Puy-de-Dôme | Il est condamné à quatre ans de prison pour viol de sa voisine de six ans

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Thierry Froment affirmait que la fillette de six ans l’avait aguiché
Le prévenu a été condamné à quatre ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur une fillette d’à peine 6 ans, dans un village du Puy-de-Dôme.

Il s’excuse auprès des familles

Le quinquagénaire connaissait bien la fillette qui lui rendait régulièrement visite.

Il l’a agressée sexuellement :

” Je reconnais que c’est grave, mal, très mal. C’est l’alcool… Je ne sais pas. Je m’en veux beaucoup”,

a-t-il dit à la barre du tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.

Il a été condamné, lundi 11 octobre, à quatre ans de prison ferme.

La fillette d’à peine 6 ans s’est immédiatement confiée à sa mère. L’après-midi du 16 août 2020, pendant que ses parents jouent à la pétanque, elle est chez leur voisin.

Un visage connu des habitants de ce petit village du Puy-de-Dôme. Ce père de deux enfants, est aimable travailleur, serviable.

Elle lui rendait visite régulièrement. Le 16 août, à son retour, elle dit à sa mère, désignant son sexe, qu’elle a bobo.

Le lendemain les parents déposent plainte.

« Je m’excuse auprès de la famille »

Aux gendarmes, la fillette continue de se confier. Elle montre, sur une poupée, les gestes du voisin : la culotte qu’il a baissée, le doigt qu’il a mis sur son sexe entre autres atteintes. Son témoignage est confirmé par les traces d’ADN retrouvées dans sa culotte.

Jugé lundi 11 octobre devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour agression sexuelle sur mineur, Thierry Froment, 56 ans, en détention provisoire depuis un an, a nié certains gestes, en a reconnu d’autres, auxquels il s’est livré à quatre reprises entre mai et août 2020.

Devant les juges clermontois, il a dit “des regrets” :

« Je reconnais que c’est grave, mal, très mal. C’est l’alcool… Je ne sais pas. Je m’en veux beaucoup. Je m’excuse auprès de la famille. »

Les parents et l’oncle de l’enfant restent silencieux, laissent leur avocat s’exprimer :

« Ils culpabilisent, lâche Me Canis. C’est un homme auquel ils faisaient confiance. Tout cela s’est passé alors qu’ils étaient à vingt mètres de la maison. »

Lorsque le quinquagénaire explique que la petite fille l’a aguiché, la procureure Françoise Chadefaux, le rabroue :

« Jamais un enfant n’est demandeur dans ce genre d’agression ! »

Troubles psychologiques

Si l’expert psychiatre n’a pas décelé de maladie, l’expert psychologue mentionne en revanche « des troubles psychologiques qui influencent son comportement », des « pulsions sexuelles », « des interdits sociaux non acquis ».

Alors que le tribunal a ordonné un suivi sociojudiciaire pendant dix ans, Me Villemont, en défense, a indiqué que son client avait entamé un travail [psychologique] en prison :

« Je vois une évolution chez lui. Il est capable de dire que ce qu’il a fait ce n’est pas bien. »

En prison

Thierry Froment a retrouvé sa cellule lundi soir. Le tribunal a prononcé une peine de quatre ans de prison ferme. Il lui est interdit de rencontrer la victime et de revenir dans le village à sa sortie de détention.

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