Niort | Le Récidiviste, condamné ce 29 janvier par le tribunal correctionnel a 10 mois de prison ferme
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 04/02/2026
- 19:25
Stéphane, 49 ans, de Niort, condamné ce 29 janvier par le tribunal correctionnel de Niort à 10 mois de prison ferme pour des faits commis en 2021 et 2022. Il est déjà en prison pour viol sur mineur. Il purge une peine de 12 ans (condamné en 2023).
Aux parents susceptibles de l’employer, Stéphane, 49 ans, présentait un casier judiciaire vierge. Sauf qu’il ne l’était pas. Dès 2010, ce Niortais avait été condamné pour agression sexuelle sur mineur.
Proposant de s’occuper des enfants très tôt le matin, de les préparer avant de les emmener à l’école, il se rendait indispensable, pratiquait des tarifs très attractifs.
Entre le 20 décembre 2021 et le 8 mars 2022, à Bressuire, le piège va se refermer sur petit garçon alors âgé de 9 ans. Célibataire sans enfant, bénéficiaire de l’AAH (l’allocation pour adultes handicapés), le pédocriminel « déguisé » en baby-sitter reconnaît tout.
Autocentré, il se dit envahi par des pulsions sexuelles, cherche à se victimiser.
“Je reste fragile. Je me rabaisse devant beaucoup de personnes”,
explique-t-il ce jeudi 29 janvier au président du tribunal correctionnel.
“Pas devant les mineurs semble-t-il”
, lui rétorque Igor Souchu.
“En 2022, une technicienne de l’ADMR va vous croiser au sein de l’une des familles où vous interveniez. Elle va vous reconnaître comme un homme ayant été mis en cause pour agression sexuelle sur mineur”
, reprend le juge. Mais pour le jeune garçon que Stéphane rejoignait tôt le matin dans son lit, il est déjà trop tard.
Déjà condamné pour viol
Le prévenu usait d’un véritable stratagème pour se rapprocher de mineurs. “C’est un prédateur”, avance l’avocate de la partie civile, Me Amandine Frangeul.
“Il est rare qu’un enfant de cet âge soit aussi précis et cohérent dans son récit. Il rapporte les faits avec beaucoup d’authenticité. En janvier 2022, le grand-père affirme avoir surpris le mis en cause dans le lit de son petit-fils. Il n’en dira rien à la maman du petit garçon. Car celui que vous jugez aujourd’hui était parvenu à la convaincre qu’il tentait simplement de le rendormir”
, souligne le procureur de la République avant de requérir une peine de dix mois de prison ferme.
La détention, Stéphane connaît déjà. Le 21 mars 2023, il a été condamné à douze ans de réclusion criminelle pour viol sur mineur. Une peine qu’il purge actuellement au Centre pénitentiaire de Poitiers – Vivonne.
L’expert psychiatre le décrit comme un falot.
Autrement dit quelqu’un de terne, d’insignifiant. “C’est aussi un sujet à la personnalité” singulière dit l’expert.
“Moi qui le connais depuis des années, je n’en peux plus. Il m’énerve, me relance en permanence, m’écrit chaque semaine, ne comprend rien, a constamment besoin d’être rassuré”
, attaque Me Nathanaël Ormillien, l’avocat du pédocriminel.
“Il n’est même pas en capacité d’intégrer le fait que sa famille ne veut plus jamais le voir. Mais il a en revanche été capable de vous dire qu’il a des pulsions, qu’il est attiré par les mineurs. Jusqu’à aujourd’hui les faits n’étaient pas reconnus. Ils le sont”
, poursuit son avocat.
“La longueur de la peine n’est pas l’enjeu aujourd’hui. Il n’est pas libérable avant 2032 ou 2033. Oui, c’est un pédocriminel. Mais il ressortira. La seule chose qui protégera la société, c’est qu’il puisse se soigner”.
Reconnu coupable, Stéphane a été condamné à dix mois de prison ferme.
Une peine assortie d’un suivi socio-judiciaire d’une durée de dix ans avec injonction de soins. Il lui est interdit, à titre définitif, d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Et il devra verser à la victime 5 000 € au titre des souffrances endurées.
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