Savigny-le-Temple | Violée par son entraîneur de handball, elle témoigne

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Une enquête de police pour viols est en cours
photo d'une femme agressée plaquée au sol maintenue et molestée
Fanny, 40 ans, a porté plainte contre son ex-entraîneur de handball, qui l’aurait violée durant son adolescence. Aujourd’hui âgée de 40 ans, Fanny se souvient avec amertume de son adolescence, alors qu’elle aurait été violée par son ex-entraîneur de handball du club de Savigny-le-Temple.

En 1995 et en 1996, le jeune majeur qu’il était alors aurait-il profité de la situation ?

Fanny, qui l’a côtoyé durant cinq ans, reconnaît :

« J’avais développé une forme d’amour et je lui avais déclaré ma flamme dans une lettre. Il a répondu qu’il était touché et il m’a violée dans sa voiture.

« Puis, quand j’avais 15 ans, je l’ai revu tout un mois d’été. En l’absence de sa copine, nous avons eu des relations sexuelles « consenties » dans son appartement. Il est parti du club après avoir couché avec moi. »

Aujourd’hui, la quadragénaire, mariée et mère d’une fille de 12 ans, ne voit plus les choses d’un même œil.

Elle se rappelle :

« J’ai vu un psychologue en 2019 pour autre chose, puis on a fini par aborder le sujet de cet entraîneur. J’ai alors pris conscience que ce qui s’était passé était quelque chose d’anormal… »

Fanny a porté plainte auprès du parquet de Chartres, dans l’Eure-et-Loir, où elle habite désormais. Puis la procédure a été transmise au parquet d’Evry-Courcouronnes, dans l’Essonne, où le mis en cause exerce actuellement. Une enquête de police pour viols est en cours, mais le suspect, présumé innocent, n’est pas mis en examen pour le moment.

La victime, qui a témoigné dans L’Obs après avoir répondu à un appel à témoins sur les violences sexuelles commises dans le milieu du sport, rapporte :

« Six mois après ma lettre au procureur, j’ai été entendu par les enquêteurs et j’ai fait l’objet d’une expertise psychologique ».

Elle poursuit :

« J’avais déjà subi des abus sexuels durant mon enfance et la plainte avait été classée sans suite. J’en ai fait le deuil, mais j’avais des flash-back et j’éprouvais des difficultés au niveau sexuel. Ma colère avait besoin de s’exprimer et se retournait contre mon mari. J’ai voulu guérir quand j’ai compris que j’allais le perdre ! »

Fin janvier, Fanny a passé un appel à témoins par le biais des réseaux sociaux pour voir si l’entraîneur, qui n’a pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes, aurait fait d’autres victimes.

Fanny indique :

« Je n’ai pas encore eu de réponse. Aujourd’hui, j’attends beaucoup de la justice, mais l’attente est longue ».

La Fédération française de handball, qui se porte partie civile, a entamé une procédure disciplinaire, mais attend une décision judiciaire pour pouvoir statuer. Une confrontation a été organisée en visioconférence.

Fanny déplore :

« Je me suis retrouvée face à mon agresseur et il a nié toute forme de relation, même amicale. Il a affirmé qu’il avait refusé mes avances et que j’agissais par vengeance. Avant, j’avais peur de lui, mais j’ai réussi à vaincre cette crainte. Je suis plus apaisée, mais je suis très sensible au mouvement Me Too. Ça fait du bien de voir que les victimes osent enfin prendre la parole ! »

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