Somain | Un éducateur du club de tir abuse de plusieurs adolescentes

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Encore un pédocriminel qui exerçait auprès des jeunes
Mardi, un homme de 66 ans a été condamné par le tribunal correctionnel pour de multiples faits de corruption de mineures et d’agressions sexuelles commis sur huit adolescentes de son entourage et du club de tir à l’arc de Somain, entre 2012 et 2021.

Elles s’appellent Céline, Cléa, Dounia, Élodie, Lucie, Marie, Mélanie et Yasmine (1) et, au-delà d’être des adolescentes ou désormais jeunes adultes, ont un point commun : celui d’avoir croisé la route de Marc O., Somainois de 66 ans.

Marc O. était le compagnon de la grand-mère de Céline, Élodie, Louise et Yasmine et l’un des éducateurs du club de tir de Somain que fréquentaient les huit filles.

« On aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession », dit le père de Yasmine.

C’est Louise qui parle la première : elle a reçu une vidéo sur Snapchat mettant en scène un homme qui se caresse le sexe.

Les petites-filles par alliance de Marc O. sont sûres que c’est lui car elles ont reconnu le papier peint de la maison de leur grand-mère sur les vidéos.

Les langues se délient.

D’autres filles du club disent avoir reçu des photos et vidéos du même homme.

Emma et Dounia vont plus loin : la première évoque une agression sexuelle subie dans le local de stockage du matériel du club, au complexe sportif ; la seconde, qui était une voisine de Marc O., trois agressions subies dans sa caravane, à Somain.

Des faits commis sur une période de 2012 à 2021.

« J’ai essayé de me foutre en l’air »

Incarcéré depuis décembre 2023, Marc O. nie en bloc :

« Je ne vais pas m’accuser de choses que je n’ai pas faites. »

S’il admet avoir fait ces photos et vidéos, « il ne sait pas comment elles sont arrivées sur leurs téléphones ».

Tout comme il ne sait pas pourquoi il prend des photos de son sexe.

Le prévenu nie aussi les agressions sexuelles qui lui sont reprochées.

« On ne pouvait pas être seul avec un enfant dans le local du club, assène-t-il.

En m’accusant, Élodie ment ! »

Et Dounia ?

« J’ai invité personne à venir dans ma caravane.

Elle est montée une fois mais je lui ai demandé de partir. »

« Si on avait voulu faire un complot, on aurait poussé plus la chose, dit Louise.

En plus, lui et moi, on s’entendait bien… »

Difficile de croire que Dounia a menti, elle aussi.

« Depuis les faits, j’ai beaucoup de mal à m’approcher des hommes, dit-elle.

J’ai essayé de me foutre en l’air, j’suis mal. (…)

Faudrait juste qu’il avoue pour qu’on aille mieux. »

Peine perdue.

Depuis les révélations, Marc O. n’a pas avancé.

« Je ne minimise pas les faits reprochés, plaide Me Deberdt, son avocat.

Mais les expertises ne font pas état d’un véritable danger criminologique.

Il a de gros problèmes de santé et il a déjà fait deux ans de détention provisoire. »

Reconnu coupable de corruption de mineurs et agressions sexuelles, Marc O. est condamné à quatre ans de prison avec maintien en détention.

Il devra respecter un suivi sociojudiciaire pendant cinq ans à sa sortie et tout contact avec des mineurs lui est désormais interdit.

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