Merville | Une jeune fille perd son bébé à la suite des coups de son copain Pompier

non

2 ans de prison requis pour violences, menaces de mort et agressions sexuelles
photo d'une femme agressée plaquée au sol maintenue et molestée
Elle avait 16 ans, lui 21. Ses coups de poing sont à l’origine d’une fausse couche de celle qu’il menaçait de mort et qu’il agressait. L’homme était jugé lundi à Dunkerque.

La jeune fille a 16 ans quand elle rencontre le prévenu, son aîné de 5 ans. Ils se mettent en couple en mars 2014, et sont hébergés chez la mère du garçon, à Merville.

Le 7 juillet 2017, la jeune fille porte plainte. Elle accuse son compagnon de lui avoir donné des coups de poing aux bras, aux épaules et dans le ventre. Elle était enceinte de 3 semaines et a perdu l’enfant qu’elle portait, comme l’attestent une prise de sang et une échographie.

« Je n’ai pas compris. Il voulait cet enfant au point de cacher mes pilules contraceptives. Il m’a forcée à plusieurs reprises à avoir des rapports sexuels. Il me maintenait par les poignets. Je pleurais. Des fois, son bip d’appel de pompier volontaire me sauvait. »

Là ne s’arrêtent pas les violences décrites par la jeune femme, présente à la barre du tribunal de Dunkerque ce lundi.

Il minimise les violences

Gifles, bousculades, cheveux tirés, crachats, morsures et insultes s’y ajoutent. Une vidéo, prise à l’insu du mis en cause, appuie les affirmations de la victime. Elle raconte aussi plusieurs épisodes où, muni d’un couteau, il lui aurait asséné :

« Je vais t’égorger. »

L’homme conteste les agressions sexuelles et minimise les violences :

« Il s’agissait de bousculades quand on se disputait, une petite gifle une fois, et pour le couteau, je me tenais à un mètre d’elle. »

Quand la présidente lui demande pourquoi la jeune fille mentirait, l’homme, qui aurait quitté Merville pour Isbergues, répond :

« Elle veut me pourrir, mettre fin à ma carrière de sapeur-pompier volontaire, elle sait que cela me tient à cœur. »

Le procureur de la République requiert 2 ans d’emprisonnement, dont un ferme et aménageable.

« Compte tenu de l’impact que peut avoir le comportement du prévenu sur son activité de sapeur-pompier, je m’oppose à la dispense d’inscription au casier judiciaire ».

Il demande également une interdiction de contact avec la victime et l’inscription du mis en cause au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 15 décembre.

Source(s):