Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Saint-Tricat | 18 mois avec sursis pour des agressions sexuelles sur une petite fille

Il évoque un manque d’affection

Toujours en liberté

Un habitant de Saint-Tricat a comparu mardi devant le tribunal judiciaire. Il a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une petite fille de son entourage.

Lisa (*) avait entre 2 et 5 ans lorsqu’elle a croisé le chemin d’un habitant du village, 65 ans. Lui, c’est un homme, un veuf qui vit seul. La fillette fait partie de son entourage familial mais à un niveau assez lointain. Et on reproche à l’homme d’avoir, entre 2016 et 2019, commis des agressions sexuelles sur la petite fille : des caresses et des attouchements.

Des faits sur lesquels il s’est expliqué mardi, alors qu’il était convoqué devant le tribunal judiciaire de Boulogne. Des actes qu’il reconnaît dans leur totalité.

« Que cherchiez-vous auprès de cette fillette ? », demande le président.

« Avoir quelque chose que je n’ai jamais eu, quelque chose qui m’était interdit »

, souffle le prévenu.

Selon le rapport des experts qui l’ont examiné, le sexagénaire est un homme souffrant d’isolement, à la vie sexuelle inexistante et qui déclare manquer d’affection. Pour autant, ces mêmes experts ne notent pas de signes de perversion. Il assume ses actes, il en a honte et ne présente pas de signes de dangerosité. Mais le risque de récidive n’est pas totalement écarté.

« Qu’en pensez-vous ? »

, demande le président.

« Ce que j’ai fait, c’est mal, c’est comme ça qu’on dit ? C’est inacceptable »

, répond le prévenu.

Quant à Lisa, elle a 8 ans aujourd’hui. Et selon son père, « elle va bien désormais ».

Le sexagénaire a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Il est également inscrit au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

* Pour préserver l’anonymat de la victime, son prénom a été modifié.