Seine-Maritime | Un homme de 65 ans condamné par le Tribunal de Dieppe
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 03/06/2026
- 22:30
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Tels sont les propos que le mineur de 11 ans rapporte à sa tante ce 4 novembre 2023 et qui lui auraient été adressés par un ami de la famille le jour même, un homme de 63 ans.
« Est-ce que tu as des poils ? Est-ce que tu bandes ? »
Ce dernier aurait par ailleurs inséré sa main dans la culotte du jeune garçon et tiré sur son sexe.
Le mis en cause a toujours nié les faits, y compris lors de son jugement par le tribunal de Dieppe, deux ans et demi plus tard, ce mardi 28 avril 2026. En garde à vue, le prévenu fait même un parallèle avec un film avec Daniel Auteuil qui était diffusé quelque temps avant les faits, dans lequel un grand-père se fait accuser à tort de viol par son petit-fils.
« Je n’ai pas touché cet enfant »
Ce jour de novembre 2023, le garçon loge chez ses grands-parents à Aubermesnil-Beaumais et veut montrer ses constructions en briques de plastique à ce couple d’amis invités pour le repas. La femme quitte la chambre à un moment donné et laisse son mari seul avec le mineur. C’est à ce moment-là que les faits auraient eu lieu.
« Je n’ai pas touché cet enfant, je ne comprends pas pourquoi il invente ces choses », assure le prévenu à la barre.
Il ajoute qu’il est sorti de la chambre en même temps que sa femme. C’était la première fois qu’il rencontrait la victime.
Les attouchements auraient continué par la suite, le garçon rapportant que le sexagénaire lui a touché la jambe et les fesses après le repas.
Le mineur, aujourd’hui âgé de 14 ans, est présent au tribunal :
« J’étais choqué, témoigne-t-il. Aujourd’hui ça ne me fait plus rien et je vais mieux. J’attends qu’il ait une sanction. »
« Ce n’est pas parole d’évangile »
Son avocate estime que le garçon n’a aucune raison de mentir, étant donné qu’il ne connaissait pas le prévenu.
« Les infractions de nature sexuelle sont celles qu’on nie le plus souvent », appuie-t-elle.
Le vice-procureur, s’il croit que les faits ne se reproduiront pas, requiert toutefois huit mois de prison avec sursis.
Sa consœur qui défend le prévenu met fortement en doute les accusations du mineur :
« On nous dit que, puisqu’il a parlé dans l’instant, c’est forcément vrai. Mais on peut s’inventer une belle histoire et la répéter. Une parole d’enfant et de psychologue, ce ne sont pas paroles d’évangiles », souligne l’avocate.
Elle plaide la relaxe pour son client.
Le tribunal déclare le sexagénaire coupable et suit les réquisitions du parquet. L’homme est condamné en outre à une peine d’inéligibilité et d’interdiction d’exercer une activité en lien avec mineurs pendant trois ans. Il se voit inscrit au Fijais, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
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