Saumur | 5 ans de prison pour avoir agressé sexuellement ses 3 belles-filles
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 22/04/2026
- 13:24
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Leur agresseur ? Celui qu’elles considéraient comme leur père, le compagnon de leur mère.
Ce 9 avril 2026, au tribunal correctionnel de Saumur, les sœurs faisaient face à leur agresseur. Ce dernier, un homme de 45 ans, a été condamné à de la prison ferme.
“Il nous considérait comme ses filles, alors que c’était notre agresseur sexuel”.
En larmes, à la barre du tribunal correctionnel de Saumur, ce jeudi 9 avril 2026, une jeune femme tout juste majeure, veut des réponses :
“Pourquoi il nous a fait subir tout ça ?”, questionne-t-elle en direction du box, où se tient sous escorte de gendarmerie, son beau-père de 45 ans.
Derrière elle, deux de ses sœurs, elles aussi victimes d’agressions sexuelles entre 2011 et 2014, alors qu’elles étaient âgées de 3 à 11 ans.
“Le tout dans un huis clos familial”, souligne Me Durant.
« Ça a brisé mon enfance »
“Je ne dors pas, je fais énormément de cauchemars”, livre la jeune blonde, aux juges.
“Mentalement ça a brisé mon enfance”, même si je ne l’ai pas dit aux psychologues.
“Je veux qu’il soit puni pour ce qu’il a fait, même si ça va détruire notre mère. Aujourd’hui je ne peux plus garder le silence, c’est trop compliqué. J’ai toujours énormément de souvenirs. Ça revient sans cesse.”
Ses sœurs n’ont pas souhaité s’exprimer à la barre.
*Elle pensait qu’elle serait capable de réitérer ce qu’elle avait dit face à la juge d’instruction, mais même s’asseoir à cette chaise, ça a été compliqué*, souligne Me Durant l’avocate d’une des victimes aujourd’hui âgée de 23 ans.
“Cela ne fait pas d’elle une victime moindre”.
L’enquête a été longue. Depuis des années, les éducateurs du foyer ont alerté les services de police sur les faits dénoncés par les sœurs, placées en foyer à Saumur depuis 2014.
L’une d’elles avait d’ailleurs confié avoir vu ses sœurs allongées sur leur beau-père, nu, dans le canapé.
Classée en 2017, l’enquête a été réouverte en 2018, après de nouveaux éléments apportés par l’ASE. Notamment les déclarations d’une des filles affirmant avoir été victime de viols par son beau-père. Des faits que le prévenu nie.
« Je les ai laissées jouer avec mon sexe »
À l’audience, ce dernier fait valoir son droit au silence.
“Des explications, vous ne voulez pas en donner aux victimes”, se désole l’une des avocates des parties civiles.
“C’est dommage car elles attendaient des explications”.
C’est donc à partir de ses déclarations lors de ses gardes à vue, que la présidente a fait état de sa lecture des faits.
“Il y a probablement eu des jeux qui ont mal tourné […] Dès le matin les filles arrivaient en culottes dans le salon et elles essayaient de me caresser le sexe ce qui ne me laissait pas indifférent. […] Je les ai laissées jouer avec mon sexe, je savais que c’était pas bien”, a-t-il ainsi pu déclarer.
Quant à de possibles pénétrations ?
“Oui ça m’est déjà arrivé d’y penser mais je ne voulais pas atteindre ce point de non-retour”, avait répondu le prévenu en garde à vue.
“Ne partez pas délibérer mesdames (les juges) en ayant l’image ces trois jeunes femmes. Partez en ayant en tête qu’elles étaient des enfants âgées de 3, 6 et 8 ans”, plaide le ministère public.
Le tribunal a décidé de condamner le quadragénaire à cinq ans de prison, avec maintien en détention.
Il a interdiction d’entrer en contact avec les victimes, de paraître à leur domicile et dans le Maine-et-Loire pendant trois ans.
Son nom est inscrit au fichier des auteurs d’infraction sexuelle. Il devra verser 5 000 € à l’une des sœurs, et 8 000 € aux deux autres.
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