Oise | Un jeune homme condamné à du sursis pour agression sexuelle sur un garçon de 10 ans

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Pédocriminel En liberté

« Il y a des conséquences psychologiques évidentes pour un enfant de cet âge-là »
photo d'un jeune garçon de type asiatique de dos
Ce lundi, l’auteur des faits a été condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis par le tribunal de Beauvais. « C’était plus pour savoir si j’étais attiré davantage par les hommes que les femmes », a-t-il expliqué à l’audience.

Devant le tribunal, c’est un jeune homme à la voix fluette qui s’exprime:

« Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela, mais je m’en veux terriblement. »

Visage juvénile engoncé dans un sweat capuche bordeaux, Loïc (Le prénom a été modifié) n’a pas vraiment le profil du prédateur sexuel que l’on retrouve devant la justice.

À 18 ans, il a pourtant été condamné ce lundi par le tribunal de Beauvais (Oise) à huit mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement un garçon âgé de 10 ans, dans une petite commune du nord du département.
Les faits ont été découverts à la fin du mois d’août par les parents de Benoît (Le prénom a été modifié), la victime.

Leur fils venait de leur confier avoir été impliqué à deux reprises dans des faits de nature sexuelle avec Loïc, un jeune homme avec qui il avait tissé une amitié peu commune au vu de leur différence d’âge.

Tout commence à la mi-juin, quand Loïc invite Benoît, qui s’apprête à rentrer en classe de 6e, à venir dormir chez lui.

Si le déroulé exact de la nuit reste à ce jour encore flou, le garçon fait état de masturbations et fellations mutuelles.

Deux mois plus tard, Loïc – légèrement alcoolisé – invite Benoît à le rejoindre sous un pont.

Là, à l’abri des regards, il entraîne le garçon à réitérer l’expérience du mois de juin.

Perturbée, la victime finit par s’en ouvrir à sa mère qui prévient les gendarmes.

Devant les enquêteurs, le mis en cause reconnaît les faits sans difficultés.

Mais le jeune homme, qui n’avait jamais eu d’expérience sexuelle avant les faits, peine encore à expliquer son geste.

«Je ne reconnais plus mon petit garçon»

Loïc concède:

« C’était plus pour savoir si j’étais attiré davantage par les hommes que les femmes »

Le psychiatre note une « capacité intellectuelle limitée » et « une intolérance à la frustration ».

Le président, insistant sur la gravité des faits lui rétorque:

« Oui, mais le faire avec un mineur est tout simplement interdit »

Du côté de la famille de Benoît, on souligne les effets dévastateurs de l’agression sur Benoît.

Scarification, consommation de tabac, problèmes scolaires…

Son père déclare:

« Depuis ce qu’il s’est passé, je ne reconnais plus mon petit garçon »

La procureure, Caroline Tharot souligne:

« Il y a des conséquences psychologiques évidentes pour un enfant de cet âge-là »

Conformément aux réquisitions de la magistrate, Loïc aura obligation de suivre des soins psychothérapeutiques, interdiction d’entrer en contact avec la victime et d’exercer une profession en lien avec les mineurs pendant 5 ans.

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