Mayenne | Pas de prison pour celui qui a fait subir une agression sexuelle à une fillette

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« J’avais juste envie d’un câlin, ce n’était pas sexuel »
photo d'une fillette de dos avec son nounours
Jeudi 9 septembre 2021, un Mayennais de 46 ans a été condamné à quatre ans de suivi socio-judiciaire par le tribunal de Laval pour des attouchements sur une fillette de 10 ans.

Le Castrogontérien, né en 1975, a été jugé au tribunal de Laval ce vendredi 30 août.

« J’avais juste envie d’un câlin, ce n’était pas sexuel. »

A la barre du tribunal de Laval, ce jeudi 9 septembre 2021, le prévenu, un Mayennais de 46 ans, ne semble pas réaliser la gravité des actes qui lui sont reprochés. La voix chevrotante, brisée par quelques sanglots, le père de famille tente de refaire la chronologie de ce 29 mai 2020.

Ce jour-là, la meilleure amie de sa fille dort au domicile familial. Alors que cette dernière se trouve dans la salle de bains, il rentre dans la pièce, « juste pour discuter », explique-t-il.

La fillette de 10 ans lui confie que de ne plus faire de câlin à ses amies à cause du Covid lui manque. Il la prend alors dans ses bras. Étreinte qu’il réitère quelques minutes plus tard dans le couloir en posant cette fois sa main sur ses fesses.

Celui qui est décrit comme quelqu’un d’extrêmement anxieux et triste, justifie :

« Je ne me rendais pas compte, j’étais en manque d’affection ».

Il lâche :

« Je n’aurais jamais dû faire ça, j’ai tout perdu ».

La présidente du tribunal révèle :

« La jeune victime a confié aux enquêteurs que vous avez tenté de l’embrasser sur la bouche et de l’entraîner dans votre chambre ».

Des derniers faits que le prévenu conteste.

Il assure :

« Je l’ai embrassé sur le front ».

La procureure l’interroge :

« Vous comprenez que c’est une agression sexuelle ? »

« On ne touche pas une personne sans son consentement, encore moins une petite fille de 10 ans ! »

« Quelles répercussions cela aura-t-il au moment de sa puberté, de la découverte de la sexualité ? »

L’avocate de la défense tient à souligner :

« Il est allé se rendre lui-même au commissariat et a immédiatement entamé un suivi psychologique ».

Des arguments entendus par la présidente qui l’a condamné à quatre ans de suivi sociojudiciaire assorti de 18 mois de prison avec sursis s’il n’est pas respecté. L’homme sera également inscrit au Figais (fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) et devra verser 1 500 € de dommages et intérêts à la victime.

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