Savenay | Un conducteur de car scolaire condamné pour corruption de mineur

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Pédocriminel En liberté

« On le voyait en train de se tenir le pénis, caché par un sticker en forme de glace ou de banane »
Cet homme de 29 ans a été condamné lundi 10 janvier 2022 par le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique) pour “corruption de mineur”.

Un conducteur de car scolaire de Savenay (Loire-Atlantique) a été condamné ce lundi 10 janvier 2022 par le tribunal correctionnel de Nantes pour « corruption de mineur », après avoir envoyé des photos à caractère sexuel à des élèves de 6e et de 5e du collège de Cordemais (Loire-Atlantique) en mars et avril 2019.

Les gendarmes étaient initialement intervenus devant le collège Paul-Gauguin pour une altercation « assez violente » entre cet homme et le père d’un collégien.

Mais le parquet avait rapidement renoncé à renvoyer le père de famille devant le tribunal pour ses « violences » en raison du caractère « inadapté » des poursuites judiciaires : l’enquête avait permis de constater que le conducteur de car était « tellement sympathique qu’il avait obtenu les coordonnées Snapchat d’élèves de 6e et de 5e » , a relaté la présidente.

Des photos de son pénis caché par un sticker « en forme de banane »

Or le fils du père de famille, âgé de 12 ans, avait été « assez mal à l’aise » en voyant ainsi son conducteur de car « en caleçon ».

Il en avait donc parlé à son grand frère de 15 ans, qui s’était fait passer pour son cadet sur Snapchat.

Le chauffeur de 29 ans, lui avait alors demandé s’il s’était « déjà masturbé », s’il avait « embrassé des filles ou des garçons » et lui avait envoyé des photos intimes de lui…

La présidente du tribunal correctionnel de Nantes a expliqué:

« On le voyait en train de se tenir le pénis, caché par un sticker en forme de glace ou de banane »

Ce sont donc ces images qui avaient poussé le père des deux adolescents à aller s’expliquer violemment avec le conducteur de car scolaire devant le collège de Cordemais.

Absent au tribunal, le prévenu n’a « rien contesté » en garde à vue et a admis des « propos inacceptables », selon la présidente : il avait juste dit « n’avoir pas d’intentions particulières », « à la base », en demandant les coordonnées Snapchat des collégiens.

Problème : des photos de jeunes dénudés, dont l’âge n’a pas pu précisément évalué, avaient été retrouvées sur son ordinateur portable.

La magistrate n’a pu que constater:

« Cela frôlait au moins avec la pédopornographie »

Des faits « assez inquiétants »

Le procureur de la République a déclaré pour sa part:

« Ces faits sont assez inquiétants : les propositions de monsieur sont particulièrement déplacées »

« Il a voulu profiter de la fragilité des jeunes qui sont sur internet et ces plateformes numériques. »

Il avait donc réclamé « de six à huit » mois de prison avec sursis pour cet homme connu de la justice pour un « abus de confiance » prononcé en 2013 à Paris.

Il avait surtout requis une interdiction de contacts pendant cinq ans avec des mineurs et une inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

Le tribunal s’est rangé à ses réquisitions en prononçant six mois de prison avec sursis simple, une interdiction d’exercer toute activité avec des mineurs pendant cinq ans et son inscription au FIJAIS.

Cela l’obligera donc à pointer au moins une fois par an pendant vingt ans au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche de chez lui.

Enfin, son ordinateur portable lui a été confisqué.

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