Sillans-la-Cascade | Condamné pour avoir proposé sur internet des relations sexuelles avec ses filles

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Il enregistrait, détenait et transmettait également des images pédopornographiques
Condamné à huit ans de prison pour avoir proposé sur internet des relations sexuelles contre rémunération avec trois de ses filles âgées de 2, 3 et 9

Le tribunal correctionnel de Draguignan a suivi à la lettre la semaine dernière les réquisitions de la procureure Mathilde Gauvain en condamnant Cédric S. à huit ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt, puis à l’issue six ans de suivi socio-judiciaire.

Le retrait total de l’autorité parentale sur ses six enfants a également été prononcé.

Malgré les soupçons des enquêteurs et l’ouverture d’une information judiciaire en ce sens, aucun viol n’a pu être caractérisé durant l’instruction. Viols et tentatives de viol que Cédric S. a toujours nié par ailleurs.

« Caresses sexuelles »

Dès le début des investigations en revanche, il n’a pu que reconnaître les faits d’agressions sexuelles sur ses enfants.

Au matin du 26 août 2021, son épouse profitait de son absence pour jeter un oeil dans son téléphone portable.

Elle y découvrait une photo prise la veille au soir de sa fille de 9 ans et de son mari, nus dans la cabine de douche.

Cédric S. avait le sexe en érection posé sur les fesses de sa fille…

Selon l’enfant, ce n’était pas la première fois que son père agissait de la sorte. Des dires confirmés par sa soeur cadette qui, du haut de ses trois ans, affirmait que Cédric lui avait «fait ça dans le cucul et la foufoune », tout en mimant des faits de pénétrations digitales.

Vingt-cinq photographies et une vidéo le représentaient avec ses propres enfants.

En garde à vue, Cédric S. reconnaissait des « caresses sexuelles », ayant conscience du caractère « interdit » et « monstrueux » de ses actes.

Il expliquait alors son comportement déviant par une relation sentimentale et sexuelle compliquée avec son épouse depuis de nombreuses années.

Version qu’il n’a pas réitérée à l’audience, évoquant plutôt une sévère dépression tout en rejetant le qualificatif de pédophile.

Ses filles « en vente » sur Whatsapp

Les expertises de ses différents matériels informatiques ont pourtant mis en évidence la détention et la transmission d’images et vidéos à caractère pédopornographique.

« Des conneries » auxquelles Cédric S. s’adonnait quand il était malheureux… Il prenait alors ses filles en photos, nues, dans des poses suggestives.

L’une d’elles montrait la langue de Cédric S. à proximité du sexe de sa plus jeune.

Au total, Cédric S. détenait quelque 7 000 images et vidéos pédopornographique d’autres mineurs dont certaines mettaient en scène des viols.

Vingt-cinq photographies et une vidéo le représentaient avec ses propres enfants.

Des images que le père de famille n’hésitait pas à transférer et échanger sur des sites de tchat.

Durant une conversation avec un certain « laurentdu40 », il confiait avoir déjà eu des relations sexuelles avec elles.

À d’autres, via Whatsapp et photos à l’appui, il proposait des relations sexuelles avec ses filles contre rémunération. Des offres qui, heureusement, n’ont pas été suivies d’effet.

Lors de ses réquisitions, le ministère public a notamment insisté sur le préjudice à long terme pour les parties civiles dont des photos d’elles «nues et abusées » circulent toujours sur les réseaux « et font le bonheur (sic) des pédocriminels ».

Arrivé libre à l’audience après trois ans de détention provisoire, Cédric S. a quitté la salle menotte aux poignets.

 

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