contenaient plus de 20.000 images illégales d’enfants, dont 1.000 représentant ses propres victimes. Jusqu’à aujourd’hui, il refuse de donner les clés de décryptage de ses fichiers sur son portable, se disant que cela révèlera bien d’autres victimes sur des milliers d’images et vidéos.

Le procès de Huckle reçut une couverture médiatique étendue en Grande Bretagne, et vit naître le surnom du criminel, « le pire des pédophiles britanniques ».

                            Fin de la partie

Au moment où Huckle fut arrêté en décembre 2014, la police sous couverture posta un message depuis le compte de Shannon McCoole sur le forum. Cela disait « [Nom du forum écrit] est une créature vivante.

« Nous avons surmonté beaucoup d’obstacles. Pour moi, c’est une passion depuis longtemps et [Nom du forum écrit] est plus important que jamais. »

« Croyez le ou non, le classement ne fonctionne pas de soi et exige chaque heure un travail fastidieux de la part des administrateurs, des co-administrateurs ainsi que des modérateurs. Nous allons mettre le classement en mode maintenance jusqu’à l’an prochain pour laisser à l’équipe le temps de souffler. »

« Il reviendra en 2015, renouvelé et meilleur que jamais. »

Une étude montre que plus de 80% du traffic sur le Darknet est dédié aux abus sexuels sur mineurs.

Après avoir fait tourner le forum pendant six mois – recueillant suffisamment de preuves pour poursuivre des centaines d’individus et sauver 85 victimes – la police fit bloquer le site. Depuis quelques mois, alors que les preuves se disséminaient à travers le monde, les utilisateurs les plus menaçants étaient fauchés par la police un à un.

« Certains des utilisateurs se sont réunis avant que nous ne fermions le système » rappela Grifffiths.

« Des utilisateurs ont remarqué que certaines personnes disparaissaient. C’est le risque du métier ; ils supposent normalement que si l’un d’eux disparaît c’est qu’il a pu être arrêté. Et à force que cela se reproduise ils ont commencé à comprendre. »

Des utilisateurs ont même commencé à approcher le compte de McCoole en exprimant l’inquiétude que la police pourrait avoir infiltré le site.

Puis ils ont réalisé que le site ne revenait pas, et la nouvelle de l’arrestation de McCoole fut annoncée. Certains ont alors adressé des compliments ironiques du genre « … Bravo. Je discutais avec McCoole depuis six mois et je n’ai pas réalisé que c’était les flics. »

Deux officiers Argos ont reçu une distinction pour avoir endossé intelligemment l’identité de McCoole durant six mois sur le forum. Le mois dernier, Richard Huckle fut condamné à 23 ans de prison et Shannon McCoole à 35 ans.

Une ligne bleue a été franchie à travers ces deux noms sur la liste des personnes les plus recherchées au-dessus du bureau de Griffiths. Plus de deux douzaines d’autres ont été rayées de ce tableau de chasse le temps que cette affaire se termine. Mais il en reste huit…

Source :   https://www.theguardian.com

 

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