Saint-Brieuc | Un couple condamné pour violences sexuelles sur une jeune fille de 14 ans
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oui
Pédocriminel En liberté
- 19/03/2026
- 11:24
Un couple âgé d’une cinquantaine d’années comparaissait, mardi 27 janvier 2026, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.
L’homme est appelé à répondre d’agression sexuelle et de violence sur la fille de sa compagne, à l’époque âgée de 14 ans. La femme, très handicapée et se déplaçant en fauteuil roulant, doit répondre de non-dénonciation de mauvais traitement et d’atteintes sexuelles.
Les faits remontent à 2023 : au mois de décembre, une enseignante fait un signalement après les déclarations qu’elle a reçues de la jeune fille.
Alors qu’ils étaient en vacances chez les parents du prévenu, ce dernier s’est invité un matin dans le lit de la jeune fille pour se livrer à des attouchements sexuels. Quelques jours plus tard, de retour chez eux, il l’agrippe violemment par le cou au motif qu’elle manque de respect à sa mère.
Après l’enquête, la jeune fille est placée dans une structure d’accueil. Les auditions font état d’une ambiance familiale très particulière. Si l’homme reconnaît les faits et cherche maladroitement à s’en expliquer, il tente à plusieurs reprises d’en faire porter la responsabilité à la jeune fille, qu’il considère comme aguicheuse et manipulatrice et qu’il ne fallait surtout pas contrarier, aux dires d’un psychiatre ayant auparavant suivi l’enfant.
Cette attitude est aussi soutenue par la mère, qui rappelle qu’elle a proposé deux fois à sa fille de se rendre à la gendarmerie, ce qu’elle aurait refusé. Mais surtout il apparaît qu’elle a elle-même subi des violences alors qu’elle était jeune.
Devant le juge d’instruction, le prévenu se déclare même soulagé d’aller en correctionnelle afin de se disculper.
À l’audience, l’homme se trouve en difficulté pour répondre aux questions de la présidente du tribunal. Présente, la victime fait part du traumatisme engendré par cette agression et le lourd traitement psychologique qu’elle suit encore aujourd’hui.
Dans ses réquisitions, le procureur de la république insiste sur la faille psychologique pédophile révélée par l’expertise du prévenu.
Le tribunal a condamné l’homme à 4 000 € d’amende et à trois ans de prison dont deux avec sursis probatoire pendant deux ans et exécution provisoire de ce sursis. Il fait obligation de soins et de toute interdiction de contact pendant cinq ans. Il sera inscrit au fichier des délinquants sexuels.
De son côté, la femme écope d’une amende de 2 000 € et de six mois de prison avec sursis.
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