Quiévrechain | Seulement 4 ans de prison pour viol et violences sur sa belle-fille de 11 ans !

La justice a condamné le quadragénaire à de la prison ferme. PHOTO LA VOIX.

À la barre, O. M. semblait détaché des faits qu’on lui reproche, malgré dix-huit mois de détention provisoire et un contrôle judiciaire. À ses côtés, sa victime, son ancienne belle-fille, qui a désormais 14 ans, alternait entre pleurs, tensions et sourires.

En 2013, elle était en sixième quand elle a dénoncé les viols qu’elle a subis depuis septembre 2012.

Entre une et dix fois, pendant que sa mère était au travail.

L’adolescente a aussi été victime de violences, notamment des coups de ceinture.

Mêmes gestes envers sa petite sœur, sa mère et le grand-frère handicapé qui n’est pas en capacité de s’exprimer.

Bien plus tard, la jeune fille est revenue sur ses dépositions, assurant qu’elle avait menti parce qu’elle n’avait pas supporté la séparation de ses parents.

«  Les agressions sexuelles, il ne s’est jamais rien passé, mais les violences il y en a eu  »,

maintient-elle à la barre.

Mais il y a les détails, précis et difficilement imaginables dans l’esprit d’un enfant de cet âge.

Il y a les ex du prévenu, qui le présentent toutes comme un homme violent à la libido débridée.

Il y a la mère, qui a, elle aussi, affirmé avoir été victime de viols et de violence, avant de se rétracter également.

«  Votre fille est dans un conflit monstrueux et c’est à cause de vous  »

et bien sûr du prévenu, lui a reproché le parquet.

Mais la dame est restée sans réaction, niant avoir influencé sa fille pour qu’elle change ses déclarations.

«  Après, elle a peut-être changé sa version parce qu’elle me voyait malheureuse…  »,

concède-t-elle du bout des lèvres.

Pour O. M., ses ex mentent, par vengeance. Et de rentrer dans de nébuleuses et interminables explications.

Le représentant du parquet a détaillé les contradictions prouvant les mensonges du prévenu et de sa victime, prise dans un conflit de loyauté, selon lui.

Il a requis une peine de cinq ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve, avec retour immédiat en prison.

«  J’aimerais qu’on me laisse une nouvelle chance  »,

a demandé le quadragénaire, qui a fait le choix de se présenter sans avocat et qui… a demandé pardon à ses victimes.

Sans expliquer pourquoi il se sentait coupable, lui qui ne reconnaît qu’une scène de violence envers son ancienne compagne.

Le tribunal a fixé la peine à quatre ans dont un avec mise à l’épreuve incluant une interdiction de contact, des soins et l’obligation d’indemniser ses victimes.

Une peine qui pourra être aménagée. Il sera également inscrit au FIJAIS et devra verser un total de 4400 € à sa principale victime, 1000 € à sa jeune sœur et 800 au frère.

Source : La Voix du Nord

 

 

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