Montebourg | Il détenait plus de 9 000 images de mineurs à caractère sexuel : 3 000 € d’amende
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 19/03/2026
- 17:11
Le dossier de la comparution immédiate de ce jeudi 29 janvier 2026 est apparu grâce au travail de surveillance des réseaux sociaux d’une brigade spécialisée de Rouen (Seine-Maritime).
Le 11 juin 2025, elle identifie l’adresse IP du prévenu comme téléchargeant et partageant 9 194 images illicites de mineurs à caractère sexuel. Le parquet est saisi et une enquête est ouverte. Le prévenu, âgé de 37 ans, est interpellé à son domicile de Montebourg le 18 septembre et ses supports informatiques sont perquisitionnés.
En garde à vue, il reconnaît spontanément « une addiction aux contenus pédocriminels ».
Le trentenaire admet entretenir « une relation amoureuse en ligne avec une Ukrainienne », et n’avoir eu aucune relation sexuelle réelle depuis 2012.
Le prévenu lui aussi victime
Il admet aussi consulter régulièrement des contenus pornos pour adultes et s’être tourné vers les images et vidéos pédocriminelles lorsqu’un trauma est remonté à la surface : les viols subis par son frère alors qu’il n’avait que 16 ans.
Lycéen harcelé et moqué, le jeune homme s’était réfugié dans la solitude. Aujourd’hui encore, il fait ses courses un casque sur les oreilles puis s’enferme chez lui en rentrant du travail.
Son avocate, Me Omont, décrit un homme
« envahi par le besoin impérieux de consulter des vidéos de mineurs. Il ne pouvait plus s’endormir sans cela. Mais en fait, il attendait un déclic pour tout arrêter : c’est ce qu’a opéré la garde à vue. Depuis, il se soigne, il parle à ses proches et ne consulte plus aucun site. Il a extrêmement honte d’être à votre barre aujourd’hui… »
« Nous sommes tous formés aux déviances de la paraphilie », indique le parquet, « Monsieur, il ne fallait pas attendre d’avoir téléchargé et diffusé ces 9 194 fichiers pour prendre ce problème à bras-le-corps », ajoute-t-il à l’adresse du trentenaire.
La substitute écarte « l’altération du discernement » évoquée par l’expert psychiatre et requiert « neuf mois de prison assortis d’un sursis simple, un suivi sociojudiciaire de quatre ans avec obligation de soins et interdiction de pratiquer une activité auprès de mineurs ».
Le tribunal a condamné le prévenu à 3 000 € d’amende, porté la durée du suivi sociojudiciaire à cinq ans, fixé l’interdiction de travailler auprès de mineurs à dix ans et prononcé « l’inscription au fichier des délinquants sexuels » avec pointage annuel.
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