Cahors | Laxisme pour le père incestueux qui a commis de multiples agressions sexuelles

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4 ans de supplice pour sa petite fille, et une autre victime recensée…
Photo d'illustration
Selon l’enquête et les auditions, les actes incestueux ont débuté lorsqu’elle avait à peine 4 ans et se sont prolongés jusqu’à l’âge de 8 ans. La fillette avait été une nouvelle fois confiée à son père alors qu’il venait d’être condamné dans un autre dossier où sa proie était à nouveau un enfant.

Un Cadurcien condamné à 25 mois de prison ferme pour agression sexuelle incestueuse sur sa fille

Cette affaire a connu de multiples rebondissements déchirants pour une mère et sa fille qui en avaient assez des auditions et des salles des tribunaux. Des salles à l’ambiance pesante et solennelle où les mots prennent tout leur sens et pèsent lourdement dans les débats, surtout lorsqu’une enfant s’exprime pour raconter l’agression sexuelle incestueuse que son père, employé de collectivité à Cahors, lui faisait subir.

Il vient d’être condamné à une peine de 25 mois de prison.

Un vrai palais aurait été bien plus agréable qu’un palais de justice pour une petite princesse qui a eu le courage de libérer sa parole. De se libérer d’un poids que sa mère l’aide à porter et à supporter depuis de trop longues années.

L’enfant, dont la mère a obtenu l’autorité parentale exclusive, est âgée de 10 ans.

Selon l’enquête et les auditions, les actes incestueux ont débuté lorsqu’elle avait à peine 4 ans et se sont prolongés jusqu’à l’âge de 8 ans.

Le père a toujours nié les faits qui lui sont reprochés et qui lui ont valu mercredi, à la cour d’appel de Toulouse, cette condamnation à :

“25 mois de prison pour agression sexuelle incestueuse sur mineur de moins de 15 ans par ascendant.”

La fillette avait été une nouvelle fois confiée à son père en 2019 alors que ce dernier venait d’être condamné dans un autre dossier où sa proie était à nouveau un enfant.

En 2015, la fille de Sarah et Jérôme, a livré ses premiers témoignages avec la certitude que ce qu’elle racontait correspondait bel et bien à une véritable agression sexuelle incestueuse et pas à des gestes d’affection. Elle a su parfaitement faire la différence et s’exprimer clairement, soulevant des sentiments mêlés d’émotion et d’admiration lorsque la parole lui a été donnée au tribunal.

Le parquet avait classé l’affaire au grand désarroi de la maman de cette enfant déterminée elle aussi à faire éclater la vérité.

Le comportement de ce père à l’encontre d’un autre enfant et l’alerte donnée par Sarah Kadi, pour protéger sa fille, a suscité et nécessité l’ouverture d’une nouvelle enquête en 2019.

Dans cet autre dossier, Jérôme S avait écopé d’une peine de deux ans de prison, dont six mois fermes.

Puis en première instance, dans l’affaire dont sa fille est la victime, le tribunal correctionnel de Toulouse l’avait condamné à 4 ans de prison. Il avait campé sur ses positions et fait appel de cette décision.

Outre cette condamnation prononcée mercredi, le Cadurcien pourrait, selon Maître Myriam Guedj Benayoun, avocate de la partie civile, se retrouver :

“Devant une cour d’assises pour tentative de viol sur mineur de plus de 15 ans à Toulouse. Il a souhaité que l’ordonnance de mise en accusation soit annulée pour ce nouveau dossier, mais il a été débouté de sa demande” indique-t-elle.

Rappelons que, dans le cadre de cette autre affaire, cet homme est présumé innocent tant qu’il n’a pas été condamné par un tribunal.

Il poursuit toujours son activité professionnelle dans l’un des services de la collectivité qui l’embauche à Cahors.

Mercredi, Sarah Kadi ne cachait pas son soulagement et se disait :

« Heureuse que la parole d’un enfant soit enfin entendue et crue. »

C’est aussi tout le sens du combat qu’elle mène au sein de l’association Les Papillons dont elle est un maillon fort pour en convaincre d’autres qu’il faut agir et installer au plus près des enfants des boîtes aux lettres, ces petits coffres qui leur garantissent l’anonymat tout en leur offrant la possibilité de raconter leurs secrets les plus enfouis, ceux qui les tourmentent.

La petite princesse qui fait le bonheur de Sarah n’est plus tourmentée par un passé qui s’acharnait à la faire douter de sa crédibilité. Elle n’a jamais varié sa version. Aujourd’hui, ses yeux clairs regardent sereinement vers demain.

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